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RDC

L'élection des gouverneurs reportée au 10 avril

Le président Félix Tshisekedi à son arrivée à Widhoek, Namibie, le 26 février 2019. (Facebook/Fatshi News)

L'élection au suffrage indirect des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo a été reportée du 31 mars au 10 avril, a annoncé vendredi la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le président de la République Félix Tshisekedi avait sollicité un report "sine die" de ce scrutin après l'élection des sénateurs vendredi dernier, entachée par des accusations de corruption.

Le nouveau président congolais avait aussi demandé un report de la prise de fonction des sénateurs élus, accusés d'avoir acheté les voix de leurs "grands électeurs", les députés provinciaux dans les 26 provinces.

Les gouverneurs sont également élus par les députés provinciaux dans leur province.

Le président de la République a aussi demandé au parquet de "mener des enquêtes" pour "débusquer" les élus "trempés dans la corruption", "les sénateurs et députés provinciaux, les corrupteurs et les corrompus".

Dans les attendus de sa décision, la Céni ne mentionne pas la "réunion inter-institutionnelle" à l'issue de laquelle le président Tshisekedi avait fait ces annonces par la voix d'un ministre lundi.

Elle mentionne juste "la nécessité de réaménager le calendrier" de l'élection des gouverneurs "après consultation de toutes les parties prenantes".

Les nouveaux gouverneurs seront investis entre les 26 avril et le 2 mai, après proclamation des résultats le 11 avril, et le traitement des contentieux.

Le candidat de l'opposition Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, mais son prédécesseur Joseph Kabila conserve une large majorité à l'Assemblée, au Sénat, et dans les assemblées provinciales.

Les proches de Kabila devraient donc emporter la majorité des 26 sièges de gouverneur.

Lié par un accord politique avec M. Kabila, M. Tshisekedi n'a toujours pas nommé de Premier ministre. Selon la presse congolaise, son prédécesseur lui aurait cependant transmis un nom.

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Deuxième cas de décès dû à la fièvre hémorragique Ebola a été enregistré à Mwenga

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L'OMS appelle à la solidarité des voisins de la RDC dans la lutte contre Ebola

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Ebola tue un deuxième patient dans la province congolaise du Sud-Kivu

Des bateaux en provenance de Goma immobilisés dans le port de Bukavu pour un contrôle par le personnel médical de la mairie, Sud-Kivu, RDC, le 31 juillet 2019.

Un enfant de sept ans est mort dimanche d'Ebola, près de Chowe, selon les autorités du Sud-Kivu, la troisième région affectée par la maladie dans l'est de la RDC.

Les autorités sanitaires congolaises ont indiqué lundi avoir enregistré un nouveau décès des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans la province du Sud-Kivu, la troisième à être touchée par l'épidémie dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Un enfant de sept ans est mort hier (dimanche) d'Ebola", près de Chowe, dans le territoire de Mwenga, a déclaré le docteur Claude Bahizire, responsable de la communication à la direction provinciale de la santé du Sud-Kivu.

Deuxième cas de décès dû à la fièvre hémorragique Ebola a été enregistré à Mwenga
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"Deux autres cas suspects, deux femmes, ont été détectés et sont admises au centre de transit de Bukavu", capitale du Sud-Kivu, a-t-il ajouté.

D'après le docteur Bahizire, les deux patientes "étaient en contact avec la femme qui est décédée la semaine passée lors de son passage à Bukavu pour Mwenga".

Le Sud-Kivu est la première province à être touchée par une épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018 dans la province voisine du Nord-Kivu, avant de s'étendre marginalement vers celle de l'Ituri (nord-est).

Depuis, la maladie a fait 1.934 morts et 862 personnes ont été déclarées guéries, selon les derniers chiffres publiés par les autorités dans un bulletin daté de dimanche.

Deux nouveaux cas d’Ebola dans le Sud-Kivu
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L'épidémie d'Ebola, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée dans ces deux régions.

Les deux premiers cas dans la provinces du Sud-Kivu (un décès et un cas confirmé) ont été signalés vendredi.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC (la dixième sur son sol depuis 1976) est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

Le virus est transmis à l'homme par certains animaux sauvages, puis entre humains par contacts directs et étroits, via les fluides corporels d'une personne malade.

Les efforts de la riposte sont régulièrement perturbés par l'insécurité dans une zone infestée par des nombreux groupes armés mais aussi par des résistances communautaires : déni de la maladie, non respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrement sécurisés des victimes notamment).

Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l'est

Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l'est
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Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l’Est

Les manifestants crient à côté d'un barrage routier au milieu de l'avenue principale de Beni lors d'une manifestation contre le report des élections sur le territoire des Beni et de la ville de Butembo le 27 décembre 2018.

Trois personnes ont été tuées lundi par des balles tirées par la police dans la répression d'une manifestation contre l'insécurité dans une région de l'est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes.

"Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d'environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l'abdomen, il est mort à l'hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

"La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l'instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée", a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni.

Les activités sont "paralysées dans la cité d'Oicha. Nous demandons à l'armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n'arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF", a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

La police a accusé certains manifestants de détenir des armes et a annoncé l'arrestation d'au moins deux d'entre eux.

"Nous avons vu des jeunes gens surgir dans la rue, d'autres barricadaient la route principale, nous les avons dispersés mais certains parmi eux étaient armés. Deux sont déjà aux arrêts, ils étaient en possession d'une arme à feu", a affirmé le colonel Umbi Azalendanya, chef de la police du territoire de Beni, interrogé par l'AFP.

-'Encadrer les manifestants au lieu de les tuer'-

"On ne peut pas tuer les citoyens parce qu'ils manifestent, c'est inacceptable. La police aurait dû encadrer les manifestants au lieu de les tuer. Nous exigeons des enquêtes pour que ces policiers tueurs soient jugés", tempête Jean-Paul Ngahangondi, un élu provincial de Beni.

La maison d'un policier accusé d'être l'auteur du tir qui a coûté la vie au jeune homme de 25 ans a été incendiée par des habitants en colère. L'après-midi, l'ambulance de l'armée circulait dans les rues d'Oicha, ont rapporté des témoins.

Un peu plus au sud, à Butembo, important carrefour commercial, des membres de Veranda Mutshanga, un groupe de pression, ont barricadé la route, brûlé des pneus en signe de protestation contre les tueries de Beni. La police les a dispersés sans causer de dégâts, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

"Une journée ville morte a été observée à l'appel de Veranda Mutshanga, la population a bloqué quelques artères, des magasins sont fermés", a nuancé une source onusienne.

Beni et ses environs - considérés comme zone d'action des miliciens ougandais ADF et repaire de nombreux groupes armés - sont la cible d'attaques meurtrières d'hommes armés depuis octobre 2014.

Cette série de massacres attribués à ce groupe armé sanguinaire a fait plusieurs centaines des morts parmi des civils. Depuis, des actions militaires s'y déroulent sans mettre un terme aux tueries dans cette région érigée en zone opérationnelle.

La semaine dernière, l'armée congolaise avait mis en garde contre toute formation des jeunes aux métiers des armes en dehors des canaux légalement établis dans le Nord-Kivu.

"Les jeunes désireux de servir la patrie sous le drapeau doivent obligatoirement suivre le processus normal de recrutement (...) Autrement, tout mouvement de jeunesse armée, toute milice armée sera considérée comme une force négative et traitée comme telle", avait averti l'armée.

L'Est congolais est en proie à l'insécurité depuis 25 ans. Un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch et du Groupe d'étude sur le Congo a répertorié plus de 130 groupes armés dans la seule région du Kivu.

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