Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Donald Trump et l'affaire ukrainienne

Donald Trump and Volodymyr Zelensky

D'un appel téléphonique passé pratiquement inaperçu à la procédure explosive de destitution contre Donald Trump: retour sur les dates qui ont vu une conversation entre le président américain et son homologue ukrainien se convertir en énorme scandale politique.

- Janvier 2019: accusations de corruption -

L'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, évoque avec Iouri Loutsenko, alors procureur général ukrainien, d'anciennes accusations, jamais étayées, de corruption contre Joe Biden, l'ancien vice-président démocrate et adversaire politique du milliardaire, ainsi que son fils Hunter Biden, qui siège au conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma.

- 23 mai: Trump sceptique -

A Washington, Donald Trump doute de la volonté du nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky de lutter contre la corruption.

Il charge une petite équipe diplomatique supervisée par M. Giuliani de convaincre Kiev d'annoncer l'ouverture d'enquêtes, notamment contre Burisma.

- 10 juillet: première demande officielle -

L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland annonce à des responsables ukrainiens en visite à Washington que Donald Trump recevra M. Zelensky à la Maison Blanche si Kiev annonce publiquement une enquête sur les Biden.

Deux participants à la discussion signalent à leur hiérarchie une proposition "inappropriée".

- 25 juillet: appel Trump/Zelensky -

Quelques jours après avoir gelé 400 millions de dollars d'aide militaire à l'Ukraine, Donald Trump s'entretient par téléphone avec Volodymyr Zelensky.

M. Trump demande une "faveur" à son homologue: qu'il se "penche" sur les Biden et les soupçons de corruption contre Burisma.

Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale, signale cet échange "inapproprié" aux services juridiques de l'instance.

Le compte-rendu de l'échange est ensuite transféré sur un serveur sécurisé.

- 12 août: le lanceur d'alerte -

Membre des services de renseignement, un lanceur d'alerte envoie un signalement centré sur l'Ukraine et cet appel entre les deux présidents.

L'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, le fait suivre au directeur du renseignement américain, Joseph Maguire, pour qu'il l'envoie au Congrès.

Après avoir consulté la Maison Blanche et le ministère de la Justice, ce dernier bloque le document. M. Atkinson décide alors d'informer directement le Congrès, sans révéler le contenu du signalement.

- 28 août: le gel de l'aide rendu public -

La presse révèle le gel de l'aide militaire à l'Ukraine et des diplomates s'inquiètent d'une pression exercée par la Maison Blanche sur Kiev.

Mais pour les républicains, il n'y a pas de "donnant-donnant" puisque les Ukrainiens ignoraient jusque-là que l'aide avait été gelée. Selon Laura Cooper, spécialiste de l'Ukraine au ministère américain de la Défense, l'ambassade ukrainienne aux Etats-Unis s'était pourtant inquiétée d'une suspension de l'aide dès le 25 juillet.

- 11 septembre: l'aide arrive -

L'administration Trump libère l'aide militaire au lendemain de la demande d'Adam Schiff, patron démocrate de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, que M. Maguire lui transmette le signalement du lanceur d'alerte.

- 24 septembre: procédure de destitution -

Quelques jours après la révélation par la presse de l'existence du lanceur d'alerte, la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi annonce l'ouverture d'une enquête en vue d'une procédure de destitution du président. Adam Schiff est chargé de diriger la commission d'enquête.

M. Trump dénonce une "chasse aux sorcières".

- 25 septembre: la conversation révélée -

Le contenu de la conversation Trump/Zelensky est rendu public par la Maison Blanche. A New York, les deux chefs d'Etat assurent qu'il n'y a eu aucune "pression".

Le lendemain, Adam Schiff publie la lettre du lanceur d'alerte. Il y accuse le président américain d'avoir "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine dans la campagne pour sa réélection en 2020.

- 13 novembre: auditions publiques -

Après avoir entendu en octobre une dizaine de témoins à huis clos, la commission d'enquête débute les auditions publiques, diffusées en direct à la télévision.

- 19 novembre: une demande "déplacée" -

Alexander Vindman répète au Congrès qu'il est "déplacé" pour le président américain "d'exiger d'un gouvernement étranger qu'il enquête sur un citoyen américain et un opposant politique".

- 20 novembre: donnant-donnant? oui et non -

Gordon Sondland, affirmant avoir suivi les "ordres" de Donald Trump dans le dossier ukrainien, confirme l'existence d'un "donnant-donnant": une invitation du président Zelensky à la Maison Blanche contre l'annonce d'ouverture d'enquêtes par l'Ukraine.

Il assure en revanche que le président Trump ne lui a "jamais dit directement que l'aide" militaire faisait partie du marché, admettant avoir fait sa "propre déduction" en liant les deux affaires.

Toutes les actualités

Troupes américaines en Afrique: Pompeo promet une démarche collective

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le président sénégalais Macky Sall au palais présidentiel de Dakar, Sénégal, le 16 février 2020. Andrew Caballero-Reynolds / Pool via REUTERS

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assuré dimanche à Dakar que les Etats-Unis veilleraient à faire "ce qu'il faut" en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique, notamment au Sahel confronté aux violences jihadistes.

M. Pompeo, qui s'exprimait devant la presse, s'est gardé de tout engagement et a laissé ouverte la question d'une réduction des forces américaines, actuellement à l'examen à Washington.

Peu auparavant, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba, à ses côtés, avait indiqué que les Etats-Unis avaient fait part aux dirigeants sénégalais "de leur volonté de retirer leurs forces combattantes". Il avait souligné que, pour le Sénégal, cela ne signifiait pas un retrait militaire américain du continent, les Etats-Unis apportant un soutien en renseignement, en logistique et en formation à la lutte contre le jihadisme.

Après trois ans d'administration Trump, M. Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Après le Sénégal où il est arrivé samedi après-midi, il partait dimanche pour l'Angola, avant l'Ethiopie jusqu'à mercredi, d'où il se rendra en Arabie saoudite.

M. Pompeo entame sa première visite en Afrique subsaharienne dans les fonctions de secrétaire d'Etat au moment où les Etats-Unis veulent réduire les opérations antijihadistes dans le monde pour concentrer leurs forces sur ce qu'ils considèrent comme les menaces russe et chinoise pour leur suprématie militaire.

L'Afrique, où l'armée américaine est présente avec quelque 6.000 soldats, notamment au Sahel, en Somalie et à Djibouti, est considérée comme pouvant être la première concernée par la redistribution des forces.

Epargné par les violences au Sahel voisin, le Sénégal est communément salué comme une zone de stabilité et un partenaire solide dans la lutte contre l'extrémisme. Il suit avec la plus grande attention la réflexion américaine.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a affirmé l'importance que "l'Afrique puisse monter en première ligne". Mais il a relevé l'absence de moyens militaires et financiers africains, et rappelé la proposition du président Macky Sall de financer l'effort, en accord avec la communauté internationale, en y affectant 1% du déficit budgétaire des pays africains.

L'Afrique "a besoin des Etats-Unis d'Amérique", a-t-il dit.

- Opportunités économiques -

"Nous ferons ce qu'il faut, nous ferons ce qu'il faut collectivement, j'en suis convaincu", a répondu M. Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des Etats-Unis.

Quand l'examen du niveau des forces en cours au Pentagone sera achevé, "nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons, et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde", a-t-il dit.

Le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le remplacement d'une unité de combat par des instructeurs.

M. Pompeo est arrivé en Afrique quelques jours après le durcissement par le président Donald Trump des conditions d'entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de quatre pays africains (dont aucun sur l'itinéraire de M. Pompeo). En 2018, le président Donald Trump avait qualifié de "pays de merde" les Etats africains envoyant des immigrés aux Etats-Unis.

Le département d'Etat a souligné avant la visite de M. Pompeo que les trois pays africains visités étaient des "contributeurs majeurs à la stabilité régionale", à commencer par le Sénégal, qui fournit environ 1.500 hommes à la Mission de l'Onu au Mali.

Cependant, c'est surtout l'engagement économique que Washington comptait mettre en avant, y compris pour contrer la poussée chinoise sur un continent aux forts taux de croissance. Les trois pays sont "particulièrement remarquables" en termes d'opportunités, selon le département d'Etat.

M. Pompeo a résumé l'approche américaine: croissance et sécurité sont "mutuellement bénéfiques".

Il a assisté dimanche matin à la signature de cinq protocoles d'accord, pour la construction d'une autoroute entre Dakar et Saint-Louis (entre l'Américain Bechtel et le Sénégalais Ageroute), dans les domaines de la santé et la production d'électricité (entre l'Américain General Electric et des agences gouvernementales sénégalaises).

USA : Bernie Sanders dénonce les attaques homophobes visant Pete Buttigieg

Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend (Indiana), candidat à la présidence des États-Unis, s'adresse à ses partisans lors des primaires au Nashua Community College, le 11 février 2020. (Joseph Prezioso / AFP)

Le sénateur Bernie Sanders a dénoncé vendredi les attaques homophobes "scandaleuses" visant son rival démocrate Pete Buttigieg prononcées par un célèbre animateur de radio proche de Donald Trump.

Figure de la sphère conservatrice américaine, Rush Limbaugh s'est moqué mercredi de l'ancien maire de South Bend (Indiana), "ce type gay de 37 ans qui embrasse son mari sur scène". M. Buttigieg a en fait 38 ans.

Ces propos ont pris un relief particulier car ils sont intervenus quelques jours après un hommage appuyé rendu par Donald Trump à l'animateur.

Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès réuni au grand complet, le président américain lui a décerné la "médaille de liberté", plus haute décoration civile des Etats-Unis, et l'a remercié pour "des décennies de dévouement à notre pays".

"En tant que candidats, nous avons des désaccords, mais des attaques personnelles comme celles-ci sont inacceptables", a réagi Bernie Sanders.

"Les commentaires homophobes de Rush Limbaugh concernant Pete Buttigieg sont scandaleux et offensants. Ensemble, nous mettrons fin aux divisions et à la haine semées par Donald Trump", a-t-il ajouté.

Interrogé jeudi sur le fait de savoir s'il pensait que les Américains pourraient élire un président homosexuel, le président américain a répondu: "Je pense que oui".

"Je pense que certains ne le feraient pas. Mais je ne ferais pas partie de ce groupe pour être honnête", a-t-il ajouté dans l'émission de radio de Geraldo Rivera.

Pete Buttigieg n'a lui pas directement répondu aux attaques de l'animateur conservateur.

"Je suis fier de mon mariage, je suis fier de mon mari", a-t-il simplement déclaré jeudi soir lors d'une rencontre avec des électeurs à Las Vegas.

Deux ans après la fusillade de Parkland, les familles se souviennent

Deux ans après la fusillade de Parkland, les familles se souviennent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:55 0:00

Etats-Unis : Trump « rend mon travail difficile», dit le ministre de la justice

Etats-Unis : Trump « rend mon travail difficile», dit le ministre de la justice
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:38 0:00

Des Washingtoniens partagent leurs projets pour la Saint-Valentin

Des Washingtoniens partagent leurs projets pour la Saint-Valentin
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:15 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG