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Trump appelle Xi à agir vite et fort face à Pyongyang

  • VOA Afrique

Donald Trump et Xi Jinping, Pékin, Chine, le 9 novembre 2017.

Donald Trump a longuement loué jeudi à Pékin sa "bonne alchimie" avec Xi Jinping qu'il a exhorté à faire monter la pression sur le régime nord-coréen, soulignant que le temps était compté.

"La Chine peut régler ce problème facilement et rapidement", a déclaré le président américain, debout aux côtés de son homologue chinois qui a de son côté insisté sur la nécessité de chercher une solution par le dialogue et la négociation.

"Le temps presse, nous devons agir vite", a martelé M. Trump, lors de cette troisième étape d'une tournée marathon en Asie qui l'a déjà conduit au Japon et en Corée du Sud.

"J'appelle la Chine à travailler très dur" sur ce dossier, a-t-il ajouté, tout en remerciant son homologue pour les efforts accomplis.

Le locataire de la Maison Blanche, qui bat des records d'impopularité un an tout juste après son élection, est resté évasif sur la façon de parvenir à une "solution" sur la péninsule coréenne, mais a longuement loué ses "excellentes" discussions avec M. Xi.

"Le monde civilisé doit s'unir pour affronter la menace nord-coréenne", a-t-il encore dit, appelant tous "les pays responsables" à cesser de financer ou de commercer avec "le régime meurtrier" de Pyongyang.

La Chine, qui assure la quasi-totalité du commerce de la Corée du Nord, est en position cruciale pour faire pression sur le régime de Kim Jong-Un, qui a procédé début septembre à un nouvel essai nucléaire.

Déficit 'choquant'

De son côté, M. Xi, sorti encore renforcé du Congrès quinquennal du Parti communiste chinois (PCC), s'est borné à rappeler son attachement au respect des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Si Pékin a voté les dernières sanctions de l'ONU contre la Corée du Nord, Washington lui demande d'aller plus loin et d'étrangler économiquement Pyongyang.

La Corée du Nord a également fait l'objet d'un tweet de M. Trump, parmi les premiers qu'il a envoyés depuis la Chine, dont les autorités ont banni Twitter, mais aussi Facebook et Google.

"Ne nous sous-estimez pas. NE NOUS POUSSEZ PAS A BOUT", a-t-il écrit à l'adresse de Pyongyang.

Evoquant la nécessité de faire évoluer les relations commerciales entre Washington et Pékin, M. Trump a, dans une formule singulière, insisté sur le fait que ses prédécesseurs à la Maison Blanche, et non Pékin, devaient être tenus pour responsables de ce déficit "choquant".

"Après tout, qui peut reprocher à un pays de profiter d'un autre pays pour le bien de ses citoyens?" s'est interrogé le président des Etats-Unis.

Sur les dix premiers mois de l'année, l'excédent commercial du géant asiatique vis-à-vis des Etats-Unis s'élevait à 223 milliards de dollars, selon des chiffres des douanes chinoises.

A défaut d'annonces marquantes sur la façon de rééquilibrer les échanges, il s'est félicité de la signature d'une moisson d'accords commerciaux pour un montant total de plus de 250 milliards de dollars.

Après une visite privée de la Cité interdite mercredi, le milliardaire américain, accompagné de sa femme Melania, a eu droit jeudi matin à une cérémonie d'accueil en grande pompe, en bordure de la place Tiananmen, au coeur de Pékin.

Impressionnant enchevêtrement de tapis rouges, accueil par une foule d'enfants aux mines réjouies, passage en revue des troupes: rien n'a été oublié.

"MERCI pour cette après-midi et cette soirée inoubliables", avait tweeté mercredi soir le président septuagénaire.

M. Trump quittera Pékin vendredi matin pour rejoindre le Vietnam où il doit, dans un discours très attendu, décliner sa vision "d'une région Indo-Pacifique libre et ouverte".

Or, c'est sur son positionnement par rapport au géant chinois qu'il sera très attendu par les pays de la région, encore sous le choc du retrait américain de l'accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP), vu précisément comme un contrepoids à l'influence grandissante de Pékin.

Avec AFP

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