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Une témoin dénonce des "mensonges", en référence à la défense de Trump

Trump Impeachment

Une ex-conseillère à la Maison Blanche a dénoncé jeudi une "fiction" créée par la Russie et propagée par Donald Trump sur une prétendue ingérence ukrainienne dans la politique américaine, une théorie reprise en boucle par les défenseurs du président menacé de destitution.

Au cours des huit derniers jours, plusieurs témoins ont apporté au cours d'auditions marathon au Congrès de nombreux éléments à charge pour le président américain, sans ébranler - du moins en apparence - les élus républicains.

"Certains d'entre vous semblent croire que la Russie et ses services de sécurité pourraient ne pas avoir mené de campagne contre notre pays, et que peut-être, l'Ukraine l'a fait", leur a dit Fiona Hill, ancienne responsable au sein du Conseil de sécurité nationale, entendue à son tour au Capitole.

"C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes", a-t-elle ajouté, avant d'implorer: "S'il vous plaît, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes".

Donald Trump risque une mise en accusation ("impeachment") à la Chambre des représentants à cause d'un appel téléphonique estival, au cours duquel il a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur un potentiel adversaire à la présidentielle de 2020, Joe Biden, mais aussi sur un mystérieux "serveur" informatique.

Cette seconde requête est une référence à une théorie, selon laquelle l'Ukraine aurait piraté les e-mails du parti démocrate lors de la présidentielle américaine de 2016, et non la Russie contrairement aux conclusions des services de renseignement américains.

- "Choses blessantes" -

Lors des auditions au Congrès, les républicains, soucieux de légitimer la requête du président, ont donné du crédit à ces thèses. L'élu Devin Nunes a encore estimé jeudi que Donald "Trump avait de bonnes raisons d'être inquiet des ingérences ukrainiennes dans sa campagne électorale".

Mais ils se sont heurtés à des témoins combatifs.

Mme Hill a reconnu que certains responsables ukrainiens avaient "misé sur une victoire" démocrate en 2016, mais a assuré qu'il n'y avait pas eu "d'efforts coordonnés au sommet" comme dans le cas des ingérences russes.

De nombreux responsables, même dans des pays alliés, "ont dit des choses blessantes sur le président", a relevé la responsable, dont le ton franc et parfois mordant, a détonné dans des audiences parfois arides.

Elle est également revenue sur la mise en place d'un canal de diplomatie parallèle en Ukraine, sous la houlette de l'ambassadeur à Bruxelles Gordon Sondland, un proche de Donald Trump. "Il était en mission avec des objectifs de politique intérieure" et "avait reçu des instructions", a-t-elle déclaré.

Un diplomate en poste à Kiev, David Holmes, entendu à ses côtés, s'est lui vivement défendu face aux élus républicains qui exprimaient des doutes sur sa capacité à entendre une conversation téléphonique entre MM. Sondland et Trump.

Selon lui, le président parlait très fort et s'était renseigné sur l'avancée des "enquêtes". Le président Volodymyr Zelensky "fera tout ce que vous lui demanderez", avait répondu l'ambassadeur Sondland.

- "Haine maladive" -

Insistant sur son patriotisme, Mme Hill a insisté sur "l'importance de surmonter les rancoeurs partisanes" d'ici au scrutin de 2020, soulignant que l'objectif de la Russie était de créer des divisions aux Etats-Unis.

Ce qui n'a pas empêché la Maison Blanche de dénoncer "la haine maladive" des démocrates pour Donald Trump et "leur désir enragé" d'annuler l'élection de 2016.

Depuis le début de l'enquête, le président se dit victime d'une injuste "chasse aux sorcières". Il assure que son appel avec le président Zelensky était "parfait" et qu'il n'a exercé aucune pression sur Kiev.

Les douze témoins qui ont défilé au Congrès ont toutefois sérieusement entamé sa défense.

L'ambassadeur Sondland a assuré qu'un "donnant-donnant" avait été communiqué aux Ukrainiens: si leur président voulait être invité à la Maison Blanche, il devait annoncer publiquement des enquêtes sur "2016 et Joe Biden".

Ce riche homme d'affaires et donateur républicain a ajouté "avoir acquis la conviction" qu'une aide militaire de près de 400 millions de dollars avait également servi de levier. Il a toutefois reconnu que le président Trump ne lui en avait "jamais" parlé "directement".

Les républicains se sont emparés de cette déclaration pour dénoncer un dossier "sans preuve matérielle". Forts de leur majorité au Sénat, qui serait chargé de juger le président, ils devraient lui éviter une destitution.

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New York va examiner un projet de loi interdisant les tests de virginité

Le rappeur Clifford Harris avait révélé en novembre 2019 faire subir à sa fille un test de virginité chaque année, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

L'Etat de New York va examiner un projet de loi interdisant les "tests de virginité", après la polémique suscitée par un rappeur qui a affirmé emmener sa fille chaque année chez le gynécologue pour vérifier qu'elle est toujours vierge.

La députée démocrate Michaelle Solages, à l'origine du projet de loi, affirme que ces tests portent atteinte aux droits des femmes et renforcent les stéréotypes sur la sexualité féminine.

"Les examens de l'hymen ne sont pas nécessaires d'un point de vue médical, et n'ont aucun fondement scientifique", a-t-elle dit. "Ils sont souvent douloureux, humiliants, dramatiques pour les jeunes filles ou les femmes, et sont vraiment une forme de violence sexuelle", a-t-elle ajouté.

Le texte, soutenu aussi bien par des démocrates que des républicains, doit être discuté par la chambre basse du Parlement de l'Etat de New York, à Albany, en janvier.

S'il est approuvé, les médecins qui pratiquent ces tests pourraient perdre le droit d'exercer, a indiqué la députée. Et si le test est effectué par une personne qui n'est pas un professionnel de santé, il sera considéré comme une agression sexuelle.

Plusieurs agences de l'ONU dont l'Organisation Mondiale de la Santé ont appelé à abolir les tests de virginité, encore fréquemment utilisés dans une vingtaine de pays.

L'hymen peut être rompu sans relation sexuelle, notamment lors de l'utilisation d'un tampon hygiénique ou d'activités comme l'équitation ou le vélo, ou durant un examen médical. Certaines femmes naissent sans hymen.

Le rappeur d'Atlanta Clifford Harris, surnommé T.I. et vainqueur de trois Grammys, avait révélé le mois dernier dans un podcast emmener chaque année sa fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, chez un gynécologue pour subir cet examen, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

Possible vote cette semaine sur la mise en accusation de Trump

Le président Donald Trump, e jeudi 5 décembre 2019 (AP Photo / Andrew Harnik).

Les élus démocrates à la Chambre des représentants pourraient se prononcer cette semaine sur la mise en accusation de Donald Trump, soupçonné d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour servir ses intérêts politiques en vue de l'élection présidentielle américaine de novembre 2020.

La commission des Affaires judiciaires de la Chambre, a dit son président, ne se prononcera pas sur les suites à donner à la procédure de destitution ("impeachment") avant une audience prévue lundi pour étudier les preuves réunies par la commission du Renseignement de la Chambre durant son enquête.

"Il y a des ébauches possibles (d'actes d'accusation) rédigées par différentes personnes", a déclaré le démocrate Jerrold Nadler dimanche lors de l'émission "State of the Union" sur la chaîne CNN.

Interrogé sur l'éventualité qu'un vote sur la mise en accusation de Donald Trump soit organisé cette semaine, il a répondu: "C'est possible".

Les démocrates, majoritaires à la Chambre, accusent le président républicain d'avoir cherché à conditionner l'octroi d'une aide militaire à l'Ukraine et une visite à la Maison blanche du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à l'ouverture d'une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden et sur Joe Biden lui-même, potentiel adversaire démocrate de Donald Trump pour le scrutin de l'an prochain.

Le chef de la Maison blanche rejette les accusations à son encontre et accuse en retour les démocrates ne pas avoir digéré le résultat de l'élection présidentielle de 2016. Les démocrates, qui reprochent aussi à Donald Trump d'avoir entravé leur enquête en bloquant la transmission de documents et les témoignages de ses principaux conseillers, affirment disposer de preuves "accablantes".

"Si l'affaire venait à être présentée à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes", a estimé Jerrold Nadler.

Si la Chambre des représentants venait à voter la mise en accusation du président républicain - la majorité simple suffit pour cela -, un procès se déroulerait alors au Sénat.

Pour que la procédure aboutisse à la destitution de Donald Trump, il faudrait qu'une majorité qualifiée des deux tiers se prononce pour cette option au Sénat, où les républicains sont majoritaires, ce qui paraît peu probable.

L'enquête a été ouverte en septembre dernier après qu'un membre des services du renseignement a lancé l'alerte sur une conversation téléphonique le 25 juillet dernier entre Trump et Zelenski, accusant le président américain d'avoir fait pression sur Kiev pour l'ouverture d'une enquête à des fins personnelles.

Avec Reuters

L'acte d’accusation contre Trump en préparation

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La Chambre des représentants s’apprête à rédiger l'acte d’accusation contre Trump

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Des soldats américains en Irak visés par de nouvelles roquettes

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