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Moyen-Orient

Syrie: l'ONU demande d'épargner les civils dans le nord-ouest

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s'exprimant lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Syrie au siège à New York, le 14 avril 2018. REUTERS / Eduardo Munoz

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, inquiet de l'intensification des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie, a exhorté lundi les belligérants à protéger les civils et demandé à la Russie de contribuer à y faire respecter un cessez-le-feu.

"Le 5 mai, trois centres médicaux ont été touchés par des frappes aériennes, portant à au moins sept le nombre de ces installations attaquées depuis le 28 avril", dénonce-t-il dans un communiqué.

Le chef de l'ONU "exhorte toutes les parties à respecter le droit international et à protéger les civils" et "réclame aux belligérants de s'engager à nouveau à respecter les arrangements de cessez-le-feu signés le 17 septembre". Antonio Guterres demande notamment aux "garants du processus d'Astana (Russie, Iran, Turquie) de s'assurer que cela est fait", indique le communiqué.

La province d'Idleb (nord-ouest) et les territoires adjacents, notamment dans la province voisine de Hama, sont dominés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), qui ont renforcé leur emprise sur la région.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plusieurs installations médicales ont été bombardées ces derniers jours par l'armée russe.

"Neuf écoles ont été touchées par des attaques depuis le 30 avril, et des établissements scolaires dans plusieurs zones ont été fermés", déplore aussi Antonio Guterres sans désigner de coupables.

"Le secrétaire général suit avec une grande inquiétude l'intensification des hostilités" impliquant "les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés, des forces d'opposition armées et Hayat Tahrir al-Cham", précise le communiqué. "Il est alarmé par les informations sur les attaques aériennes sur des zones habitées et des infrastructures civiles qui se sont traduites par des centaines de morts et blessés et plus de 150.000 nouvelles personnes déplacées".

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie a fait plus de 370.000 morts.

Avec AFP

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Comment se fait-il que tant de personnes vaccinées attrapent le coronavirus ?

Un agent de santé prépare une dose de vaccin Johnson and Johnson à Lesbos, en Grèce, le 15 décembre 2021.

Pourquoi tant de personnes vaccinées contractent-elles le coronavirus ces derniers temps ?

Plusieurs facteurs sont en jeu, à commencer par l'émergence de la variante omicron, très contagieuse. La variante omicron est plus susceptible d'infecter les gens, même si elle ne les rend pas très malades, et son apparition a coïncidé avec la période des voyages de vacances dans de nombreux pays.

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Les gens peuvent penser (à tort) que les vaccins anti-COVID-19 bloquent complètement l'infection. Ce n'est pas le cas: les vaccins agissent principalement pour prévenir des cas de maladie grave, explique Louis Mansky, un chercheur qui travaille sur les virus à l'université du Minnesota.

Et les vaccins sont toujours efficaces à cet égard, en particulier pour les personnes qui ont reçu des rappels.

Deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou une dose du vaccin Johnson & Johnson offrent toujours une forte protection contre les maladies graves dues à l'omicron. Si ces doses initiales ne sont pas très efficaces pour bloquer une infection par le variant omicron, les rappels - en particulier avec les vaccins Pfizer et Moderna - augmentent les niveaux d'anticorps pour aider à combattre l'infection.

Omicron semble se répliquer beaucoup plus efficacement que les variantes précédentes.

Et si les personnes infectées ont une charge virale élevée, il est plus probable qu'elles transmettent le virus à d'autres, en particulier aux personnes non vaccinées. Les personnes vaccinées qui contractent le virus ont plus de chances de présenter des symptômes légers, voire aucun, car les injections déclenchent de multiples défenses dans le système immunitaire, ce qui fait qu'il est beaucoup plus difficile pour omicron de les contourner toutes.

Les consignes concernant les gestes salutaires n'ont pas changé. Les médecins conseillent de porter des masques à l'intérieur, d'éviter les foules et de se faire vacciner et si possible prendre une dose de rappel. Même si, au final, les vaccins ne vous empêcheront pas toujours d'attraper le virus, ils vous permettront de rester en vie et d'éviter un séjour à l'hôpital.

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Afghanistan: les Talibans décrètent de nouvelles règles de voyage pour les femmes

Des femmes afghanes sur un marché à Kaboul, le 20 décembre 2021.

Une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur plus de 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin.

Les talibans qui dirigent l’Afghanistan depuis le départ chaotique des forces américaines en août ont émis dimanche de nouvelles restrictions sur les déplacements des femmes dans le pays.

Selon une directive du ministère de la Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice, une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur une distance supérieure à 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin. En outre, seules les femmes portant un hijab (voile intégral) ou un foulard seront désormais autorisées à monter dans les taxis.

Ces dernières restrictions interviennent quelques semaines après que les talibans ont demandé aux chaînes de télévision afghanes de cesser de diffuser des drames et des feuilletons mettant en scène des actrices et d'exiger des présentatrices de journaux télévisés qu'elles portent un hijab à l'antenne.

Le porte-parole du ministère, Sadiq Akif Mahajer, a déclaré à la VOA que ces restrictions sont conformes à la loi islamique (charia).

Isolation et suspension d’aides

Depuis la chute du gouvernement soutenu par l'Occident à Kaboul et le retrait des forces internationales dirigées par les États-Unis du pays, les talibans règnent en maîtres incontestés dans ce pays situé entre l’Iran, le Pakistan et la Chine.

Les pays occidentaux n'ont toutefois pas reconnu le gouvernement taliban. Les États-Unis et d'autres pays occidentaux, ainsi que des institutions financières, ont suspendu des milliards de dollars d'aide financière à l'Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans à la mi-août.

La suspension de l'aide et les sanctions ont plongé l'économie dans une crise, augmentant les besoins humanitaires en Afghanistan où, selon les Nations unies, 23 millions de personnes souffrent de la faim en raison d'années de guerre, de sécheresse et de pauvreté.

"L'un de nos principaux problèmes en termes de conversations avec les talibans est précisément ce point, à savoir la condition, le statut et le traitement des femmes et des filles, y compris l'accès à l'éducation", a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris lors d’un entretien dimanche avec la chaîne CBS News.

Les restrictions imposées aux femmes ne s’arrêtent pas là.

Les talibans ont empêché la plupart des femmes afghanes de reprendre le travail. Les écolières ont interdiction de reprendre les cours dans de nombreuses provinces.

Barbes, prières et zéro musique

Pourtant la génération des talibans actuels avait promis un régime plus modéré que celui qui avait dirigé l'Afghanistan de 1996 à 2001.

À l'époque, les femmes n'avaient pas le droit de quitter leur domicile sans être accompagnées d'un homme. Elles étaient obligées de porter un voile les couvrant de la tête aux pieds et étaient interdites de travail et d'éducation.

Le décret publié dimanche contient de nouvelles exigences pour les hommes aussi.

En effet, il est recommandé aux chauffeurs des transports en commun de se laisser pousser la barbe, d’observer une pause pour la prière et d’arrêter de jouer de la musique dans leurs véhicules.

Article rédigé par Ayaz Gul, traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

Affaire Jamal Khashoggi: un suspect arrêté en France

Des affiches du journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi, près du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, vendredi 2 octobre 2020.

Un suspect dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été arrêté mardi en France, selon un responsable judiciaire français.

Ce responsable a précisé que le suspect était détenu sur la base d'un mandat d'arrêt turc. Il a demandé à ne pas être nommé, conformément aux pratiques habituelles de la justice française.

Selon la radio française RTL, le ressortissant saoudien, Khalid Aedh al-Otaibi, a été arrêté à l'aéroport de Roissy, près de Paris, alors qu'il tentait d'embarquer sur un vol à destination de Riyad.

M. Al-Otaibi faisait partie de plus d'une douzaine de responsables saoudiens sanctionnés par le Trésor américain en 2018 à la suite du meurtre et du démembrement de Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en 2018.

Il était également mentionné dans le rapport déclassifié des services de renseignement américains qui affirmait que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman avait "approuvé" l'opération qui a tué Khashoggi. Le rapport a utilisé une translittération anglaise alternative de son nom de famille.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Paris a déclaré que l'homme arrêté "n'avait rien à voir avec l'affaire en question" et a indiqué que l'ambassade s'attendait à sa libération immédiate. Elle a noté que l'Arabie saoudite a déjà tenu un procès sur le meurtre, bien qu'il se soit déroulé à huis clos et que les verdicts aient été critiqués par des groupes de défense des droits de l'homme et d'autres personnes pour n'avoir pas tenu pour responsable ou déclaré coupable toute personne ayant organisé, ordonné ou supervisé l'opération qui a tué Khashoggi.

Les autorités françaises vérifiaient mardi soir l'identité du suspect.

Le directeur de l'organisation de défense des médias Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a salué la nouvelle.

"Parfois, les gouvernements ferment les yeux sur des personnes qui sont poursuivies par la justice dans un autre pays. Je constate avec satisfaction qu'il y a eu une arrestation, et que la police n'a pas fermé les yeux cette fois-ci", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

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