Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Trump et Poutine ont eu une discussion supplémentaire pendant le G20

Donald Trump (à droite) et Vladimir Poutine, Hambourg, Allemagne, le 7 juillet 2017 (REUTERS/Carlos Barria)

Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine ont eu une discussion supplémentaire en marge du sommet du G20 en Allemagne début juillet, dont l'existence n'a été divulguée que mardi par la Maison Blanche.

Après une brève interaction au début du sommet de Hambourg et une rencontre bilatérale de plus de deux heures le 7 juillet en compagnie de leur ministre respectif des Affaires étrangères, les deux présidents se sont également retrouvés à l'occasion d'un dîner lors de la dernière soirée du sommet, a indiqué à l'AFP un responsable de la Maison Blanche.

"Il y a eu un dîner purement social pour les couples au G20", a précisé cette source. "Vers la fin, le président a parlé à Poutine au dîner".

Cette révélation a soulevé des interrogations sur la teneur de leur conversation, sur les personnes y ayant assisté et sur la raison pour laquelle son existence n'a pas été rendue publique plus tôt.

Le président lui-même n'a pas tardé à contre-attaquer sur Twitter.

"Cette fausse histoire de dîner secret est 'démente'. Tous les membres du G20 et leurs conjoints étaient invités par la chancelière allemande. La presse savait!", écrit le président mardi soir. "Ces fausses nouvelles sont de plus en plus malhonnêtes! Même un dîner organisé pour les 20 principaux dirigeants du monde en Allemagne est présenté de manière à en faire quelque chose de sinistre!", a-t-il ajouté dans un second tweet.

Un second responsable de la Maison Blanche a nié qu'il y a ait eu "une seconde rencontre" entre MM. Trump et Poutine, évoquant plutôt une "brève conversation à la fin du dîner" officiel.

Le New York Times pour sa part évoque une conversation d'une heure entre les deux dirigeants. Une durée inhabituelle dans ce genre de cadre au point d'avoir surpris d'autres invités, affirme le quotidien.

"Insinuer que la Maison Blanche a tenté de 'cacher' une seconde rencontre est fausse, mal intentionnée et absurde", a souligné ce second responsable.

"Pour le dîner, le président Trump était assis entre Mme Abe, l'épouse du Premier ministre japonais, et Mme Macri, l'épouse du président argentin. Mme Trump était assise à côté du président Poutine", a-t-il détaillé.

- Un seul traducteur -

"Durant le dîner, tous les dirigeants se sont déplacés dans la pièce et se parlaient les uns les autres librement. Le président Trump a parlé avec beaucoup de dirigeants pendant la soirée. Alors que le dîner s'achevait, le président Trump est allé auprès de Mme Trump, et là il a parlé brièvement avec le président poutine", a encore expliqué cette source.

La Maison Blanche a aussi tenté de répondre aux critiques qui se sont faites jour sur l'absence de tout autre responsable américain aux côté du président pendant l'apparté, qui a été traduit par le seul interprète du chef du Kremlin.

"Chaque couple avait droit à un traducteur. Le traducteur américain qui accompagnait le président Trump parlait le japonais. Quand le président Trump a parlé au président Poutine, ils ont tous les deux utilisé le traducteur russe parce que le traducteur américain ne parlait pas le russe".

L'administration Trump est engluée dans l'affaire russe, avec des soupçons de collusion entre des proches du milliardaire devenu président et des responsables russes pendant la campagne présidentielle de 2016. Plusieurs enquêtes sont en cours concernant l'ingérence de la Russie dans le processus électoral américain.

Dernière révélation en date dans ce dossier: le fils ainé du président, Donald Trump Jr, a récemment publié des échanges d'emails aux termes desquels il acceptait de rencontrer une avocate russe supposée détenir des documents fournis par les autorités russes et présentés comme compromettants pour la candidate démocrate Hillary Clinton. La réunion s'est tenue en juin 2016, au plus fort de la campagne.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Idriss Fall a discuté des conclusions du rapport de Robert Mueller avec l’ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Hermann Cohen

Idriss Fall a discuté des conclusions du rapport de Robert Mueller avec l’ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Hermann Cohen
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:09 0:00

États-Unis: le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public

États-Unis: le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Le Rapport Mueller finalement livré au public

Le Rapport Mueller finalement livré au public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG