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L'UE est "en progrès" sur le front migratoire, plaide la Commission

Deux femmes sont assis dans un camp de réfugiés vers Athènes, dans la banlieue de Skaramagas, 25 août 2016.

La répartition controversée de demandeurs d'asile dans l'UE est "en progrès" et l'accord migratoire avec la Turquie est "efficace", a voulu positiver mercredi la Commission européenne, malgré les menaces pesant toujours sur ces deux piliers de la politique migratoire européenne.

A l'occasion de la publication de plusieurs rapports, l'exécutif européen s'est efforcé de mettre en avant les "avancées" de l'Union ces derniers mois, face à une crise migratoire qui l'ébranle et la divise profondément.

La Commission s'est félicitée des "efforts accrus consentis par les Etats membres au cours des derniers mois" en matière de "relocalisations" des demandeurs d'asile dans l'UE depuis la Grèce et l'Italie.

Le commissaire aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, a souligné les "plus de 1.200 relocalisations" ce mois-ci, plutôt que le bilan décevant de ce plan européen adopté en septembre 2015, appliqué au ralenti par les Etats membres, et attaqué en justice par la Slovaquie et la Hongrie.

Le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban, chef de file des contestataires, organise même le 2 octobre un référendum sur le principe de cette répartition obligatoire.

Selon les chiffres publiés mercredi par la Commission, 4.455 demandeurs d'asile, surtout syriens, ont été transférés depuis la Grèce et 1.196 depuis l'Italie en un an, sur un total initialement fixé à 160.000 personnes à répartir en deux ans.

Objectif 30.000

Il devrait "être possible de relocaliser les candidats à la relocalisation qui se trouvent encore en Grèce (30.000 environ) d'ici la fin de l'année prochaine", a donné comme horizon mercredi la Commission.

De facto, l'objectif de 160.000 avait déjà été révisé ces derniers mois, diminué de plus de 50.000 places que l'UE a rendues disponibles dans le cadre de l'accord migratoire conclu en mars avec Ankara, afin d'accueillir des réfugiés syriens dans l'UE directement depuis la Turquie.

Et cet accord avec la Turquie a considérablement réduit le nombre de nouveaux candidats potentiels aux relocalisations depuis la Grèce.

Sa mise en oeuvre "s'est poursuivie", malgré les craintes qui ont suivi le coup d'Etat avorté en Turquie, s'est d'ailleurs félicité mercredi le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, soulignant la baisse du nombre d'arrivées en Grèce de migrants.

Celui-ci est passé de 1.700 arrivées quotidiennes juste avant la conclusion de l'accord en mars à "85 personnes par jour en moyenne depuis juin", a insisté l'exécutif européen, qui ne s'est pas attardé sur les menaces continuant de fragiliser l'accord.

Visas 'en suspens'

Car l'une des contreparties exigées par Ankara, l'exemption des visas pour les Turcs dans l'espace Schengen, reste toujours incertaine, alors que le gouvernement turc a menacé de rompre l'accord avec l'UE si ce dossier n'avance pas d'ici octobre.

Il y a toujours "sept critères en suspens" que la Turquie doit remplir, a précisé la Commission européenne, incluant une modification des lois antiterroristes turques, jugées liberticides, mais qu'Ankara se refuse de modifier.

Sur un autre dossier sensible, le rétablissement d'un fonctionnement de la libre-circulation dans l'espace Schengen, sans contrôles aux frontières, la Commission joue la montre.

Elle considère que les cinq pays exceptionnellement autorisés en mai à prolonger les contrôles à leurs frontières (l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège), en raison de l'afflux de migrants, "respectent les conditions fixées" de cette prolongation inédite.

Mais cela "ne préjuge en rien de la décision quant à la prolongation ou non de ces contrôles, qui sera prise à l'expiration, le 12 novembre, de la période de six mois" autorisée, a ajouté la Commission.

Cette dernière avait fixé précédemment au mois de décembre 2016 son objectif d'un retour total à la libre-circulation dans l'espace Schengen.

"Il est probable que cet objectif (décembre: ndlr) sera repoussé", a indiqué à l'AFP une source européenne, estimant que la Grèce ne donnera probablement pas d'ici là de garanties suffisantes d'un contrôle de la frontière extérieure de l'UE.

Avec AFP

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L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

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