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États-Unis

Trump et Trudeau font front commun pour l'accord commercial avec le Mexique

Donald Trump et Justin Trudeau à la Maison Blanche à Washington le 13 février 2017.

Un an après le spectaculaire clash du G7 au Québec, Donald Trump et le Premier ministre canadien ont fait cause commune jeudi pour défendre un accord commercial trilatéral avec le Mexique, que les démocrates américains hésitent à endosser.

Dans le bureau ovale avec Justin Trudeau et sous le feu roulant des questions de journalistes plus intéressés par les tensions avec l'Iran, le président américain a néanmoins souligné que l'accord commercial qu'il a arraché au Canada et au Mexique --l'AEUMC-- permettra non seulement de créer de nombreux emplois mais aussi au trio d'être plus compétitif face au reste du monde.

M. Trump a vanté l'accord conclu l'année dernière. Les trois pays "ne se font plus tellement concurrence", a-t-il estimé.

"Cela nous met dans une position où nous ne nous faisons plus concurrence mais nous concourrons contre le reste du monde", a insisté le président, qui avait forcé la renégociation de l'Alena, l'accord de libre-échange en vigueur entre les trois pays depuis 1994, l'estimant injuste et tueur d'emplois américains.

Le Mexique a ratifié l'accord mercredi. Le Canada pour sa part est prêt mais juge prudent d'agir seulement quand les Américains franchiront eux aussi le pas.

Pour l'heure, la ratification pose problème à Washington où les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, restent sur la défensive et veulent des aménagements.

Il y a aussi une réticence à donner au président une victoire politique alors que la campagne pour la présidentielle de 2020 est lancée.

Justin Trudeau, qui est intervenu pendant la rencontre avec la presse dans le bureau ovale pour se féliciter de l'abandon par l'administration Trump de taxes punitives sur l'acier et l'aluminium, doit rencontrer dans l'après-midi les responsables des deux partis au Congrès pour les convaincre de la nécessité d'adopter rapidement le nouvel accord commercial.

Auparavant, M. Trudeau aura eu un déjeuner de travail avec Donald Trump et les conseillers des deux hommes.

Aucune conférence de presse commune n'est prévue.

"Beaucoup de travail à faire avec le président américain sur le commerce, la ratification du nouvel ALENA", a tweeté M. Trudeau à son arrivée mercredi à Washington.

Le nouvel accord de libre-échange nord-américain (AEUMC) doit permettre aux trois pays de continuer de s'échanger des milliards de biens et services sans droits de douane.

La Chine sera aussi au menu des discussions. Les tensions sont vives entre Ottawa et Pékin depuis l'arrestation en décembre d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande des Etats-Unis.

Or M. Trump a prévu de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping la semaine prochaine à Osaka en marge du sommet du G20.

La procédure d'extradition de Meng Wanzhou, qui peut prendre plusieurs années, doit débuter formellement début 2020 devant le tribunal de Vancouver. La justice se prononcera sur la validité de la demande américaine mais la décision finale reviendra au ministre canadien de la Justice David Lametti.

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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