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Donald Trump veut entendre le témoignage de l'accusatrice de son candidat à la Cour suprême


Le président Donald Trump serre la main du juge Brett Kavanaugh, son candidat à la Cour suprême, à la Maison Blanche, à Washington, le 9 juillet 2018,

Donald Trump a assuré mercredi vouloir entendre le témoignage de la femme qui accuse d'agression sexuelle son candidat à la Cour suprême mais a aussi souligné, en guise d'ultimatum, qu'il serait "regrettable" qu'elle ne s'exprime pas comme prévu devant le Sénat.

"J'aimerais vraiment voir ce qu'elle à dire", a déclaré le président américain, évoquant Christine Blasey Ford. "Si elle se présente, ce serait formidable. Si elle ne se présente pas, ce serait regrettable", a-t-il ajouté.

Cette universitaire de 51 ans demande une enquête préalable de la police fédérale (FBI) avant d'être auditionnée par le Sénat, un délai que refusent les républicains.

M. Trump, qui a déjà affirmé qu'une enquête du FBI n'était à ses yeux pas nécessaire, a suggéré de "laisser le Sénat" gérer ce dossier. "Ils ont déjà accordé beaucoup de temps à ce processus et ils vont continuer à le faire", a-t-il souligné.

"Si elle fait une prestation crédible, ce sera intéressant et nous devrons prendre une décision", a-t-il encore dit, avant cependant de réaffirmer sa confiance dans son candidat.

"La seule chose que je puisse dire est que c'est un homme extraordinaire, il est très difficile pour moi d'imaginer qu'il se soit passé quoi que ce soit", a poursuivi le milliardaire républicain, réaffirmant qu'il s'agissait d'une "rude épreuve pour lui et sa famille".

L'enjeu de la bataille en cours à Washington est de taille: la nomination à vie du magistrat conservateur placerait en effet les juges progressistes ou modérés en minorité pour de longues années à la Cour suprême, juridiction qui arbitre les questions fondamentales de la société américaine.

Christine Blasey Ford accuse le juge Brett Kavanaugh de l'avoir agressée sexuellement lors d'une soirée arrosée en banlieue de Washington il y a 36 ans, ce que ce dernier dément vigoureusement.

Selon ses avocats, elle a "été la cible d'un harcèlement féroce et même de menaces de mort" depuis que son nom est devenu public. "Sa famille a été obligée de quitter sa maison. Son compte email a été piraté", ont-ils affirmé.

Avec AFP

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