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"Trahir l'équipe nationale, un crime contre la Nation" selon le vice-Premier ministre gabonais


Bruno Ben Moubamba sur une affiche des élections, le 25 août 2016.

Le vice-Premier ministre du Gabon a prévenu lundi que "trahir" l'équipe nationale était "un crime contre la Nation" alors que des journaux d'opposition dénoncent l'accueil de la Coupe d'Afrique des Nations de football après la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba.

"Les Panthères du Gabon n'appartiennent à personne. Il est donc insoutenable d'entretenir la moindre attitude qui pourrait compromettre le moral de nos joueurs", a déclaré Bruno Ben Moubamba, par ailleurs ministre du Logement, dans une déclaration à la presse.

"Trahir les panthères, c'est trahir la patrie et la trahison est un crime contre la Nation", a-t-il lancé.

"Ali Bongo et Aubameyang (ndlr: l'attaquant-vedette du Gabon) s'en foutent des morts", a titré lundi en éditorial le journal d'opposition l'Aube, allusion aux violences post-électorales de septembre dernier. Des membres de la société civile avaient par ailleurs appelé au boycott de la CAN.

"Halte au manque de patriotisme de certains notamment sur les réseaux sociaux", a poursuivi le vice-Premier ministre. "Certaines personnes mal inspirées pensent que c'est en gaspillant l'image de la CAN, des Panthères et donc de la Nation qu'ils réussiront - eh bien ils ne réussiront qu'à ternir davantage leur propre âme".

"Une équipe, un pays, un peuple: yes oui CAN", a-t-il conclu, détournant le slogan de Barack Obama en 2008.

Aubameyang et ses équipiers jouent un match déjà décisif mercredi contre le Burkina Faso après leur nul décevant (1-1) contre la Guinée-Bissau samedi lors du match inaugural au stade de l'amitié de Libreville (40.000 places) largement rempli au moment du coup d'envoi.

Avec AFP

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