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RDC

Tshisekedi demande aux groupes armés de déposer les armes

Le président Félix Tshisekedi à sa descente d'avion à Beni, Nord-Kivu, le 16 avril 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le nouveau président congolais a invité les groupes armés à renoncer aux armes et regagner la société.

Félix Tshisekedi a tenu ces propos devant des milliers des personnes venues l’écouter sur l’aire de la mairie de la ville de Beni, où il est arrivé mardi dans la matinée.

"Je dis à tous les frères qui sont dans les groupes armés ceci : l’heure du changement a sonné. Ce que vous faisiez avant, vous devez le jeter dans les oubliettes pour toujours. Une ère nouvelle a commencé. Le nouveau gouvernement vous tend les mains," a-t-il déclaré.

Le président congolais a rappelé aux combattants des groupes armés que des programmes de démobilisation, désarmement et réinsertion leur sont ouverts comme voies de sortie.

"Il n’y a plus de raison de faire la guerre. Nous renforçons le rôle de l’Etat. Je vous dis que l’armée deviendra disciplinée, avec des équipements adéquats pour se battre pour la nation. Ça ne sert plus à rien que des citoyens, des fils du pays, qui n’ont pas de formation militaire, aillent former des groupes armés, tuer et amener l’insécurité dans le pays," a martelé M. Tshisekedi.

Il a lancé un avertissement sans précédent aux élus qui, selon lui, manipulent les groupes armés, et les a menacés de poursuites pour "complicité d'assassinat".

"J'ai averti tous les acteurs qui manipulent les groupes armés. La loi va s'appliquer à eux dans toute sa rigueur", a-t-il déclaré dans une sévère mise en garde.

"Tous ceux qu'on arrêtera, qu'il soit député national ou provincial, pas question d'immunité. Il sera traduit devant la justice. Et il sera condamné pour complicité d'assassinat", a poursuivi le président congolais.

La veille à Goma, chef-lieu du Nord Kivu, il a réuni un conseil de sécurité.

Le président congolais est en tournée à l'intérieur du pays depuis le week-end dernier.

Beni est la troisième ville qu'il visite après Lubumbashi et Goma, depuis qu'il a été déclaré vainqueur de la présidentielle, le 20 janvier 2019.

Le territoire de Beni, dans l’est de la RDC, est l’une des zones où le plus grand nombre des groupes armés locaux et étrangers persistent.

Des tueries y ont lieu fréquemment. Le plus souvent, les victimes sont tués à coups de machette ou d'autres armes blanches.

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Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Le parti du président Félix Tshisekedi manifeste contre le nouveau president de la CENI

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Manifestations en RDC: "Non à Malonda"

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

Impayés depuis 3 mois, des médecins congolais en grève

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