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Trump affirme que Maduro pourrait être "renversé très rapidement" par l'armée vénézuélienne

Le président Donald Trump prend la parole à la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, au siège des États-Unis, le 25 septembre 2018.

Le président américain s'est exprimé sur la question vénézuélienne en marge de de l'Assemblée générale de l'ONU.

Donald Trump a affirmé mardi que son homologue du Venezuela, Nicolas Maduro, pourrait être "renversé très rapidement" par l'armée vénézuélienne.

"C'est un régime qui pourrait être franchement renversé très rapidement par l'armée si les militaires décidaient de le faire", a déclaré M. Trump à des journalistes au siège de l'ONU.

Maduro traite les Etats-Unis de "lâches" après les sanctions contre son épouse​

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a qualifié, de son côté, de "lâches" les Etats-Unis qui ont annoncé des sanctions financières contre des membres de son entourage, dont son épouse.

"Ne touchez pas à Cilia. Ne touchez pas à la famille ! Ne soyez pas lâches! (...) Son seul crime : être ma femme. Comme ils ne peuvent pas s'en prendre à Maduro, ils s'en prennent à Cilia", a accusé le chef de l'Etat lors d'une intervention télévisée.

Le Trésor américain a annoncé mardi avoir pris des sanctions financières contre quatre personnes de l'entourage du président du Venezuela, dont son épouse Cilia Adela Flores de Maduro.

La vice-présidente, Delcy Rodriguez, le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, et le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, sont également visés.

Ces sanctions entraînent un gel de leurs avoirs sur le territoire américain et l'interdiction à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.

Nicolas Maduro a exprimé son soutien aux trois membres de son gouvernement visés par les sanctions et présents lors de l'intervention télévisée.

"Je suis entouré de personnes sanctionnées. Merci Donald Trump de m'entourer de dignité (...) Chaque sanction du gouvernement +gringo+, outre qu'elle est illégale et inutile, est une médaille pour nous, les révolutionnaires", a lancé M. Maduro.

Le chef de l'Etat a estimé que les sanctions contre le ministre de la Défense étaient une "offense à la dignité" de l'armée vénézuélienne, considérée par les analystes comme le principal soutien de Nicolas Maduro.

"Comme ils n'ont pu semer la division au sein des Forces armées, et ne vont pas pouvoir le faire (...) ils sortent leurs griffes avec des sanctions contre la dignité de ce soldat loyal et révolutionnaire, Vladimir Padrino Lopez", a lancé le président vénézuélien au milieu des applaudissements de l'assistance.

Le chef de l'Etat figure lui-même sur la liste des personnes sanctionnées par les Etats-Unis depuis l'été 2017.

Difficiles depuis l'ère de l'ancien président Hugo Chavez (1999-2013), les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela - qui n'ont plus d'ambassadeurs depuis 2010 - se sont tendues avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Avec AFP

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

Tedros Adhanom Ghebreyesus garde l'espoir face au coronavirus
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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

Hong Kong: Londres "profondément préoccupé" par l'arrestation de Jimmy Lai

Des manifestants à Hong Kong, le 1er octobre 2017.

Le gouvernement britannique est "profondément préoccupé" par l'arrestation à Hong Kong du magnat de la presse Jimmy Lai, une des figures de proue du mouvement pro-démocratie du territoire, a déclaré un porte-parole de Downing Street lundi.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation de Jimmy Lai et de six autres personnes à Hong Kong. C'est une preuve supplémentaire que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour faire taire la voix de l'opposition.", a déclaré ce porte-parole.

Patron de Next Digital, propriétaire de deux titres critiques du régime chinois, le quotidien Apple Daily et le magazine Next, Jimmy Lai a été interpellé pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères, une des infractions visées par la nouvelle législation sécuritaire entrée en vigueur fin juin, et de fraudes. Une autre figure de proue du mouvement pour la démocratie, Agnes Chow, a été appréhendée en application de cette même loi sur la sécurité nationale.

Au total, selon une source policière, dix personnes ont été interpellées lundi.

Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019, la législation récemment introduite donne aux autorités locales de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat : la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.

Nombre de militants pour la démocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir selon eux avec le principe "Un pays, deux systèmes" ayant présidé à la rétrocession en 1997 et garantissant théoriquement jusqu'en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, cinq pays qui forment l'alliance surnommée "les Five Eyes", ont exprimé leur "vive inquiétude face à l'imposition par Pékin de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui érode les libertés et les droits fondamentaux du peuple de Hong Kong", dans un communiqué commun diffusé dimanche.

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