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Tunisie

Le président tunisien convoque un dialogue national

Depuis l'été 2021, le président Saied, élu démocratiquement fin 2019, s'est accaparé tous les pouvoirs et dirige le pays par décrets.

Le président tunisien, Kais Saied, a annoncé l'instauration d'un "dialogue national" attendu depuis des mois mais duquel seront exclus tous les partis politiques qu'il juge responsables de la crise politico-économique secouant le pays.

Dans une allocution prononcée dimanche soir pour la fête musulmane de l'Aïd marquant la fin du ramadan, M. Saied a indiqué qu'une commission allait "gérer le dialogue national", une mesure réclamée maintes fois par les pays du G7 et l'Union européenne depuis qu'il s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021.

Quatre organisations y participeront: la centrale syndicale UGTT, l'organisation patronale UTICA, la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et l'Ordre national des avocats. Il s'agit du Quartette qui avait reçu en 2015 le Prix Nobel de la Paix pour sa contribution à la transition démocratique en Tunisie, berceau des Printemps arabes et considérée à l'époque comme la seule démocratie du monde arabe.

Depuis l'été 2021, le président Saied, élu démocratiquement fin 2019, s'est accaparé tous les pouvoirs et dirige le pays par décrets. Il a dissous fin mars le Parlement dominé pendant 10 ans par des coalitions menées par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire. Ces dernières semaines, il a également changé la composition du Conseil supérieur de la magistrature qui régit le système judiciaire et celle de la haute autorité électorale Isie.

Dimanche, le chef de la puissante UGTT, Noureddine Taboubi, avait lancé un appel insistant à M. Saied pour qu'il lance le dialogue national. C'est "probablement la dernière chance pour rassembler les forces nationales" et éviter "un démantèlement de l'Etat et un effondrement financier et économique" du pays, avait argué M. Taboubi.

Dans son allocution, le président a exclu toute participation à ce dialogue de "ceux qui ont saboté, affamé et maltraité le peuple", sous-entendu les partis qui comme Ennahdha ont dénoncé "un coup d'Etat" de M. Saied.

Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, M. Saied a prévu un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre. Selon M. Saied, le comité d'experts chargé de préparer une Constitution pour "une nouvelle République" terminera prochainement ses travaux.

Outre l'impasse politique, la Tunisie connaît une grave crise socio-économique et est en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) dans l'espoir d'obtenir un nouveau prêt.

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Le président tunisien contre la présence d'observateurs étrangers aux élections

Après des mois de blocage politique, Mais Saied, élu fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet dernier.

Le président tunisien Kais Saied s'est dit jeudi hostile à la présence d'observateurs étrangers aux prochains scrutins prévus en Tunisie, lors de la prestation de serment de nouveaux membres de l'Autorité électorale qu'il s'était arrogé le droit de nommer.

"Nous ne sommes pas un Etat sous occupation pour qu'on nous envoie des observateurs", a-t-il déclaré lors de cette cérémonie de prestation de serment au palais présidentiel des nouveaux membres de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).

Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire, avant de le dissoudre en mars.

Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, M. Saied a prévu un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre. Il s'est par ailleurs octroyé le 22 avril le droit de nommer trois des sept membres de l'Isie, dont le président.

Dialogue national en Tunisie: certains partis exclus
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Le 9 mai, M. Saied a nommé Farouk Bouasker, ancien membre de l'Isie, président de cette instance en remplacement de Nabil Baffoun, un critique de son coup de force de juillet. Les opposants de M. Saied l'accusent de vouloir mettre en place une instance électorale docile avant l'organisation du référendum et du scrutin législatif.

Les élections qui ont eu lieu en Tunisie depuis la révolution de 2011 ayant mis fin à la dictature ont été supervisées par des ONG locales et internationales.

Le Mali engage un nouveau coach; Etoile du Sahel en Tunisie se sépare du sien

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La mer rejette 24 corps de migrants sur la côte tunisienne

Des migrants africains manifestent contre le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en Tunisie près de la frontière libyenne, le 14 février 2022; exigeant leur réinstallation et leur evacuation vers d'autres pays, (AFP/ FATHI NASRI)

Les corps de 24 migrants morts noyés après le naufrage de leurs embarcations au large des côtes du centre-est de la Tunisie ont été rejetés par la mer fin avril, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Du 22 au 30 avril, quatre embarcations parties des côtes de la région de Sfax ont chaviré au large de cette ville. Au total, les corps de 24 migrants ont été rejetés par la mer après avoir été portés disparus dans un premier temps, alors que 97 autres personnes ont été secourues, a précisé à l'AFP le porte-parole du tribunal de Sfax, Mourad Turki.

Les 24 corps, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont été transférés à la morgue de l'hôpital régional de Sfax, la seule à recevoir les dépouilles des migrants morts dans la région.

La morgue a reçu ces derniers mois 92 corps de migrants morts en mer, tous originaires d'Afrique subsaharienne, dont une quarantaine "sont entassés sur le sol" faute de place, a déploré M. Turki. Selon lui, la morgue s'est remplie car "il n'y a plus de place" pour enterrer les corps dans le cimetière destiné aux migrants dans la région de Sfax.

Protestation de réfugiés africains en Tunisie
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La Tunisie, l'un des principaux points de départ pour les migrants qui veulent rallier clandestinement l'Europe, peine depuis des années à enterrer les dépouilles des candidats morts noyés. La majorité des municipalités du pays refuse de prendre en charge les dépouilles de migrants.

Des centaines de migrants, provenant surtout d'Afrique subsaharienne, rejoignent la Tunisie dans le but de gagner ensuite l'Europe, en traversant la Méditerranée, le plus souvent en s'entassant sur des bateaux de fortune.

Près de 2.000 migrants ont été portés disparus ou sont morts noyés en Méditerranée l'an passé, contre 1.401 en 2020, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dialogue national en Tunisie: certains partis exclus

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