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RDC

Tshisekedi promet de "déboulonner le système dictatorial de Kabila"

Le président Félix Tshisekedi de la RDC lors d'une conférence au Conseil sur les relations étrangères, Washington, le 4 avril 2019. (VOA/Eddy Isango)

Le président Félix Tshisekedi a déclaré, jeudi à Washington, qu’il attendait l’appui américain pour se défaire du système dictatorial de son prédécesseur, Joseph Kabila.

"Je le dis sans peur. Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place," a affirmé le nouveau président congolais lors d’une conférence au Council on Foreign Relations, un atelier de réflexion sur la politique étrangère, à Washington D.C.

Elu avec 38,5%, le nouveau président congolais dirigera en fait, avec en face de lui, une majorité parlementaire (nationale et au niveau local) constituée de près 90% des membres de la coalition politique de son prédécesseur, M. Kabila.

Pompeo accueille le président congolais Felix Tshisekedi au Département d'Etat
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La même majorité contrôle, avec la même proportion, le nouveau Sénat et devrait aussi avoir la main mise sur l’administration des provinces car les gouverneurs et les vice-gouverneurs sont élus au niveau des assemblées locales déjà dominées par le même groupe.

M. Tshisekedi, qui effectue depuis le 2 avril sa première visite officielle aux Etats-Unis, a sollicité l’appui de Washington pour arriver à bon port dans cette entreprise.

"Ma présence ici interpelle les Etats-Unis à nous accompagner dans cette belle aventure et le plus longtemps possible. Sans cet appui, nous aurons des difficultés à nous en sortir," a martelé M. Tshisekedi.

Il a accusé le régime précèdent d’avoir "retardé le pays avec la corruption, la gabegie et l’impunité"… "devenues endémiques au pays", a-t-il déploré.

Le président congolais a cependant prévenu qu’il n’entendait pas opérer des changements brutaux pour éviter des troubles dans le pays.

Menace islamiste

La menace islamiste constitue, l’autre objet de la demande de l’appui de M. Tshisekedi à Washington.

L'analyse de Jason Stearns sur la visite de Tshisekedi à Washington
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M. Tshisekedi a expliqué avoir compris une fois au pouvoir que la partie est de son pays est sous une menace permanente des groupes armés islamistes.

Pour lui, après la défaite de Daesh (groupe Etat islamique) et d’Al-Qaida au Moyen orient, et d’autres groupes du genre dans d’autres parties du continent africain, les islamistes tentent de s’installer en RDC et d’exploiter illégalement les richesses minières congolaises pour financer leurs activités.

Le nouveau Chef de l’Etat de la RDC a, à l'occasion, annoncé qu’il inscrira son pays dans l’Organisation de la lutte contre le terrorisme.

Sanctions contre la Céni

"C’est une erreur de stratégie," a dit M. Tshisekedi pour qualifier les sanctions de l’administration américaine contre les dirigeants de la Commission électoral nationale indépendante (Céni).

Valéry-Giscard Kusema sur la visite de Tshisekedi à Washington ?
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Pour lui, la Céni a accompli un travail appréciable quoi qu’imparfait.

Le Trésor américain a gelé les avoirs du président de la Ceni, Corneille Nangaa, son vice-président Norbert Basengezy, et son Conseiller Marcellin Basengezy (fils du vice-président) pour des faits de corruptions et détournements. Ces personnalités sont interdites de toute transaction avec les Américains, et de mettre pieds sur le sol américain; avec eux, le président la Cour constitutionnelle.

"Je ne dis pas que ces sanctions sont inutiles, mais je me demande à quoi elles servent," a indiqué M. Tshisekedi en insistant être contre l’impunité.

Pour lui, l’équipe dirigeante de la Céni est à la fin de son mandat et partira dès juin prochain.

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Ebola : la peur s'installe dans les esprits

Ebola : la peur s'installe dans les esprits
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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

Epidémie ebola : risques de contamination après le décès du pasteur

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Ebola à Goma : le patient est décédé lors de son transfert à Butembo

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Le premier cas d’Ebola a été confirmé à Goma

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