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Le président congolais Tshisekedi aux Etats-Unis la semaine prochaine

Le président Félix Tshisekedi discute avec le Sous-secrétaire d'Etat américaine en charge de l'Afrique, Peter Tibor Nagy, à Kinshasa, RDC, le 15 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, se rendra la semaine prochaine aux Etats-Unis où il sera notamment reçu par le chef de la diplomatie Mike Pompeo, a annoncé mardi le département d'Etat américain.

Contrairement à la coutume pour un chef d'Etat, ce n'est pas la Maison Blanche qui a rendu publique cette visite, ce qui semble suggérer qu'aucune rencontre n'est prévue à ce stade avec Donald Trump.

Prié de dire si le président congolais serait reçu par son homologue américain ou d'autres responsables de la Maison Blanche, le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a répondu n'avoir "rien à annoncer" à ce sujet pour l'instant.

Pendant sa visite, du 3 au 5 avril, Félix Tshisekedi "sera reçu par le secrétaire d'Etat Pompeo et d'autres membres du gouvernement et hauts responsables américains", a-t-il dit.

L'ancien opposant a remporté l'élection présidentielle et a succédé le 24 janvier à Joseph Kabila en présence de son prédécesseur, lors de la première transmission pacifique du pouvoir dans ce vaste pays d'Afrique centrale à l'histoire politique tumultueuse et secoué par de nombreux conflits.

"Nous sommes déterminés à travailler avec lui pour la mise en oeuvre de son programme visant à combattre la corruption, renforcer l'Etat de droit, améliorer la sécurité, protéger les droits humains et promouvoir la croissance économique par une hausse des investissements étrangers et du commerce, notamment avec les Etats-Unis", a déclaré Robert Palladino devant la presse à Washington.

"Nous soutenons l'engagement du président Tshisekedi à apporter le changement que le peuple congolais réclame et mérite", a-t-il ajouté.

La coopération pour venir à bout de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC sera aussi à l'ordre du jour.

Avec AFP

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Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Le parti du président Félix Tshisekedi manifeste contre le nouveau president de la CENI

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Manifestations en RDC: "Non à Malonda"

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

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