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Trump en baisse dans les sondages, veut refaire la paix avec son parti

Donald Trump candidat républicain à la Maison Blanche, 4 août 2016.

Le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, s'efforçait ce week-end de mettre un terme aux différends qui l'opposent aux hauts responsables du parti, au moment où sa campagne traverse une passe difficile.

M. Trump s'est finalement résolu vendredi soir à apporter son soutien très symbolique au républicain Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et homme fort du parti, lors de la petite élection primaire qui se déroulera mardi dans sa circonscription du Wisconsin (nord), en vue des législatives de novembre.

Les deux hommes étaient en froid depuis plusieurs jours, ce qui menaçait la fragile trêve qu'ils avaient conclue au nom du rassemblement début juin.

"Dans notre mission commune pour rendre sa grandeur à l'Amérique, je soutiens et j'appuie notre président de la Chambre Paul Ryan", a déclaré M. Trump lors d'un meeting à Green Bay, dans le Wisconsin. "Nous avons besoin d'unité. Nous devons gagner cette élection".

Après plus d'une semaine de polémiques, notamment sur la Russie ainsi qu'entre le candidat républicain et les parents d'un militaire américain musulman tué en Irak, Donald Trump tente de remettre de la discipline dans sa campagne en concentrant ses tirs sur le seul personnage vraiment capable d'unifier la droite américaine: Hillary Clinton.

La qualifiant de "menteuse pathologique" en raison de l'affaire de la messagerie privée qu'elle utilisa alors qu'elle était au gouvernement, Donald Trump a affirmé dans l'Iowa qu'Hillary Clinton était "pas loin d'être déséquilibrée".

Si la démocrate remportait le scrutin de novembre, selon lui, "cela mènera, à mon avis, à la destruction de ce pays de l'intérieur".

Mais Hillary Clinton, portée par sa convention d'investiture, a pris depuis une semaine une forte avance dans les sondages. Au niveau national, elle recueille en moyenne plus de 47% des intentions de vote contre environ 40% pour Donald Trump, selon le site Real Clear Politics. La semaine dernière, le républicain, dopé par sa propre convention, s'était hissé à égalité avec elle.

Polémiques en série

M. Trump avait déclenché une tempête chez les républicains mardi en déclarant au Washington Post qu'il n'était "pas tout à fait" prêt à soutenir M. Ryan, qui affronte un dissident conservateur peu connu dans sa circonscription.

L'homme d'affaires a également apporté vendredi son soutien au sénateur de l'Arizona John McCain et à la sénatrice du New Hampshire Kelly Ayotte, qui avaient chacun critiqué les propos de Donald Trump contre le couple Khan.

Khizr Khan, père du capitaine de l'armée de Terre Humayun Khan, tué en Irak en 2004, avait violemment attaqué M. Trump à la tribune de la convention démocrate qui a investi Hillary Clinton. Mais le ton de la réplique du candidat républicain contre les Khan avait choqué les Américains qui estiment que plus de respect est dû aux parents de soldats morts au combat.

M. Trump a subi une nouvelle attaque vendredi. Michael Morell, ancien directeur par intérim et directeur adjoint de la CIA de 2010 à 2013, a signé une tribune cinglante dans le New York Times pour annoncer qu'il voterait pour Hillary Clinton en novembre, estimant que M. Trump n'avait aucune des qualités requises pour le poste de commandant en chef.

Il affirme aussi que Donald Trump s'est fait berner par le président russe Vladimir Poutine, qui l'aurait amadoué en le complimentant publiquement. Donald Trump a fait part de son admiration pour les qualités de leader de M. Poutine.

"Dans le monde du renseignement, nous dirions que M. Poutine a recruté M. Trump comme agent de la Fédération de Russie sans qu'il s'en rende compte", a affirmé M. Morell.

Son nom s'ajoute à la longue liste d'anciens responsables gouvernementaux dans le domaine de la sécurité nationale, y compris républicains, ayant critiqué M. Trump et, pour certains, ayant appelé ouvertement à voter pour la candidate démocrate.

Bien que l'effet sur l'électorat de ces dénonciations, issues de personnalités peu connues du grand public, reste à prouver, elles illustrent l'inquiétude croissante d'une partie de la classe dirigeante vis-à-vis de la personnalité de Donald Trump.

Avec AFP

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Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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Le président Donald Trump et son challenger Joe Biden ont croisé le fer à Nashville

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Dernier débat entre Trump et Biden: pas de vainqueur ni de vaincu

Le président américain Donald Trump et l'ancien vice-président Joe Biden lors du débat présidentiel final au Curb Event Center de l'Université Belmont à Nashville, Tennessee, États-Unis, le 22 octobre

Le président américain Donald Trump, candidat du parti républicain et son challenger démocrate, l'ancien vice-président Joe Biden, ont engagé lors d'un débat animé jeudi soir, avant l'élection présidentielle du 3 novembre, présentant à la nation des points de vue très divergents.

Pendant 90 minutes, les deux adversaires ont défendu chacun ses positions et attaqué celle de l'autre sur les grandes thématiques du jour. Entre autres: la gestion de la crise du coronavirus, l'assurance santé, l'immigration, les inégalités économiques, la criminalité, et les tensions raciales, ainsi que le changement climatique.

En fin de compte, le président Trump a déclaré qu'il méritait un deuxième mandat à la Maison Blanche parce que lui seul est capable de relancer la plus grande économie du monde. Par contre, a-t-il ajouté, si Joe Biden gagne, le pays connaitra "une dépression comme personne n'en a jamais vu."

Pour sa part l'ancien vice-président Biden, un incontournable de la scène politique américaine pendant près d'un demi-siècle, a assailli à plusieurs reprises l'administration Trump comme étant malavisée, indifférente et chaotique. Il a promis de réunifier le pays.

"Nous allons avoir la science plutôt que la fiction et l’espoir plutôt que la peur", a déclaré Joe Biden. "Cette élection porte sur la décence, l’honneur, le respect et le traitement des personnes avec dignité. Vous n’avez pas obtenu cela ces quatre dernières années."

Bien que les deux candidats aient marqué des points importants lors de ce dernier débat, aucun ne semblait avoir pris le dessus ou avoir porté un coup révélateur qui pourrait immédiatement modifier le cours de la campagne.

Plus civil, moins rancunier

Même avec des attaques pointues l'un contre l'autre, leur deuxième et dernier débat, 12 jours avant les élections, a été plus civil et moins rancunier que la première fois qu'ils se sont affrontés fin septembre. La modératrice du débat, la correspondante de NBC News à la Maison Blanche, Kristen Welker, a gardé la discussion sous contrôle.

Les deux candidats, tous deux âgés de plus de 70 ans, se sont interrompus mutuellement, mais pas autant qu'il y a trois semaines.

Les enjeux du dernier débat Trump-Biden
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Entre temps, plus de 47 millions d'Américains ont déjà voté tôt par courrier ou en personne.

Lors du débat présidentiel du 22 octobre 2020 à Nashville, dans le Tennessee.
Lors du débat présidentiel du 22 octobre 2020 à Nashville, dans le Tennessee.

Article traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original: "Trump, Biden Engage in Spirited Last Debate Before Election"

Dernier débat plutôt respectueux entre Trump et Biden

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