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Stormy Daniels a peur pour sa sécurité, selon son avocat

Stéphanie Clifford, également connue sous le nom de Stormy Daniels, pose pour des photos à la fin de son spectacle au Gossip Club à Long Island, New York, le 23 février 2018.

Stormy Daniels a peur pour sa sécurité et celle de sa famille, a affirmé lundi son avocat, au lendemain d'une interview de l'actrice de films porno qui dit avoir été menacé physiquement pour l'obliger à taire sa relation sexuelle présumée avec Donald Trump en 2006.

Le magnat de l'immobilier, marié à Melania Trump depuis 2005, a pour sa part constamment fait démentir, par ses porte-paroles, toute relation intime avec Stormy Daniels.

"Il ne peut y avoir aucune interrogation sur la provenance de cette menace", a tweeté l'avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, après la diffusion de l'interview de sa cliente dimanche dans l'émission "60 minutes" sur CBS.

"C'est assez évident. Ca doit venir de quelqu'un associé avec la Trump Organization", a-t-il renchéri lundi sur CNN.

M. Avenatti, qui a fait le tour des plateaux de télévision lundi, a insinué, sans l'accuser directement, que l'avocat de Donald Trump Michael Cohen était impliqué dans ces menaces.

"Elle reçoit des menaces presque toutes les heures. Nous n'avons rien pour l'instant qui les lient à M. Cohen ou M. Trump, soyons clair, mais elle a vraiment peur pour sa sécurité et celle de sa famille", a-t-il dit sur CBS.

Dimanche, Stephanie Clifford, de son vrai nom, a raconté avoir été abordée en 2011 par un inconnu sur un parking de Las Vegas, alors qu'elle se trouvait en compagnie de sa fille âgée de quelques mois.

"Laissez Trump tranquille. Oubliez cette histoire", lui aurait lancé l'inconnu. "C'est une très jolie petite fille", aurait-il alors dit en regardant la fille de Stormy Daniels. "Ce serait dommage que quelque chose arrive à sa mère", aurait-il ajouté, avant de s'en aller.

L'homme faisait référence à une interview que Stephanie Clifford venait de donner au magazine "In Touch", moyennant 15.000 dollars, révélant l'existence d'une relation sexuelle. Cet entretien, réalisé en 2011, ne sera finalement publié pour la première fois que cette année, après les révélations du Wall Street Journal sur l'achat du silence de l'actrice orchestré par l'avocat de M. Trump, Michael Cohen.

130.000 dollars

Bien qu'il ne contienne pas de révélations marquantes, cet entretien à l'émission "60 Minutes", dont la chaîne CBS faisait la promotion depuis plus d'une semaine, place encore un peu plus le président américain dans l'embarras.

L'actrice et réalisatrice de films pornographiques s'exprimait pour la première fois publiquement sur le sujet depuis les informations publiées par le Wall Street Journal en janvier.

Le quotidien financier avait évoqué la relation entre Donald Trump et Stormy Daniels, et avait révélé qu'un des plus fidèles avocats du président, Michael Cohen, avait versé 130.000 dollars à l'actrice pour acheter son silence, quelques jours avant le scrutin présidentiel de novembre 2016.

Dans l'entretien, Stormy Daniels a affirmé avoir eu une relation sexuelle avec le promoteur immobilier new-yorkais en juillet 2006 en marge d'un tournoi de golf à Lake Tahoe (à cheval entre Nevada et Californie).

Elle a raconté l'avoir éconduit lors de leur première conversation et avoir fait mine de le fesser avec un magazine sur lequel il apparaissait en Une, avant de passer la soirée avec lui.

>> Lire aussi : Stormy Daniels veut dire "la vérité" sur sa liaison avec Trump

L'actrice et l'homme d'affaires seraient restés en contact durant un an, essentiellement, selon elle, parce que Donald Trump lui faisait miroiter une place dans l'émission télévisée "The Celebrity Apprentice", promesse restée sans suite.

Celle qui a démarré sa carrière comme strip-teaseuse a assuré n'avoir pas eu d'autre rapport sexuel avec le milliardaire après la rencontre à Lake Tahoe.

Lors de l'émission de CBS, l'avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a de nouveau laissé entendre que l'actrice avait en sa possession des preuves de sa relation avec Donald Trump.

>> Lire aussi : L'avocat de Trump dit que la star du porno Stormy Daniels lui doit 20 millions de dollars

Stormy Daniels a sous-entendu que les éléments en sa possession seraient dévoilés plus tard, sans plus de précision.

L'actrice a saisi début mars la justice pour qu'elle la libère officiellement de son engagement de confidentialité. Une procédure judiciaire est en cours devant un tribunal fédéral de Californie.

"Chambre à part"

Dimanche, elle a souligné que la relation sexuelle qu'elle dit avoir eue avec Donald Trump était consentie, accusant le mouvement #MeToo contre le harcèlement sexuel d'avoir essayé de la récupérer.

"Je n'étais pas une victime", a-t-elle martelé, même si elle a dit n'avoir pas désiré un rapport sexuel avec Donald Trump, qui ne l'attirait pas physiquement. "Je n'ai jamais dit que j'étais une victime".

En 2006 et 2007, années durant lesquelles ils ont été en contact selon elle, le promoteur new-yorkais était déjà marié à Melania Trump et venait de devenir père pour la cinquième fois, du jeune Barron, né en mars 2006.

Stormy Daniels a expliqué avoir parlé à Donald Trump de sa situation familiale. "Ne t'inquiète pas pour ça", aurait-il répondu. "Nous faisons chambre à part."

Le président a déjà démenti fermement l'existence d'une relation intime avec l'actrice et réalisatrice de 39 ans, qui a proposé de rembourser les 130.000 dollars touchés en 2016 en échange de son silence.

En revanche, l'un des avocats du milliardaire, Michael Cohen, a admis avoir versé cette somme en précisant avoir puisé dans ses fonds personnels, tout en contestant l'existence de cette relation.

Après avoir passé le week-end dans son complexe hôtelier de Mar-a-Lago, Donald Trump a regagné la Maison Blanche dimanche en fin d'après-midi. Il n'a fait aucune déclaration et n'a pas répondu aux questions criées par les journalistes.

Avec AFP

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Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

Donald Trump en visite au Royaume-Uni et en France début juin

Le couple présidentiel américain et la reine d'Angleterre Elizabeth II en direction d'une entrée du château de Windsor, lors de la visite de M. Trump au Royaume-Uni.. / PHOTO AFP / PISCINE / Ben STANSALL

Donald Trump effectuera une visite de plusieurs jours au Royaume-Uni puis en France au début du mois juin, ont annoncé le palais de Buckingham et la Maison blanche mardi.

Le président américain a accepté l’invitation de la reine Elisabeth à effectuer une visite d’Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il sera accompagné par sa femme Melania, précise Buckingham Palace.

Donald Trump est le troisième président américain, après Barack Obama en 2011 et George W. Bush en 2003, à bénéficier d’une telle invitation de la part de la souveraine britannique. Les détails de la visite seront précisés ultérieurement.

Donald Trump aura une entrevue avec la Première ministre britannique Theresa May qui n’est pas parvenue à faire approuver son projet d’accord sur le Brexit par les députés de la Chambre des communes.

“Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent un partenariat profond et durable enraciné dans notre histoire commune et nos intérêts communs”, a déclaré Theresa May dans un communiqué.

Donald Trump a effectué en juillet 2018 une visite officielle au Royaume-Uni mais il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat, forme la plus élevée du protocole diplomatique.

“Cette visite d’Etat est une occasion de renforcer notre coopération déjà étroite dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense et de discuter de la manière de consolider ces liens dans les années à venir”, ajoute la chef du gouvernement britannique.

La Maison blanche a annoncé pour sa part que Donald Trump se rendrait en France pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 6 juin, jour du 75e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale.

UNE VISITE SUJETTE À CONTESTATION

Cette visite d’Etat à Londres risque à nouveau d’alimenter la contestation en raison du rejet que suscite le président américain dans une partie de l’opinion britannique.

En juillet 2018, quelque 250.000 manifestants s’étaient rassemblés à Londres pour dénoncer la venue de Donald Trump et les organisateurs de ce mouvement ont dit qu’ils préparaient une “manifestation gigantesque” contre cette visite d’Etat.

Après avoir été reçu par Trump à la Maison blanche, Theresa May avait rendu la politesse en invitant son hôte à effectuer une visite de même nature à Londres en 2017.

Une pétition avait alors été signée par près de 1,9 million de personnes pour s’opposer à la visite du chef de l’Etat américain et la Chambre des communes avait dû se saisir de la question en 2017.

Lors de sa venue l’an passé, Donald Trump avait pris la classe politique britannique à rebrousse-poil en offrant une version très peu diplomatique de l’évaluation qu’il faisait de la stratégie suivie par Theresa May dans les négociations sur le Brexit.

Il avait notamment déclaré que la chef du gouvernement n’avait pas suivi son conseil d’engager des poursuites judiciaires contre l’Union européenne. Plus tard, Donald Trump avait opéré une volte-face en affirmant que Theresa May accomplissait un travail formidable.

“C’est un président qui s’en prend systématiquement à toutes les valeurs communes qui unissent nos deux pays et à moins que Theresa May décide enfin de lui tenir tête et conteste son comportement, elle n’a aucun raison de dépenser l’argent des contribuables dans des frais de protocole et de sécurité impliqués par cette visite”, a commenté Emily Thornberry, porte-parole du Parti travailliste pour les questions de politique étrangère.

Une centaine de manifestations avaient été organisées l’an passé et les autorités avaient déployé 10.000 policiers dans une opération qui avait coûté près de 18 millions de livres sterling.

Avec Reuters

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