Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Togo

Permis de conduire obligatoire pour les motocyclistes dès le 20 septembre

Un conducteur de moto remorquant 3 passagers à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Pour les sept premiers mois de l’année, plus de 350 personnes ont trouvé la mort dans un accident de circulation. Le ministère togolais de la sécurité et de la protection civile met en cause les conducteurs de moto, dont la grande majorité roule sans permis de conduire.

La situation ne sera plus possible car dès le 20 septembre, le permis de conduire sera obligatoire pour les motocyclistes au Togo.

Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019, 3178 accidents se sont produits sur les routes togolaises, ayant occasionné 354 décès et 4483 blessés.

Yark Damehane, ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, au cours d’une conférence de presse à Lomé, le 7 mars 2018. (VOA/Kayi Lawson)
Yark Damehane, ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, au cours d’une conférence de presse à Lomé, le 7 mars 2018. (VOA/Kayi Lawson)

Pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, les causes de ces accidents sont le non-respect du code de la route notamment l’excès de vitesse, des dépassements mal faits, la distraction en circulation en raison de l’utilisation du téléphone portable, la conduite en état d’ébriété et/ou sous l’influence de stupéfiants.

Les conducteurs de moto ont une connaissance assez limitée du code de la route, soutient Yark Damehane, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

"Le permis de conduire concerne beaucoup l’apprentissage du code de la route. Malheureusement, nos compatriotes motocyclistes ont encore, je dirai, du caillou dans le pied. Parce qu’ils se disent permis ou sans permis, je peux piloter ma moto, avec les conséquences que nous venons de voir", déplore le ministre Damehane, qui annonce que dès le 20 septembre le permis de conduire sera exigé à tout motocycliste.

"On arrête un motocycliste, il n’a pas de permis, sa moto est en fourrière", a dit en substance Yark Damehane le 9 aout dernier, lors d’une conférence de presse à Lomé.

Des motocyclistes en circulation à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Des motocyclistes en circulation à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Le permis de conduire obligatoire pour les conducteurs de moto, est une mesure que salue Jean, détenteur d’un permis de conduire pour moto depuis 2015.

Après avoir indexé les conducteurs de taxi moto, qui, selon lui, "ne maîtrisent pas le code de la route et circulent n’importe comment", Jean fait noter que pour une application objective de la mesure, il faut que tout motocycliste y soit soumis.

"Il faut que le ministre sache bien que ‘charity begins at home’. Les agents de sécurité, eux-mêmes, n’ont qu’à essayer d’avoir d’abord leur permis pour servir d’exemple", a-t-il indiqué, faisant allusion au fait que des agents des forces de l’ordre circulent avec des motos sans plaque d’immatriculation.

20 septembre, une date pas très réaliste

La mesure annoncée par le gouvernement est unanimement ovationnée par les Togolais quoique certains estiment que la date du 20 septembre doit être revue.

"L’initiative en soi est bonne mais il faut laisser un peu de temps. Le 20 septembre est une date, si on peut dire un peu anarchique, excusez-moi le terme", a laissé entendre un conducteur de taxi moto.

Jean, cité plus haut, renchérit que le délai est trop court pour que tous les motocyclistes puissent entrer en possession de leur permis de conduire avant le 20 septembre.

"Il faut prolonger un peu le délai. Au moins dans le mois d’octobre, ça peut être faisable. Quand est ce qu’on va commencer à apprendre le code. Le 20 septembre, c’est déjà proche. On ne peut pas", a soutenu un autre motocycliste au micro de VOA Afrique à Lomé.

Pour réduire les accidents de circulation, Kodjo Agbétrobou, un usager de la route fait une toute autre proposition. "Ce n’est pas le permis de conduire qui va permettre de réduire le nombre d’accidents", analyse-t-il. Il propose une augmentation des amendes pour des infractions au code de la route.

En cas de non-respect des feux tricolores, il propose que le contrevenant paie 25.000 voire 30.000 francs CFA.

"Là, le conducteur sait que quand il ne va pas respecter les feux tricolores, il aura à perdre beaucoup de sous. Parce que ce n’est pas par manque de permis qui fait causer les accidents mais c’est un manque de conscience dans la conduite", ajoute Kodjo Agbétrobou tout coléreux.

Le Togo s’est doté d’une loi relative au code de la route et le gouvernement compte l'appliquer dans toute sa rigueur, pour réduire les morts sur les routes togolaises.

Toutes les actualités

Sept candidats à la Présidentielle de fin février

Sept candidats à la Présidentielle de fin février
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

Dix candidats à la présidentielle de fin février

Dix candidats à la présidentielle de fin février
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

Dix candidats à la présidentielle du 22 février

Dix candidats à la présidentielle du 22 février
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

L'Union pour la république désigne Faure Gnassingbé pour briguer un 4e mandat

Le président Faure Gnassingbé, au congrès de son parti à Tsévié, Togo, le 28 octobre 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Le président togolais Faure Gnassingbé va briguer un 4ème mandat. Le président sortant en poste depuis 2005 a été choisi mardi à Lomé par les cadres de son parti pour être candidat à la présidentielle du 22 février 2020.

C’est sans surprise que Faure Gnassingbé a été désigné candidat du parti Union pour la république (Unir). C’était au cours d’une réunion politique du parti au pouvoir que le président sortant a accepté de porter le flambeau de son parti pour l'élection présidentielle.

Faure Gnassingbé va briguer un 4ème mandat
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00


"J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti pour l’élection présidentielle. En toute humilité, j’ai accepté", a déclaré Faure Gnassingbé au micro de VOA Afrique, à l’issue de sa désignation.

Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession va briguer un 4e mandat. Il sera l’adversaire des candidats Agbéyomé Kodjo, candidat unique d’une partie de l’opposition togolaise et de Jean Pierre Fabre, de l’Alliance national pour le changement.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR), le parti de l’ancien premier ministre Yaovi Agboyibo ne présentera pas de candidat à cette élection.

D’après la Céni, la Commission électorale nationale indépendante, 26 dossiers de candidature ont été retirés. La date limite des dépôts de candidature est fixée à mercredi 8 janvier 2020.

Faure Gnassingbé va briguer un 4ème mandat

Faure Gnassingbé va briguer un 4ème mandat
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG