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Togo

Des élèves togolais mis à contribution contre la pollution du plastique

Les participants à la colonie verte à Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Une vingtaine d’enfants ont été sensibilisés sur la pollution du plastique pour mieux protéger l’environnement dans le cadre de la première édition de "colonie verte" à Lomé.

La pollution du plastique, les menaces sur l’environnement et le recyclage : ce sont des sujets abordés lors de la première édition de la "colonie verte".

Une journée d’échange au cours de laquelle les enfants ont pu mieux comprendre le danger que constitue la pollution des plastiques sur l’environnement.

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique
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"On a appris que chaque année, il y a 8 millions de tonnes de plastique qui tombent dans la mer et que des scientifiques ont estimé que d’ici à 2050, il y aura plus de déchets dans la mer que de poissons", a retenu Kylian, 9 ans, élève de CM1.

Son ainé de 3 ans, Jean-Bruno, réfléchit à des solutions. "Je vais faire une campagne pour dire à tout le monde de ne pas jeter les ordures par terre. A l’école, on va faire des poubelles pour les mettre dans la rue", a-t-il confié à VOA Afrique.

Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Agés de 4 à 12 ans, les enfants constituent une cible privilégiée pour une meilleure protection de l’environnement, a indiqué Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", donnant ainsi les motivations du choix de cette frange de la population.

"On a voulu faire une classe verte parce qu’on s’est dit qu’il fallait associer les enfants à l’écologie. Et de plus, ce sont les adultes de demain. Donc il est important de les former dès tout petit à l’écologie et les sensibiliser aux méfaits et au danger du plastique", explique Christelle Sélom.

A la fin de la colonie verte une mission a été confiée aux enfants. "Les sachets que vous avez dans votre environnement : ne les jetez plus dans la rue. Essayez de les jeter dans la poubelle. Essayez d’en parler autour de vous, à l’école, à vos parents pour sensibiliser toute la société togolaise", a insisté Mme Sélom.

Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Isis Noor Yalagi, qui a expliqué la pollution du plastique aux enfants estime qu’il est temps que l’écologie rentre dans les mœurs africaines. "Il est important aujourd’hui qu’à l’école, on commence à parler du plastique aux enfants. On va parler de la déforestation, on va parler d’une agriculture saine", soulignant "tout ça, c’est de l’écologie", a détaillé Mme Yalagi.

"Il est important que cette éducation rentre dans les mœurs de nos enfants comme apprendre, lire et compter", a-t-elle soutenu avant d’avertir que "si nous ne menons pas cette démarche pour que les habitudes changent au niveau de nos enfants, nous disparaîtrons".

Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Aristide Mensah a inscrit ses enfants à cette "colonie verte" pour renforcer leur vision sur les défis environnementaux. "C’est une opportunité pour les enfants de participer à quelque chose qui va édifier leur conscience surtout qu’en ce moment, il y a l’Amazonie qui est en train de partir en fumée. Je pense que c’est l’une des raisons qui m’a le plus motivé à venir avec les enfants", a laissé entendre M. Mensah.

Au cours de cette "colonie verte", les enfants ont pu produire différents objets à partir des bouteilles et couverts en plastique.

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Les élèves togolais de retour en classe

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Les établissements scolaires togolais distribuent des masques et réduisent le nombre d'élèves par classe

Des ouvriers à l’œuvre dans l’unité de production de masques, Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)

Avec le déconfinement progressif initié par les autorités togolaises, les élèves des classes d’examen devraient bientôt reprendre le chemin de l’école.

Avec le déconfinement progressif initié par les autorités togolaises, les élèves des classes d’examen devraient bientôt reprendre le chemin de l’école.

Pour aider les élèves et le corps enseignant à respecter les gestes barrières, des masques et du gel détergent sont offerts aux établissements scolaires. Même si les dispositifs de lavage de mains font encore défaut dans les écoles, les responsables se sont engagés à faire respecter la distanciation physique.

Pour une meilleure protection face à la pandémie du coronavirus, tous les élèves et le corps enseignant doivent au moins être munis d’un masque, même si le port de masque n’est pas encore obligatoire au Togo.

Le fait que les acteurs du système éducatif n’en portent pas peut constituer un facteur favorisant la propagation du virus à l’heure de la reprise des cours.

C’est cette idée qui a conduit les responsables du Bloc alternatif togolais pour une innovation républicaine (BATIR) à sillonner quelques établissements scolaires. Ils y apportent des masques en tissu, que le parti produit lui-même, et des détergents liquides.

Remise des masques en tissu entre le SGA de BATIR, Fiacre Atsu (en blanc) et le directeur du collège Jean-Baptiste, Théophile Dika (en chemise imprimé wax), Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Remise des masques en tissu entre le SGA de BATIR, Fiacre Atsu (en blanc) et le directeur du collège Jean-Baptiste, Théophile Dika (en chemise imprimé wax), Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)

"La reprise des cours est imminente, donc nous avons jugé utile de venir en appui au corps enseignant en leur offrant des masques et du détergent pour qu’ils puissent eux même d’abord respecter les gestes barrières en portant les bavettes et en se lavant les mains", a déclaré Fiacre Atsu, secrétaire-général adjoint de BATIR.

"Nous ne pouvons pas protéger les enseignants et laisser les élèves. Donc nous avons pensé venir également en appui à nos frères et sœurs qui sont en classe d’examen et qui vont reprendre les cours", a-t-il ajouté, soulignant que leur souhait est de permettre aux élèves de boucler l’année scolaire en toute quiétude.

Suite à une pénurie des masques dans les premières semaines après le premier cas positif au Togo, BATIR a installé une unité de production où sont sortis quotidienne des masques qui sont gratuitement distribués aux populations.

Près de 200.000 masques sont ainsi distribués. Le directeur du Collège Saint Jean Baptiste de la Salle, agréablement surpris, dit considérer, dans ce contexte, le masque comme un matériel nécessaire pour la reprise.

"Nous sommes en train de nous préparer pour la rentrée et que le matériel cache-nez est venu pour nos élèves. Franchement c’est une réponse à des questions que nous nous posons. Comment allons-nous entreprendre la rentrée ? Eh bien voilà ce que nous avons reçu", a indiqué Théophile Dika, le directeur de ce collège, tout heureux. Il a saisi l’occasion pour lancer un appel pour que les élèves, qui sont l’avenir du pays, soient au cœur des priorités de l’état.

Au niveau de chaque établissement scolaire, des dispositions sont prises pour faire respecter les gestes barrières, notamment la distanciation physique.

Joseph Kodjo Assafo, Directeur du CEG Cacavéli, à Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Joseph Kodjo Assafo, Directeur du CEG Cacavéli, à Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)


"Nous sommes en train de préparer la rentrée pour que tout se passe dans le respect des mesures barrières. On a déjà fait la répartition des élèves par classe. Au lieu de 4 classes de 3e qu’on avait, on a actuellement 11 classes de 3e. Et donc, nous avons mis environ 30 élèves par classe afin qu’il y ait la distanciation d’un mètre d’un élève à un autre", a expliqué Joseph Kodjo Assafo, directeur du CEG Cacavéli à Lomé.

Afin de permettre aux élèves de préparer dans de meilleures conditions l’examen du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), des mesures supplémentaires sont envisagées. "Nous allons devoir faire recours à tous les professeurs de l’établissement, qu’ils interviennent en 3e ou pas, pour que les 11 classes puissent suivre correctement les cours", a annoncé M. Assafo.

Dans les établissements scolaires visités, les responsables déplorent l’absence de dispositif de lavage de mains. Le souhait est de rendre systématique le lavage des mains.

"Il faudrait que devant chaque classe il y ait un dispositif de lavage à mains, si possible. Pour que chaque élève avant d’intégrer la classer qu’il puisse se laver les mains", a laissé entendre le directeur du collège d’enseignement général de Cacavéli.

Les Togolais reprennent leur quotidien malgré quelques inquiétudes

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