Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

3e jour de manifestation cette semaine dans les rues de Lomé

Des partisans de l'opposition manifestent dans les rues de Lomé, Togo, Sept. 20, 2017.

Des milliers de manifestants sont une nouvelle fois descendus dans les rue de la capitale togolaise samedi, pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé, qui a promis d'engager un dialogue prochainement avec l'opposition.

C'est la troisième fois cette semaine que les partisans de 14 partis d'opposition protestent à l'appel de leurs leaders, alors que le pays traverse une grave crise politique depuis plus de trois mois.

"Les manifestations vont se poursuivre jusqu'à satisfaction des revendications que nous avons formulées", a confié à l'AFP, Jean-Pierre Fabre, opposant historique et chef de file de l'Alliance nationale pour le changement (ANC).

Les manifestants demandent une limitation rétroactive du mandat présidentiel et la démission du président Faure Gnassingbé.

Le chef de l'Etat est à la tête du Togo depuis 2005, date à laquelle il a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé sans partage le pays pendant 38 ans.

Resté silencieux pendant des mois, M. Gnassingbé a fait savoir la semaine dernière qu'un dialogue avec l'opposition devrait avoir lieu "d'ici à quelques semaines", alors que les présidents guinéen et ghanéen se sont impliqués dans les négociations.

"Pour le moment les présidents guinéen (Alpha Condé) et ghanéen (Nana Akufo-Addo) s'emploient à faire en sorte que les 'mesures d'apaisement' soient prises pour que les discussions démarrent", a expliqué M. Fabre en marge des protestations de samedi.

Avant toute concertation, l'opposition exige la libération des personnes détenues, la levée de "l'Etat de siège" et de l'interdiction de manifester dans les villes du nord (Sokodé, Bafilo et Mango), d'où est partie cette nouvelle contestation, et le retour des militaires dans les casernes.

Ce n'est pas la première fois que l'opposition togolaise et le pouvoir engagent des pourparlers, mais ils sont jusqu'à présent restés lettre morte, chaque partie imputant à l'autre statu quo.

Pour Adjoa, une revendeuse au grand marché de Lomé qui se préparait une nouvelle fois à battre le pavé, "ce prochain dialogue doit être franc et sincère" et tourner autour des "conditions du départ de Faure, maintenant ou en 2020", lors du prochain scrutin présidentiel.

Le parti au pouvoir a promis de soumettre par référendum une modification de la constitution, prévoyant notamment la limitation du mandat présidentiel au nombre de deux, mais cette mesure n'étant pas rétroactive, elle permettrait au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025.

Jeudi, Muhammadu Buhari, président du Nigeria, poids lourd dans la région d'Afrique de l'Ouest a fait part de ses "inquiétudes" face à la situation au Togo, assurant que "l'instabilité politique" dans le pays pourrait avoir de graves conséquences régionales.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Eliminatoires de la CAN 2019

Eliminatoires de la CAN 2019
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:24 0:00

Déparasitage des enfants

Déparasitage des enfants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:38 0:00

Migration intra-africaine

Migration intra-africaine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

Tshisekedi libère les prisonniers politiques

Tshisekedi libère les prisonniers politiques
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Un chef d'état major refoulé par les familles de soldats tués

Le ministre de la Sécurité nationale, Salif Traoré, sur les lieux de l'attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)

Le chef d'état-major de l'Armée de terre malienne venu présenter ses condoléances à Nioro (ouest) jeudi a été conspué par les familles de militaires tués dans le centre du Mali au cours d'une attaque qui a fait 26 morts, a appris l'AFP de témoins et de source militaire.

Un précédent bilan de cette attaque à Dioura le 17 mars, attribuée aux hommes de Ba Ag Moussa, dit "Bamoussa", considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef de la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, s'élevait à 23 morts.

Lors d'une cérémonie officielle jeudi, le président Ibrahim Boubacar Keïta est revenu sur cette attaque, prévenant les chefs militaires qu'"aucune négligence ne saurait plus être tolérée. En tout cas, je ne la tolérerai pas, pour la vie de nos enfants".

"C'est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu'on nous l'apporte à nous", a-t-il lancé, soulignant qu'il s'agissait d'un "mort d'ordre aux forces armées".

Par ailleurs, des veuves de militaires de la ville-garnison de Kati, à 15 km au nord de Bamako, qui projetaient une marche jeudi, y ont renoncé in extremis à la suite d'une médiation, selon des sources locales.

A Nioro du Sahel, près de la frontière mauritanienne, le général Abdrahamane Baby et sa délégation ont dû rebrousser chemin sans avoir pu présenter leurs condoléances, face à la colère des familles du camp militaire, ont indiqué un élu local sous le couvert de l'anonymat et des témoins.

"Nous ne voulons pas de chef militaire ici, le général Baby, dès son arrivée à Nioro, nous avons dit +Non et non!+. Qu'il retourne à Bamako avec ses condoléances", a déclaré Hatouma Sylla, veuve d'un militaire tué à Dioura, jointe au téléphone par l'AFP.

"Les veuves des militaires ont catégoriquement refusé son entrée au camp, elles ont brûlé des pneus", a expliqué Bakary Séméga, un enseignant de Nioro. "C'est surtout les veuves et orphelins des soldats tombés sur le champ d'honneur. Ils étaient soutenus par la population", a-t-il ajouté.

Exprimant "sa colère contre le gouvernement", Mariam Diambou, une autre veuve de militaire a déclaré de son côté en avoir "assez". "Nos maris, nos enfants, ce sont eux qui meurent à longueur de journée. Ce n'est pas normal, c'est un complot", a-t-elle dit.

Une source militaire malienne contactée dans le centre du pays a affirmé que le bilan de l'attaque s'élevait désormais à 26 morts, mais pourrait encore s'alourdir. "Nous avons découvert des nouveaux corps, c'est ce qui fait que le nouveau bilan est de 26 morts", a précisé cette source.

Sollicité, le ministère de la Défense n'a pas souhaité commenter les événements survenus jeudi à Nioro, fief du chérif Bouyé Haïdara, l'un des plus influents dirigeants musulmans du pays, qui a manifesté son opposition au président Keïta.

Les chefs d'état-major interarmes français et britannique, les généraux François Lecointre et Nick Carter, se trouvent actuellement au Mali, ou ils ont été reçus mercredi par leur homologue, le général M'bemba Moussa Keïta, selon un communiqué militaire malien.

La France conduit l'opération Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel avec quelque 4.500 militaires, dont 2.700 au Mali, selon Paris.

Le Premier ministre français Edouard Philippe s'est rendu il y a un mois au Mali pour réaffirmer le soutien de son pays à Bamako, tout en appelant à accélérer l'application de l'accord de paix de 2015. Et les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU se rendent au Mali et au Burkina Faso voisin à partir de vendredi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG