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Trump met en garde l'Iran et dénonce un accord nucléaire "désastreux"


Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif donne une conférence de presse, à Téhéran, le 31 janvier 2017.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis l'Iran en garde jeudi matin après le récent tir de missile de la République islamique, une action encouragée, selon lui, par le "désastreux" accord international sur le nucléaire iranien.

"L'Iran a été formellement MIS EN GARDE pour avoir tiré un missile balistique. Il devrait remercier l'accord désastreux que les Etats-Unis ont conclu avec lui!", a lancé le président dans un tweet matinal dont il est coutumier.

Son conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn avait la veille déjà lancé une mise en garde à Téhéran. "A partir d'aujourd'hui, nous mettons officiellement l'Iran en garde", avait déclaré mercredi l'ex-général, lors du point de presse de la Maison Blanche, sans autres précisions.

Donald Trump n'a pas non plus détaillé jeudi ce que recouvrait cet avertissement.

"L'Iran était à bout de souffle et prêt à s'effondrer jusqu'à ce que les Etats-Unis arrivent et le sauvent sous la forme d'un accord: 150 milliards de dollars", a ajouté le président républicain sur Twitter, en référence au montant que représentent, selon lui, les sanctions levées par l'accord nucléaire de juillet 2015 conclu avec six grandes puissances.

La tension entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 au lendemain de la révolution islamique de 1979, s'est brutalement accentuée après l'entrée en fonctions le 20 janvier de Donald Trump.

Critiquant l'attitude de l'ancien président démocrate Barack Obama vis-à-vis de la République islamique, la Maison Blanche a affiché sa volonté de faire preuve d'une plus grande fermeté à l'encontre de l'Iran tout en restant évasive sur la nature des éventuelles mesures à l'étude.

Le ministre iranien de la Défense, le général Hossein Dehghan, a confirmé qu'un "test" de missile avait été effectué, tout en assurant qu'il n'était en contradiction ni avec l'accord nucléaire de juillet 2015, ni avec la résolution 2231 de l'ONU qui l'a entériné.

Durant sa campagne, le milliardaire avait promis de "déchirer" cet accord, considéré comme une victoire diplomatique à la fois pour Barack Obama et pour son homologue iranien Hassan Rohani.

Avec AFP

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