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Trump dit tout ignorer des 130.000 dollars versés à Stormy Daniels

Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, est interviewée par Anderson Cooper du programme "60 Minutes" de CBS News début mars 2018, dans une capture d'écran fournie le 25 mars 2018.

Le président américain Donald Trump est sorti de son silence sur l'actrice porno Stormy Daniels qui affirme avoir eu une liaison avec lui, assurant tout ignorer du virement de 130.000 dollars qu'elle a reçu en échange de son silence.

Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, affirme avoir eu une liaison avec le magnat de l'immobilier en 2006. A l'époque, M. Trump était déjà marié avec son épouse actuelle, Melania.

Elle a déposé un recours en justice début mars contre le président américain, pour faire invalider l'accord de confidentialité conclu en novembre 2016, quelques jours avant l'élection présidentielle, au motif que le milliardaire n'a pas personnellement signé le document.

Donald Trump était-il au courant du paiement de 130.000 dollars effectué en faveur de cette dernière par son avocat personnel Michael Cohen? "Non", a-t-il répondu, interrogé par des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One qui le ramenait à Washington.

>> Lire aussi : Stormy Daniels veut faire témoigner Trump et son avocat

Pourquoi l'avocat a-t-il effectué ce paiement? "Il faut demander à Michael Cohen. Michael est mon avocat. Il faut demander à Michael", a simplement répondu le milliardaire qui s'exprimait pour la première fois directement sur ce dossier.

"Savez-vous où il a trouvé l'argent pour effectuer ce paiement?" lui a encore demandé un journaliste. "Non, je ne sais pas", a-t-il dit.

Sous serment ?

L'avocat de l'actrice porno Michael Avenatti a immédiatement réagi aux propos présidentiels, mettant en doute sa sincérité.

"Nous sommes impatients de vérifier la véracité de la prétendue ignorance de M. Trump concernant le virement de 130.000 dollars", a-t-il écrit sur Twitter.

"Comme l'histoire nous l'apprend, une chose est de tenir des propos trompeurs face à la presse, une autre est de le faire sous serment", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi : La Maison Blanche dément "clairement" toute liaison entre Trump et Stormy Daniels

"Vous ne pouvez avoir un accord (de confidentialité) lorsque l'une des parties affirme ne rien en connaître", a-t-il ajouté, estimant que son recours en justice venait "de se renforcer" de manière spectaculaire.

L'avocat du 45e président des Etats-Unis et celui de Stormy Daniels sont engagés depuis plusieurs semaines dans un combat sans relâche via tribunaux et médias interposés.

En début de semaine, un juge fédéral de Los Angeles a rejeté la requête de l'actrice de films X qui souhaitait faire témoigner le président américain à propos de l'accord de confidentialité.

L'actrice a témoigné fin mars dans le magazine "60 Minutes" sur la chaîne CBS, une émission qui a attiré quelque 22 millions de téléspectateurs, un record d'audience pour ce programme depuis une interview du couple Obama en 2008.

Dans cet entretien, elle affirmait avoir eu une relation sexuelle avec le promoteur immobilier new-yorkais en juillet 2006 en marge d'un tournoi de golf à Lake Tahoe (entre Nevada et Californie).

L'actrice et l'homme d'affaires seraient restés en contact durant un an, essentiellement, selon elle, parce que Donald Trump lui faisait miroiter une place dans l'émission télévisée "The Celebrity Apprentice", promesse restée sans suite.

Une autre femme, Karen McDougal, ancienne "Playmate" du magazine Playboy, s'est également tournée récemment vers la justice pour être libérée d'une clause de confidentialité sur la liaison de 10 mois qu'elle affirme avoir eu avec le magnat de l'immobilier.

Dans une plainte déposée devant un tribunal de Los Angeles, ses avocats ont dénoncé pressions et menaces à son encontre pour lui faire garder le silence, ainsi que des calomnies de l'équipe de Trump pour tenter de la décrédibiliser.

Avec AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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