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Tchad

Les vendeuses de poisson formées aux techniques de conservation moderne à N’Djamena

La commercialisation de vente de poisson frais sera modernisée au Tchad, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les autorités du ministère en charge de la formation professionnelle au Tchad, en collaboration avec les partenaires, veulent moderniser la vente de poisson frais. Environ une centaine de vendeuses sont en formation sur les techniques de conservation et de commercialisation du poisson.

Au Tchad, les autorités du ministère en charge de la formation professionnelle en collaboration avec les partenaires veulent moderniser la vente de poisson frais. Environ une centaine de vendeuses sont en formation sur les techniques de conservation et de commercialisation du poisson.

Formation sur les techniques de commercialisation du poisson
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Au pays des grillades de viande de bœuf et de chameau, l’idée de moderniser la vente de poisson arrive au moment où la principale source de production, le Lac Tchad, se dessèche sous les effets du changement climatique.

Il faut réorganiser le secteur en formant les vendeuses, comme l’explique une bénéficiaire : "Auparavant nous ne savions pas comment conserver nos poissons. On les exposait à l’air libre mais maintenant c’est une bonne chose pour nous pour le développement notre commerce".

Des kits mobiles pour la conservation et la commercialisation du poisson frais au Tchad, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Des kits mobiles pour la conservation et la commercialisation du poisson frais au Tchad, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Une autre bénéficiaire dénonce le manque de matériels pour conserver les poissons. "Il n’y a pas de congélateur et les poissons sont exposés au soleil, à la merci des mouches, et quand les consommateurs voient les mouches sur le poisson, ils n’ont pas envie d’acheter", a-t-elle déploré.

Pour le conseiller technique du ministère en charge de la formation professionnelle et du petit métier, Baday Guelkoussi, la réorganisation de ce secteur aura un impact économique. Puisque, précise-il, des kits mobiles pour une bonne conservation du poisson seront distribués à ces femmes.

Baday Guelkoussi, conseiller technique du ministère de la formation professionnelle, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Baday Guelkoussi, conseiller technique du ministère de la formation professionnelle, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


"Avec ses chariots et les techniques de la commercialisation apprise, les femmes peuvent être mobile, cibler leurs clients privilégiés par carré ou par recoins, qui a un moment donné peuvent appeler directement pour demander de poissons de bonne qualité", a souligné Baday Guelkoussi.

Parmi les vendeuses de poisson, il y a des veuves et celles qui doivent nourrir et éduquer des enfants. Elles rencontrent toutes d’énormes difficultés.

Fyl Agoïd présidente de l'Union des Organisations des Femmes Vendeuses de poisson du Tchad, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Fyl Agoïd présidente de l'Union des Organisations des Femmes Vendeuses de poisson du Tchad, le 8 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Fyl Agoïd, présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, informe "qu’au niveau du marché moderne de Viaduc, dans la commune du 6e arrondissement, des chambres froides sont construites pour la conservation des poissons mais elles ne fonctionnent pas, faute de la capacité de groupe électrogène. Au lieu d’installer un groupe de 250 kw, ils ont installé celui de 110 kw".

Pour Baday Guelkoussi, les kits mobiles de conservation qui seront donnés à ces femmes seront une solution à ce problème."Ces kits, comme c’est un genre frigo mobile, pourraient aider les vendeuses de poisson à fournir de poisson de meilleure qualité aux consommateurs", explique-t-il.

Le projet d’appui aux femmes vendeuses de poisson dans la ville de N’Djamena date de 2019. Plus d’une centaine de vendeuses de poisson dont 10 par arrondissement de la ville N’Djamena sont ciblées pour cette formation.

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Le G5 Sahel cherche une "nouvelle stratégie" après le retrait du Mali

"La situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué du G5 Sahel.

Les ministres de la Défense et les chefs d'état-major des pays du G5 Sahel ont tenu jeudi une réunion extraordinaire à Niamey pour réfléchir à une "nouvelle stratégie" pour cette force antijihadiste après le retrait du Mali en mai, a appris vendredi l'AFP.

Cette réunion d'une journée visait à "échanger sur la nouvelle configuration" de la Force conjointe après "le retrait du Mali" et le "départ de Barkhane" de ce pays, selon le communiqué final. "Cette situation nous impose d'adopter de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les groupes armés terroristes dans l'espace commun", indique le texte.

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Aucun détail n'a été donné sur cette nouvelle stratégie. Le G5 Sahel est une force militaire conjointe qui regroupait jusqu'au mois de mai le Niger, le Burkina, la Mauritanie, le Tchad et le Mali.

Largement financée par l'Union européenne, cette force représentait aux yeux des partenaires internationaux du Sahel une porte de sortie dans une région en proie aux violences jihadistes. Mais en cinq ans, les opérations conjointes sont restées peu nombreuses et la situation sécuritaire au Sahel n'a cessé de se dégrader.

En dépit des "efforts" des Etats avec "l'appui" des partenaires "la situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué.

"La formule actuelle (...) ne peut plus répondre à nos préoccupations opérationnelles", a observé en ouverture de la réunion, le général Gninguengar Mandjita, chef d'état-major des Armées du Tchad, pays qui assure la présidence du G5 Sahel.

Alkassoum Indatou, ministre nigérien de la Défense, juge quant à lui qu'"au delà des difficultés financières", le G5 Sahel souffre désormais d'un "problème de cohésion et d'unité d'action (...) mise à mal depuis le retrait du Mali".

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d'en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, invoquant une "perte d'autonomie" et "une instrumentalisation" au sein de l'organisation. En juillet, Mahamat Idriss Déby du Tchad et Mohamed Bazoum du Niger avaient martelé vouloir garder le G5 en vie, malgré le départ du Mali.

La junte au pouvoir depuis 2020 au Mali a récemment poussé vers la sortie la France qui a déployé via son opération Barkhane pendant des années des milliers de militaires dans le pays, dont une partie s'est repliée au Niger voisin.

Le bilan des combats entre éleveurs et cultivateurs tchadiens monte à 19 morts

Abakar Mahamat Tahir, un éleveur nomade du camp de Toukra, compte ses chameaux au Tchad, le 10 juin 2022.

Dix-neuf personnes ont été tuées mi-septembre en deux jours d'affrontements entre éleveurs et cultivateurs dans le sud du Tchad, pays régulièrement en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés nomades et sédentaires, selon un nouveau bilan du parquet local communiqué mardi.

Ces violences entre communautés sont récurrentes dans le centre et le sud du Tchad, où nombre d'habitants sont armés. Elles opposent généralement des éleveurs nomades arabes aux cultivateurs autochtones sédentaires, qui accusent les premiers de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

Une altercation entre deux membres de ces groupes dans la localité de Marabe, petit village à 500 km au sud-est de la capitale N'Djamena, a dégénéré en deux jours de combats qui ont débordé dans deux localités voisines, les 13 et 14 septembre, et un premier bilan de 10 morts avait été dressé.

"Dix-neuf personnes ont été tuées, 22 blessées et 18 arrêtées", a déclaré par téléphone à l'AFP Lamane Nguessangar, procureur général à la cour d’appel de Sahr, chef-lieu de la province du Moyen-Chari.

Le calme était revenu au bout de deux jours grâce à l'intervention des forces de l'ordre, avaient alors affirmé les autorités locales.

Les nomades viennent généralement des zones arides sahéliennes du nord du Tchad et cherchent à se sédentariser sur des terres plus fertiles propices à l'élevage de leurs dromadaires et moutons notamment.

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