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Ukraine: des milliers de manifestants contre une "capitulation" face à la Russie

Manifestants ukrainiens

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi soir dans le centre de Kiev contre une "capitulation" face à la Russie, à l'approche de la première rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine.

Les deux dirigeants doivent se rencontrer pour la première fois depuis l'élection en avril de l'ancien comédien à la présidence ukrainienne, lors d'un sommet de paix quadripartite à Paris le 9 décembre qui réunira également le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.

Les manifestants, qui se sont réunis à Kiev le jour où l'Ukraine commémorait le 6e anniversaire du soulèvement pro-européen du Maïdan, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à la capitulation!" et des drapeaux ukrainiens.

"Toutes concessions ne font que détériorer la situation. On ne peut pas conclure un accord avec Poutine", a déclaré à l'AFP l'un des manifestants, Andriï Serguiïenko, 44 ans.

La manifestation intervenait sur fond d'une détente relative entre Moscou et Kiev, marquée notamment par la restitution par les Russes cette semaine de trois navires militaires ukrainiens saisis un an plus tôt au large de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014 par la Russie.

En septembre, un échange massif de prisonniers avait eu lieu, permettant notamment le retour en Ukraine des équipages des trois navires après 10 mois de détention en Russie.

Par ailleurs, de premiers retraits de troupes ukrainiennes et de combattants séparatistes prorusses ont pu se tenir dans trois secteurs de la ligne de front à l'Est, où le conflit a fait plus de 13.000 morts.

"Les actes de Zelensky et de son équipe visant à retirer les troupes, c'est une véritable capitulation. Ce n’est pas normal", a assuré à l'AFP une autre manifestante, Ioulia Nikolaïenko, peintre de 30 ans.

Contrairement à son prédécesseur, Petro Porochenko, partisan d'une ligne dure face à Moscou, le président Volodymyr Zelensky, ex-comédien élu triomphalement en avril, est plus favorable à un dialogue.

Cette politique est toutefois impopulaire au sein d'une partie de la population ukrainienne, en particulier chez les nationalistes et des anciens combattants qui ont déjà manifesté en nombre contre ce qu’ils considèrent comme une "capitulation" face à Moscou.

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Après 20 ans au pouvoir, Poutine incontournable sur les stands touristiques

Le président russe Vladimir Poutine arrive pour une conférence sur la Libye à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le dimanche 19 janvier 2020. (AP)

Après vingt années de pouvoir, des stands de souvenirs russes aux librairies, des matriochkas aux chocolats, le visage de Vladimir Poutine est omniprésent.

Même si les ventes ne sont pas nécessairement colossales, son profil est devenu un élément incontournable du folklore russe proposés aux touristes russes et étrangers. Particulièrement à Saint-Pétersbourg sa ville natale.

En chef de guerre, caressant des animaux sauvages ou chevauchant un ours, Vladimir Poutine s'affiche sur à peu près tout support pouvant être vendu.

Artiste peintre et homme d'affaires, Alexeï Serguienko ne fait pas exception: dans chacun de ses 64 kiosques à souvenirs, situés autour de la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, on retrouve alignées des poupées gigognes à l'effigie du président.

"Le volume des ventes des souvenirs avec Poutine ne représente que 3-4% (du total), mais c'est stable", souligne M. Serguienko, un fan de l'homme fort de la Russie qui lui a consacré une exposition en 2012, intitulée "Président. Un homme à l'âme bonne".

On y voyait un Poutine "pop art", portant un enfant sur ses épaules sur fond de soleil flamboyant, ou arrêtant une météorite en costume de super-héros hollywoodien, des tableaux qui jouaient sur l'imagerie du "sauveur de la Nation" régulièrement mise en avant par les autorités.

-'On s'y est habitués' -

Aujourd'hui encore, des tablettes de chocolat emballées dans du papier représentant ces oeuvres d'Alexeï Serguienko sont vendues 150 roubles (deux euros) dans des boutiques de Saint-Pétersbourg.

Au Dom Knigi (Maison des livres), la plus grande librairie de Saint-Pétersbourg sur la prestigieuse perspective Nevski, les représentations de Poutine sont aussi inévitables.

Du simple aimant vendu une centaine de roubles au mug à 600 roubles (8,5 euros), "ça fait partie de la gamme des souvenirs, on s'y est habitués", constate Natalia, une vendeuse.

Directeur de la société "Che Guevara", spécialisée dans la vente en ligne de souvenirs à forte consonance politique, Alexeï Ivanov explique que Poutine est désormais identifié aux Russes.

"Le principal, c'est (sa) popularité, le fait qu'il soit très reconnaissable et la relation +spéciale+ (des Russes) avec cet homme", dit-il.

Car malgré une récente baisse de popularité due à la stagnation économique et une douloureuse réforme des retraites, pour la majorité des Russes, il reste, 20 ans après son arrivée au pouvoir, celui qui a sorti le pays du chaos post-soviétique, même si ce fut aux prix de libertés publiques et politiques.

Vladimir Poutine est aussi crédité pour avoir réimposé la puissance russe sur la scène internationale, avec notamment la populaire annexion de la Crimée ukrainienne en 2014.

C'est peu après ce tour de force, qu'Alexandre Savenkov, agent immobilier à Saint-Pétersbourg, a acheté son t-shirt noir à l'effigie du président.

"Je le mets de temps en temps, surtout lorsque je suis en vacances à l'étranger", s'amuse le quadragénaire.

"Poutine est un leader fort, je le respecte pour cela", poursuit-il.

-"Jusqu'à la fin de ma vie"-

Pour Andreï Stepanov, un ingénieur péterbourgois de 60 ans, tout ça c'est trop.

"J'ai déjà l'impression d'habiter en Corée du Nord, le Grand Poutine est partout: à la télé, aux journaux, ses portraits sont dans tous les établissements officiels et même sur les souvenirs, c'est trop", regrette-t-il.

Le Kremlin dit aussi trouver qu'il y a des excès. Son porte-parole, Dmitri Peskov a ainsi jugé "inappropriée" la récente mise en vente à l'aéroport de Saint-Pétersbourg d'imitations d'icônes orthodoxes représentant Vladimir Poutine.

"Nous ne l'approuvons pas. Le président lui-même ne l'approuve pas, on peut difficilement appeler ça des icônes", a-t-il déclaré en réponse à une question de l'AFP.

La présidence russe a néanmoins mis en ligne un site entier de photos et vidéos souvenirs retraçant les 20 années au pouvoir de M. Poutine: en compagnie d'homologues, à la pêche, avec un bébé tigre, l'arme à la main, au volant d'une voiture de course ou commandant des unités militaires.

Les bibelots estampillés Poutine risquent en tout cas de rester incontournables longtemps, regrette Sergueï, qui en vend dans le centre-ville de Saint-Pétersbourg.

"Je me demande si je continuerai à les vendre jusqu'à la fin de ma vie et j'ai peur que la réponse soit positive!", dit le jeune homme d'une trentaine d'années.

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La France cesse les forages au large d'îles revendiquées par Madagascar

Situation géographique de Madagascar.

Le gouvernement français a mis définitivement un terme aux forages pétroliers maritimes en France, avec le refus de prolonger un permis de recherches au large des îles Eparses, archipel français revendiqué par Madagascar, et que la France souhaite classer réserve naturelle.

Le gouvernement a "refusé de prolonger le permis exclusif de recherches en mer de +Juan de Nova Maritime Profond+, situé au large des Îles Eparses", ont indiqué dans un communiqué commun Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, ministres de la Transition écologique et de l'Economie.

Avec cette décision, qui intervient un an après l'abandon du permis d'exploration offshore "Guyane Maritime", au large de la Guyane, "il n'y aura donc plus en France de forage d'hydrocarbures en mer", ajoutent les ministres.

L'exécutif avait fait voter en 2017 une loi interdisant la délivrance de tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures en France. Le texte n'étant pas rétroactif, cette interdiction ne s'appliquait pas aux permis d'ores et déjà déposés et à l'étude par le gouvernement.

Les îles Eparses, dont les terres émergées représentent environ 7 km2, sont situées entre Madagascar et le continent africain. Présumées riches en hydrocarbures, elles font l'objet d'une vive querelle territoriale entre Paris et Antananarivo.

Une commission réunissant des représentants des deux pays s'est réuni pour la première fois en novembre pour parler de l'avenir de cet archipel, haut lieu de biodiversité marine, que le président Emmanuel Macron entend classer réserve naturelle nationale en 2020.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est à Madagascar et dans d'autres pays de la région entre jeudi et samedi.

Concernant les Eparses, la France "ne transige pas sur la souveraineté" mais se dit "ouverte à des solutions communes sur les autres sujets comme la pêche, la protection de la biodiversité par exemple", selon une source française.

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