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12.000 policiers mis à pied dans l'enquête sur le putsch avorté en Turquie

Depuis le putsch avorté, imputé à M. Gülen, en exil volontaire aux Etats-Unis depuis 1999, les autorités turques tentent de chasser ses partisans présumés de tous les secteurs professionnnels.

Plus de 12.000 policiers ont été mis à pied en Turquie dans le cadre de purges visant les partisans présumés de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch avorté de la mi-juillet, a annoncé mardi la police.

Au même moment, les autorités turques ont réduit au silence l'une des principales chaînes de télévision pro-kurdes lors d'une descente policière à son siège à Istanbul.

La police a précisé que la sanction concernait 12.801 policiers "dont 2.523 gradés". Ils sont tous accusés d'avoir des liens avec la confrérie güleniste, qui représente une "menace pour la sécurité nationale", a-t-elle écrit dans un communiqué.

Selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu, 116 policiers étaient affectés à Kayseri (centre du pays), 203 à Konya (Anatolie centrale) et 1.350 policiers à Ankara.

Le ministère de l'Intérieur, qui chapeaute la police, a lui aussi été visé par cette opération et 37 de ses fonctionnaires ont été relevés, a rapporté le site internet de la chaîne de télévision turque CNN-Türk.

Les coupables seront punis, "peu importe qui ils sont", a réagi le Premier ministre Binali Yildirim au Parlement.

Relevé de ses fonctions dans le cadre de cette procédure, un policier âgé de 26 ans s'est suicidé à l'aide d'une arme à feu dans la ville de Mersin (sud de la Turquie), a rapporté l'agence Dogan.

"La suspension n'est qu'une mesure de précaution pour empêcher des suspects d'interférer dans l'enquête en détruisant des preuves", a précisé un responsable turc sous couvert de l'anonymat, ajoutant que les fonctionnaires relevés "continuent d'être payés à hauteur de deux tiers de leur salaire le temps que l'enquête soit bouclée".

Depuis le putsch avorté, imputé à M. Gülen, en exil volontaire aux Etats-Unis depuis 1999, les autorités turques tentent de chasser ses partisans présumés de tous les secteurs: armée, magistrature, administration, éducation, sport, milieux économiques ou médias.

Même les services de renseignement turc (MIT) ont été ciblés dans cette vaste opération avec le limogeage de 87 de leurs membres.

Selon un dernier bilan annoncé la semaine dernière, 32.000 personnes au total ont été arrêtées, et 70.000 font l'objet d'enquêtes. Outre la police, plusieurs secteurs ont également été visés par les purges, dont la magistrature, l'éducation, l'armée et les medias.

- Une purge entamée en 2013 -

C'est la première fois que la police, qui s'appuie sur quelque 270.000 hommes et femmes en Turquie, annonce un chiffre pour les mises à pied dans ses rangs depuis le début des purges.

Ainsi, dès décembre 2013 lorsqu'un scandale politico-financier impliquant l'entourage du président turc Recep Tayyip Erdogan a éclaté, les autorités ont lancé une purge massive dans la police pour chasser les sympathisants de M. Gülen, considérés comme omniprésents dans la police.

Selon des informations de l'agence Anadolu publiées en juillet, quelque 750 officiers de police ont ainsi été emprisonnés ces deux dernières années, accusés d'appartenance à la confrérie.

Outre les partisans présumés de Gülen, les mesures prises après le putsch manqué ont également visé les milieux soupçonnés de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroristes par Ankara et ses alliés Occidentaux.

La police turque a fait irruption mardi à Istanbul au siège de l'une des principales chaînes de télévision pro-kurdes et fait cesser sa diffusion, selon des images retransmises en direct par la chaîne.

Plusieurs dizaines de journalistes de la chaîne IMCTV étaient réunis en salle de rédaction, en régie et sur le plateau, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues pour interrompre la diffusion.

"On ne fera jamais taire la presse libre", ont-ils scandé quelques minutes avant l'arrêt de la diffusion, alors que des centaines de messages de soutien inondaient les réseaux au même moment.

L'annonce de la mise à pied des policiers et la fermeture de la chaîne pro-kurde survient au lendemain de la décision du gouvernement de prolonger de 90 jours l'état d'urgence en vigueur depuis la tentative de coup d'Etat.

La reconduction de l'état d'urgence doit être entérinée lors d'un vote au Parlement, mais il s'agit d'une formalité puisque l'AKP, le parti islamo-conservateur de M. Erdogan y détient une confortable majorité.

Cette reconduction a été critiquée par l'opposition qui accuse le pouvoir de mettre à profit cette mesure d'exception pour faire taire ses détracteurs.

Avec AFP

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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Les donateurs promettent 1,7 milliard de dollars pour accroitre l'aide humanitaire au Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les pays donateurs ont promis mardi , donner plus de 1,7 milliard de dollars au Sahel central, pour accroître l'aide humanitaire dans la région et éviter qu'elle ne plonge "dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde", a indiqué l'ONU.

Le montant de ces sommes promises par 24 gouvernements et donateurs institutionnels et destiné aux population du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a été annoncé à l'issue d'une réunion par visioconférence des donateurs organisée conjointement par l'ONU, le Danemark, l'Allemagne et l'Union européenne.

"Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre", selon un communiqué commun aux organisations et pays qui ont mis cette conférence sur pied pour attirer l'attention sur la situation dans cette région.

"La région du Sahel central arrive à un point de rupture", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors de son intervention.

"Nous devons renverser cette spirale destructrice en donnant un nouvel élan à la paix et à la réconciliation", a-t-il souligné.

Un voeux pieux pour l'heure dans une région triplement touchée par les violences armées entre groupes jihadistes et forces gouvernementales appuyées par des forces internationales, le changement climatique qui bouleverse des écosystèmes et des modes de vie fragile par nature et aussi la pandémie de Covid-19.

"Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par vingt en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an", souligne le communiqué .

Treize millions de personnes, dont sept millions d'enfants, dépendent de l'aide humanitaire.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangère, a estimé que "tous les indicateurs sont dans le rouge foncé" et exhorté à ce que "les parties au conflit respectent leurs obligations en vertu du droit international et protègent le personnel humanitaire".

Rasmus Prehn, le ministre danois de la Coopération au développement et co-organisateur a demandé à l'ensemble des pays de "beaucoup plus nous concentrer sur des solutions à long terme aux défis qui sont à l’origine de la crise".

A l'instar de nombreux autre intervenants, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a insisté sur le tribut très lourd que payent les femmes et les filles, mais a aussi souligné qu'"investir dans les femmes et les filles est la meilleure chose que nous puissions faire pour aller de l’avant".

Vingt-deux pays ont promis plus de fonds dont 14 pays de l'UE, ainsi que le Japon, le Canada ou encore la Corée du sud, en plus de l'Union européenne et d'un fonds largement financé par le Royaume-Uni, le Education Cannot Wait Fund.

La Suisse a promis 464,1 millions de dollars, les Etats-Unis 274,8 millions, le Danemark 183 millions, l'UE 122 millions et l'Allemagne 118,2 millions.

Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

Minute Éco: nouveau budget en RDC et chômage des Américains naturalisés

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