Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Changement de ton de Trump sur Kim à l'ONU

Donald Trump devant l'Assembée générale de l'ONU, New York, le 19 septembre 2017. N

Donald Trump est de retour à l'ONU. Le président américain retrouve les dirigeants du monde entier à New York avec l'intention de mettre en avant sa bonne entente avec Kim Jong Un pour avancer sur l'épineux dossier nord-coréen.

Un an après son premier discours - explosif - au siège de l'organisation multilatérale, durant lequel il avait menacé de "détruire totalement" le pays reclus, l'ancien homme d'affaires défendra son spectaculaire changement de registre.

Arrivé dimanche soir à Manhattan pour sa deuxième assemble générale des Nations unies (UNGA dans la jargon onusien), le locataire de la Maison Blanche a un programme chargé.

Quelque 130 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus cette semaine sur les bords de l'East River.

Avant son discours mardi matin, une série de tête-à-tête sont annoncés, de Shinzo Abe à Emmanuel Macron en passant par Theresa May.

Sa rencontre avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in, prévue lundi après-midi, sera scrutée à la loupe. Ce dernier vient en effet de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pyongyang.

La question centrale est désormais de savoir où et quand aura lieu le prochain face-à-face entre Trump et Kim, après la première rencontre historique de Singapour, en juin.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, assure que l'administration Trump est "sur le bon chemin".

"Nous avons bon espoir de pouvoir aboutir, ce qui serait une avancée pour le monde entier", a-t-il déclaré dimanche sur Fox News en évoquant la dénucléarisation de la péninsule.

Le secrétaire d'Etat américain présidera jeudi une réunion du Conseil de sécurité visant à ressouder la communauté internationale après les accusations de "tricherie" et de "mensonges" échangées entre Américains et Russes dans l'application des sanctions contre Pyongyang.

Seul président américain à avoir rencontré un représentant de la dynastie Kim, qui règne sans partage sur la Corée du Nord depuis 1948, Donald Trump rêve à haute voix de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Mais nombre d'analystes pointent du doigt l'absence d'avancées concrètes, en dépit de l'avalanche de superlatifs utilisés par le président américain.

"Le sommet Moon-Kim n'a pas apporté grand chose de plus que de maintenir une certaine atmosphère propice à la préparation du prochain sommet avec Trump", estime Mike Green du Center for Strategic and International Studies (CSIS).

Rencontre avec Rohani ?

Depuis ses débuts "musclés" l'an dernier, lorsqu'il avait décliné, dans un discours de 41 minutes, sa vision de "L'Amérique d'abord", Donald Trump s'est mis à dos nombre de pays, y compris parmi ses alliés.

Car si le président américain s'est lancé dans une guerre commerciale avec Pékin à l'issue incertaine, le Canada, le Japon et l'Europe ont aussi, à des degrés divers, été la cible de ses emportements sur les échanges.

Reste, comme à chaque grand-messe diplomatique à New York, la possibilité de rencontres fortuites, ou organisées à la dernière minute.

La route de Donald Trump, qui revendique haut et fort sa capacité à surprendre, casser les codes, croisera-t-elle, dans les trois jours à venir, celle de son homologue iranien Hassan Rohani ?

La Maison Blanche n'a pas complètement fermé la porte à une telle rencontre, qui apparaît cependant peu probable tant la tension est grande entre Washington et Téhéran depuis le retrait fracassant des Etats-Unis de l'accord international sur le programme nucléaire iranien.

"L'offre de discussions directes avec l'Iran faite par Trump n'est ni honnête ni sincère", a lancé le président iranien dans une tribune au Washington Post, dénonçant la "longue liste de conditions préalables insultantes".

Washington souhaite qu'un futur accord interdise aussi la prolifération de missiles balistiques et le développement de missiles à capacité nucléaire, et mette fin au comportement jugé "déstabilisateur" et "malveillant" de Téhéran dans la région.

Avec AFP

Toutes les actualités

L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

Covid-19: La CDC autorise le recours à un traitement expérimental aux anticorps

Covid-19: La CDC autorise le recours à un traitement expérimental aux anticorps
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Plainte contre une appli accusée d'avoir permis à l'armée américaine de collecter des données

Géolocalisation via les applications de smartphone.

L'application de prières Muslim Pro, qui revendique 95 millions d'utilisateurs, est visée par une plainte à Paris de dizaines d'utilisateurs français, qui l'accusent d'avoir vendu des données personnelles à une société renseignant in fine l'armée américaine, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Ces utilisateurs, dont la plainte a été dévoilée par la radio RTL et doit être déposée mardi à Paris, réclament une enquête pour "atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques", "abus de confiance", "mise en danger de la vie d’autrui" et "complicité d’assassinat".

Cette action judiciaire fait suite à la publication le 16 novembre d'une enquête du média en ligne Vice, affirmant que des services de l’armée américaine achètent les données de géolocalisation d’utilisateurs d’applications privées à travers le monde.

Dans le cas de Muslim Pro, dont l'option de géolocalisation permet de déterminer l'heure de la prière, des données ont été vendues à "une société appelée X-Mode, qui obtient les données de localisation directement des applications, puis vend ces données à des sous-traitants et, par extension, à l'armée", explique Vice.

"Le commandement des opérations spéciales des États-Unis (USSOCOM) a acheté un accès aux données de Locate X pour aider aux opérations des forces spéciales à l'étranger", affirme Vice. Le média soulève la question d'un possible usage de ces données par les Etats-Unis pour mener des exécutions extrajudiciaires contre des suspects de "terrorisme" via des frappes de drone, précisant n'en avoir pas eu connaissance à ce jour.

Dans un communiqué le 17 novembre, Muslim Pro a annoncé sa décision "de mettre fin à (ses) relations avec tous les partenaires de données, y compris X-Mode", leur partenaire depuis quatre semaines.

L'entreprise, fondée par un Français et basée à Singapour, affirme avoir "lancé une enquête interne (...) pour confirmer que toutes les données des utilisateurs ont été traitées conformément à toutes les exigences existantes".

Les avocats des plaignants, Xavier Nogueras, Vincent Brengarth et William Bourdon, sollicitent "une enquête sur des faits d’une gravité certaine qui, s’ils sont établis, apparaissent clairement être un cas d’école de l’instrumentalisation pouvant être faite de données personnelles des utilisateurs".

"Des logiques économiques pulvérisent l'impératif de protection de la vie privée", dénoncent-ils dans une déclaration à l'AFP.

Menacé de sanctions, Western Union ferme ses bureaux à Cuba

Un bureau de Western Union à La Havane, le 28 décembre 2010 (Reuters)

Le groupe américain de transfert d'argent Western Union a fermé lundi ses bureaux à Cuba sous la pression de Washington, empêchant des milliers de Cubains de recevoir de l'argent envoyé par leurs familles installées à l'étranger.

"Le gouvernement des Etats-Unis: unique responsable de la fin ce jour (lundi) des envois (d'argent) par Western Union", a réagi sur Twitter le président cubain Miguel Diaz-Canel.

La fin des activités de Western Union, qui possède plus de 400 agences dans tout le pays, met un coup d'arrêt aux "circuits officiels et sûrs pour l'envoi d'argent" de l'étranger et notamment des Etats-Unis et incite à "l'illégalité" pour effectuer ces transferts, a ajouté le quotidien d'Etat Granma.

La fermeture du groupe américain fait suite à une décision de Washington d'inclure Fincimex, le partenaire local de Western Union, dans une liste du département du Trésor de plus de 200 entreprises cubaines, toutes gérées par les militaires selon le gouvernement américain, et avec lesquelles aucune entreprise américaine ne peut faire des affaires.

Précieux soutien au quotidien de nombreuses familles sur l'île, les "remesas" - envois d'argent de Cubains à l'étranger vers leurs proches restés au pays - étaient estimées en 2017 par l'économiste Carlos Mesa-Lago à 3,5 milliards de dollars par an, soit plus que le tourisme.

Mais l'embargo de Washington, en vigueur depuis 1962, n'a cessé d'être renforcé sous le mandat du président américain Donald Trump, compliquant notamment les transferts d'argent vers Cuba.

Les Cubains espéraient toutefois lundi que la suspension des activités de Western Union sur l'île serait temporaire après les déclarations du président-élu Joe Biden.

Ce dernier a annoncé que ses premières mesures vis-à-vis de l'île socialiste seraient le rétablissement des "remesas" ainsi que des voyages des Américains à Cuba.

Transition américaine: les démocrates de plus en plus frustrés

Transition américaine: les démocrates de plus en plus frustrés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG