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Trump promet de publier ses déclarations d'impôts avant la présidentielle de 2020

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Donald Trump a assuré jeudi qu'il publierait des documents sur sa situation financière "avant l'élection" présidentielle de novembre 2020, alors que le procureur de Manhattan et les démocrates du Congrès essaient d'obtenir ses déclarations d'impôts contre son gré.

"La chasse aux sorcières continue avec des procureurs locaux new-yorkais passant en revue toutes les transactions financières que je n’aie jamais réalisées. Du jamais vu pour un président, ce qu'ils font n'est pas légal", a affirmé le président américain dans un de ses tweets matinaux.

"Mais je suis en règle, et quand je publierai ma déclaration financière (ma décision), en temps venu avant l'élection, elle ne prouvera qu'une chose - que je suis beaucoup plus riche que ce que les gens pensaient. Et c'est une bonne chose - des emplois, des emplois!", a-t-il ajouté.

Le président américain n'a pas indiqué précisément quels documents il serait prêt à rendre publics, ni quand cette publication tant attendue pourrait intervenir.

Premier président depuis Richard Nixon à ne pas publier ses déclarations d'impôts, Donald Trump se bat depuis des mois, via ses avocats, pour bloquer les efforts menés par une commission parlementaire, d'une part, et le procureur démocrate de Manhattan, d'autre part, pour les obtenir.

Une cour d'appel fédérale de New York a jugé début novembre que le cabinet comptable Mazars, en charge de ses déclarations d'impôts, devait fournir les huit ans de déclarations réclamées par le procureur, mais les avocats du président ont demandé à la Cour suprême de bloquer cette décision.

La Haute cour n'a pas encore dit si elle acceptait d'examiner le dossier.

Quant à la demande d'une commission parlementaire à majorité démocrate, une cour d'appel a elle aussi estimé qu'elle devait être honorée. Saisie, la Cour suprême a demandé à la commission parlementaire de préciser ses arguments ce jeudi.

Le dossier est considéré comme un test crucial de la séparation des pouvoirs. Si la plus haute cour du pays - où les juges conservateurs sont désormais majoritaires - se saisit du dossier, sa décision sera scrutée avec beaucoup d'attention.

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"J'ai attendu d'avoir faim": l'artiste qui a mangé une banane à 120.000 dollars fier de lui

L'artiste italien Maurizio Cattelan, le 20 février 2018. (Photo by Miguel MEDINA / AFP)

Avant de manger la banane qu'avait scotchée au mur l'artiste italien Maurizio Cattelan, une œuvre vendue 120.000 dollars à la foire d'art contemporain Art Basel de Miami, David Datuna a attendu quelques heures, histoire d'"avoir faim", a expliqué lundi en riant l'artiste, de retour à New York.

Né à Tbilissi et installé aux Etats-Unis depuis 22 ans, David Datuna s'est montré fier de ce geste qui a fait sensation après qu'il eut posté sur son compte Instagram une vidéo de lui savourant la fameuse banane.

Bien que cette "performance artistique" puisse lui valoir des ennuis judiciaires --même si la banane a été rapidement remplacée par une autre sur le mur de la galerie--, il s'est targué lundi, lors d'un point presse à New York, d'être "le premier artiste à manger l'art d'un autre artiste". Et a indiqué avoir reçu depuis "40 à 50.000 messages sur Instagram", presque tous encourageants.

S'il ne l'a jamais rencontré, il dit respecter le travail de Maurizio Cattelan, connu notamment pour ses toilettes en or 18 carats intitulées "America", dérobées en septembre dans un château anglais.

"C'est un génie", qui "se moque de tout", a confié M. Datuna, mais "j'aime aussi ce que j'ai fait".

"Je pense que les artistes sont là pour faire le bonheur des gens, pour leur faire plaisir. Et c'est ce que j'ai fait (...) Et puis, tout le monde attendait de voir, comment répondre à Maurizio (Cattelan)".

David Datuna reconnaît que la publicité que lui a valu sa performance à Miami ne lui fait pas de mal, même s'il affirme ne pas en avoir besoin: il a exposé à la National Portrait Gallery de Washington, a récemment ouvert un espace d'exposition dans le quartier new-yorkais de Long Island City, et n'en est pas à son premier "coup" artistique, notamment pour critiquer Donald Trump.

En juin 2017, après que le président américain eut annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, il a écrit le nom TRUMP en lettres de glace sur une grande place new-yorkaise, pour souligner tant la fonte des glaces que le caractère éphémère de sa présidence.

Son prochain coup? Il a indiqué lundi préparer "une surprise" pour le Super Bowl, la grande finale annuelle du championnat de football américain, suivie par près de 100 millions de téléspectateurs, qui se déroulera le 2 février à Miami.

L'acte d'accusation pour destitution de Donald Trump approuvé par la commission judiciaire

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Le renvoi de Trump en procès pour destitution approuvé lors d'un vote préliminaire

Le chef de la commission judiciaire de la chambre des représentants Jerry Nadler

L'acte d'accusation de Donald Trump a été approuvé vendredi par une commission à majorité démocrate du Congrès, franchissant une étape décisive avant un vote historique sur le probable renvoi du président des Etats-Unis en procès pour destitution.

Deux mois et demi après l'explosion du "scandale ukrainien", la commission judiciaire de la Chambre des représentants a adopté, en suivant des lignes strictement partisanes, deux chefs d'inculpation retenus par les démocrates contre le milliardaire: "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès".

Il revient désormais à la Chambre de voter sur ce texte lors d'une séance plénière attendue mercredi, selon les médias.

Compte-tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump est quasi assuré d'être mis en accusation. Il devrait toutefois échapper à une destitution, le Sénat, chargé de le juger, étant contrôlé par les républicains qui font bloc autour de leur président.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, l'a d'ailleurs affirmé jeudi soir sur Fox News: "Il n'y a aucune chance que le président soit destitué".

Même s'il est acquitté, son renvoi en procès entachera le bilan de Donald Trump et ternira sa campagne de réélection, bien qu'il conserve un soutien massif auprès de sa base républicaine.

Avant lui, seuls deux présidents, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, ont vécu une telle épreuve. Mis en cause dans un scandale d'espionnage politique, dit du "Watergate", le républicain Richard Nixon avait démissionné en 1974 pour éviter cet "impeachment".

Avant de passer au vote, la commission judiciaire a débattu pendant une quinzaine d'heures. Ces discussions fleuves, émaillées de nombreuses escarmouches, ont exposé deux visions diamétralement opposées de la conduite de Donald Trump, qui reflètent les fractures de la société américaine face à ce président atypique.

- Antipodes -

Les ennuis du milliardaire ont commencé quand un mystérieux lanceur d'alerte s'est alarmé de la teneur d'un échange téléphonique entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Dans cet appel du 25 juillet, le magnat de l'immobilier priait son interlocuteur d'enquêter sur de possibles ingérences ukrainiennes dans l'élection de 2016 - reprenant à son compte une théorie en vue dans les milieux conspirationnistes.

Surtout, il lui demandait de "se pencher" sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020, et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Or, une aide militaire cruciale pour Kiev, en conflit armé avec la Russie, avait été bloquée quelques jours avant cet appel, sans explication.

De ces faits incontestés, démocrates et républicains tirent des conclusions aux antipodes.

Pour les premiers, Donald Trump a commis un "abus de pouvoir" pour s'assurer un avantage dans l'élection de 2020, mettant en jeu l'intégrité du scrutin et la sécurité des Etats-Unis.

Les démocrates lui reprochent aussi d'avoir "entravé" le travail du Congrès en refusant de participer à leur enquête.

Jugeant la procédure "inconstitutionnelle", la Maison Blanche a en effet interdit à des conseillers du président de témoigner ou de fournir des documents réclamés par la Chambre.

- "Attaque" -

Donald Trump et ses partisans jurent de leur côté qu'il n'y a eu "aucune pression" exercée sur l'Ukraine et que les demandes d'enquête étaient légitimes pour lutter contre des soupçons de "corruption".

Selon eux, Hunter Biden a été employé par le groupe gazier ukrainien Burisma uniquement parce que son père était à l'époque vice-président des Etats-Unis.

Pour eux, la procédure de destitution est motivée par l'aversion des démocrates pour un président au style peu conventionnel, et par leur peur de perdre de nouveau contre lui en 2020.

Au cours des débats fleuves, les républicains se sont attachés à présenter la procédure comme une offensive visant aussi les électeurs de Donald Trump. "Il ne s'agit pas simplement d'une attaque contre la présidence, c'est une attaque contre nous tous", a tonné l'élu Matt Gaetz.

L'impact des débats sur l'opinion est incertain: selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 47,3% des Américains soutiennent une destitution de Donald Trump et 45,9% sont contre.

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