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Moyen-Orient

Fin d'une mutinerie dans une prison syrienne avec des détenus de l'Etat islamique

Une prison à Hasakeh dans le nord de la Syrie le 26 octobre 2019.

Les forces kurdes en Syrie ont mis fin lundi à une mutinerie de détenus accusés d'appartenance au groupe Etat islamique (EI), ayant eu lieu la veille dans une prison du nord-est du pays, ont-elles annoncé dans un communiqué.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé le retour au calme dans cette prison, précisant que les quatre détenus qu'il avait donnés pour fugitifs dimanche soir ont finalement été retrouvés dans l'établissement.

Les tensions ont éclaté dimanche dans la prison de Ghouiran, dans la ville de Hassaké (nord-est syrien), où sont détenus près de 5.000 prisonniers "de différentes nationalités" et soupçonnés d'affiliation à l'EI, selon l'OSDH.

"La situation dans la prison est totalement sous contrôle", ont indiqué lundi dans un communiqué les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les combattants kurdes.

Le communiqué assure que des "terroristes de l'EI détenus" avaient réussi à arracher les portes de leurs cellules et à "prendre le contrôle du rez-de-chaussée de la prison".

Des forces anti-terrorisme rattachées aux FDS "sont directement intervenues, ont mis fin à la mutinerie et ont sécurisé le centre" de détention, selon le texte.

"Aucune évasion de détenus n'a eu lieu", assure le communiqué, alors que la veille, un porte-parole des FDS et un responsable anonyme avaient évoqué des fugitifs, sans donner leur nombre.

Un an après avoir proclamé le 23 mars 2019 l'éradication du "califat" de l'EI en Syrie, les forces kurdes détiennent toujours quelque 12.000 jihadistes dans plusieurs prisons du nord-est syrien, selon leurs statistiques.

Parmi eux, se trouvent des Syriens, des Irakiens mais aussi 2.500 à 3.000 étrangers originaires d'une cinquantaine de pays.

Si les Kurdes réclamaient au départ le renvoi vers leur pays d'origine des combattants étrangers, ils se sont résignés à l'idée de devoir les juger en Syrie, en raison des tergiversations des Occidentaux qui rechignent à rapatrier leurs ressortissants.

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Le Soudan confirme la visite d'une délégation israélienne la semaine dernière

Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu announces full diplomatic ties will be established with the United Arab Emirates, during a news conference on Thursday, Aug. 13, 2020 in Jerusalem. In a nationally broadcast statement, Netanyahu said the …

Une délégation israélienne a effectué une visite la semaine dernière à Khartoum pour discuter de "sujets technique et militaire", a confirmé lundi la plus haute instance au pouvoir au Soudan, tout en évoquant un blocage qui pourrait retarder le processus de normalisation des relations.

Nous ne l'avons pas annoncée (au moment où elle a eu lieu) car il s'agissait ni d'une visite significative, ni de nature politique. C'est pourquoi nous n'en avons pas parlé au niveau du Conseil de souveraineté ni du cabinet", a indiqué Mohamed al-Faki Suleiman, porte-parole du Conseil de souveraineté, selon le quotidien en ligne Sudan Tribune.

Cité lundi par la presse, il a précisé que "la visite était de nature technique et militaire".

Il a par ailleurs affirmé que les discussions sur la normalisation des relations étaient bloquées car "il y a des engagements politiques et économiques qui n'ont pas été respectés". Il n'a pas donné de précisions à ce sujet.

Ce pourrait notamment être le fait que la suppression du Soudan de la "liste noire" américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme n'est toujours pas effective, car il faut encore l'aval du Congrès des Etats-Unis.

Ce blocage "va retarder l'application de l'accord à moins que des progrès ne soient réalisés", a-t-il dit.

Israël avait annoncé le 23 novembre avoir envoyé ce jour-là une première délégation au Soudan depuis la conclusion un mois plus tôt d'un accord de normalisation des relations entre les deux pays.

Mais le porte-parole du gouvernement Fayçal Mohamed Saleh avait indiqué le lendemain "ne posséder aucune information" sur la venue d'une délégation israélienne, ni sur une possible visite d'une mission soudanaise en Israël.

Printemps arabe: 10 ans après, une deuxième vague de révoltes

Des étudiants portent des banderoles et scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger, en Algérie, le mardi 9 avril 2019.

Dix ans plus tard, une grande partie des espoirs nés du Printemps arabe semblent s'être évanouis. Mais la deuxième vague de révoltes qui a éclaté en 2019 a démontré que la flamme révolutionnaire n'était pas totalement éteinte.

Algérie, Soudan, Liban et Irak: quatre pays de la région peu touchés en 2011 par le souffle du Printemps arabe. Mais quatre nations qui ont été, l'an dernier, le théâtre de puissants mouvements de contestation, avec parfois à la clé la chute de vieux autocrates. Comme un goût de déjà vu, avec des slogans qui font écho à ceux de la première génération.

Cette nouvelle "vague (...) a démontré que le Printemps arabe n'était pas mort", dit à l'AFP Asef Bayat, expert des révolutions dans le monde arabe.

Ce printemps "a gagné d'autres pays de la région, avec des répertoires d'actions collectives relativement similaires", ajoute le politologue.

"Thawra" ("révolution"), "Le peuple veut la chute du régime"... Après la Tunisie, l'Egypte, la Syrie, la Libye ou le Yémen, les places d'Alger, de Khartoum, de Beyrouth ou de Bagdad ont connu les mêmes cris de ralliement, fustigeant une répartition inégale des richesses et la corruption de pouvoirs autoritaires.

Mêmes causes, mêmes effets: des gouvernements qui tombent et des présidents destitués sous la pression populaire.

"2011 a accouché de 2019, et 2019 entraînera une autre vague de manifestations", prédit Arshin Adib-Moghaddam, de l'université londonienne SOAS, School of Oriental and African Studies.

Algérie

Des manifestations avaient éclaté en janvier 2011 contre la cherté de la vie.

Mais le traumatisme d'une sanglante guerre civile (1992-2002) est encore présent, et la crainte d'une nouvelle descente aux enfers est un puissant inhibant.

"Nous avons suivi avec enthousiasme les manifestations en Tunisie, en Egypte, en Syrie, mais nous avions peur", explique Zaki Hannache, militant de 33 ans.

A l'époque, le pouvoir dispose en outre d'une rente financière, tirée de l'or noir, et apaise les tensions sociales en réduisant les taxes sur les produits alimentaires.

En février 2019, la situation paraît bien différente. Le ras-le-bol est à son comble, et avec la chute des cours du brut, les caisses sont vides.

Quant à Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, il est octogénaire et aphasique depuis un AVC en 2013.

Sa volonté d'être candidat pour un cinquième mandat est l'humiliation de trop pour une population qui se croyait résignée.

Le 22 février est le théâtre de premières manifestations massives, qui s'étendent d'Alger, où tout rassemblement est interdit depuis 2001, au reste du pays.

Le "Hirak" (mouvement) est né. L'autocrate tombera: l'armée retire son soutien à M. Bouteflika, qui démissionne le 2 avril.

Le départ du "clan Bouteflika" provoque l'euphorie. Mais les militants sont conscients que le chemin reste long: c'est l'ensemble du système qui cadenasse le pouvoir depuis l'indépendance en 1962 qu'ils veulent abattre.

Les manifestations hebdomadaires se poursuivent, inlassablement, des mois durant. Le régime, un temps représenté par le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, ne lâche pas prise: une présidentielle est organisée, malgré le rejet populaire. Pur produit de l'appareil d'Etat, Abdelmadjid Tebboune est - mal - élu.

Il faudra l'émergence de la pandémie de Covid-19 pour venir à bout de la mobilisation de rue - en mars 2020, elle est suspendue.

Mais en dépit de la répression judiciaire, l'esprit du Hirak flotte toujours dans les rues d'Alger et en Kabylie. Et son caractère profondément pacifique aura marqué les observateurs.

Dans une Algérie déjà meurtrie par une guerre civile, les militants n'ont pas oublié la Syrie, où les manifestations prodémocratie de 2011 ont cédé le pas sous le coup de la répression à un conflit sanglant.

"Nous avons tiré des leçons du Printemps arabe", résume M. Hannache. "Nous avons appris que la seule option était de préserver le caractère pacifique du mouvement".

Manifestation à Rabat pour réclamer la libération des détenus du Hirak
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Irak

Quand éclate le Printemps arabe, l'Irak est depuis longtemps débarrassée de son propre homme fort, l'invasion américaine ayant renversé Saddam Hussein en 2003. Sa chute a été suivie d'un conflit confessionnel sanglant.

"Nous avons vu dans les soulèvements du Printemps arabe une opportunité pour sauver la démocratie en Irak", relève toutefois Ali Abdulkhaleq, militant et journaliste de 34 ans.

En février 2011, il participe à la création du mouvement "Jeunesse de février", qui organise des manifestations hebdomadaires à Bagdad, dénonçant le gouvernement de Nouri al-Maliki.

"Le peuple réclame une réforme du régime", scande la foule, faisant écho aux slogans du Caire et de Tunis - sans toutefois réclamer la chute du pouvoir.

Le mouvement s'essouffle en quelques mois, mais "les gens ont réalisé que manifester était une possibilité", dit M. Abdulkhaleq, selon qui "une rage irakienne s'est libérée".

Des manifestations secouent sporadiquement le pays, jusqu'à l'explosion de colère d'octobre 2019.

Le soulèvement gagne tout le pays, réclamant cette fois un changement de régime et forçant à la démission le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi.

Après des mois de mobilisation massive, le mouvement s'essouffle, avec une répression implacable - près de 600 manifestants sont tués - et la pandémie.

Mais "les paramètres qui pourraient provoquer une nouvelle révolution sont toujours là", avertit M. Abdulkhaleq.

Soudan

Dès 2011, de jeunes militants s'organisent pour lancer des petites manifestations, ici et là, malgré les arrestations.

Car Omar el-Béchir tient depuis 1989 d'une main de fer un pays vivant dans une extrême pauvreté, déchiré par des guerres civiles à répétition, isolé diplomatiquement et où l'opposition politique est affaiblie.

En 2013, quand Khartoum supprime des subventions sur le pétrole, des manifestations éclatent. Elles seront réprimées dans le sang.

"La rue s'était résignée, malgré le début d'un effondrement économique", indique le militant Mohamed al-Omar. Mais "le cercle de l'opposition au régime a commencé à s'élargir", poursuit M. Omar, qui a connu la prison pour son militantisme.

Cinq ans plus tard, en décembre 2018, le triplement du prix du pain provoque de nouvelles manifestations. Cette mobilisation sera la bonne.

Le 11 avril 2019, Omar el-Béchir, ancien militaire arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, est assigné à résidence par l'armée.

Comme en Algérie, la lutte continue pour que la révolte obtienne le départ de l'Etat profond. Illustrant une transition houleuse, un sit-in de plusieurs mois à Khartoum visant à faire pression sur les militaires au pouvoir est brutalement dispersé le 3 juin.

Des dizaines de personnes sont tuées, faisant craindre le retour d'une contre-révolution, semblable à celle vécue en Egypte après le Printemps arabe de 2011.

Mais l'effet inverse se produit: sous pression, l'armée finit par signer, en août, un compromis avec la contestation. Le pays se dote d'un Conseil souverain mixte pour superviser une transition sur trois ans vers un régime civil.

Citant notamment le rôle clé des syndicats, M. Omar juge que "le mouvement au Soudan était bien plus organisé" que la plupart des soulèvements du Printemps arabe.

Liban

Au Liban, avec un régime politique censé garantir le partage du pouvoir entre différentes communautés religieuses, ce sont les mêmes familles qui s'accaparent la sphère publique depuis des décennies.

La classe politique reste dominée par les seigneurs de la guerre civile de 1975-1990.

"Quand j'ai vu qu'en Tunisie et en Egypte il y avait du changement, je me suis demandé: 'Pourquoi cela n'arriverait pas au Liban?'", se souvient Imad Bazzi, dont l'engagement remonte à la fin des années 1990.

En février 2011, au chômage, il participe à l'organisation de manifestations, sans réel changement toutefois.

Mais la colère ne fait que sommeiller dans un Liban abonné aux crises politiques, miné par des écarts de richesse grandissants.

En 2015, l'amoncellement des déchets dans les rues de Beyrouth, dû à une mauvaise gestion, entraîne des manifestations dénonçant l'ensemble de la classe politique.

En octobre 2019, l'étincelle de la "révolution" finit par prendre.

Le déclencheur? L'adoption par les autorités d'une nouvelle taxe sur l'utilisation de WhatsApp, dans un pays où pointent les premiers signes d'un effondrement économique.

"Thawra!": des semaines durant, les manifestants battent le pavé, réclamant le départ d'une classe politique jugée corrompue et incompétente. Ils sont parfois des centaines de milliers, de toutes confessions, une source de fierté dans ce pays fragmenté.

Sous pression, le Premier ministre Saad Hariri démissionne. Mais, un an plus tard, les mêmes politiciens s'agrippent toujours au pouvoir.

Pire, les maux - corruption, incompétence - fustigés par les manifestants trouvent une concrétisation dramatique dans l'explosion du 4 août au port de Beyrouth, où était stockée depuis des années une énorme quantité de nitrate d'ammonium, au mépris des risques.

En octobre, ce n'est autre que M. Hariri qui est de nouveau désigné pour diriger un nouveau gouvernement. Tout un symbole.

Pour les militants, malgré l'essoufflement, le soulèvement n'a pourtant pas été vaincu.

"C'est un processus continu", assure M. Bazzi. "Les vagues viennent, les unes après les autres, elles sont toutes connectées".

Turquie: la prison à vie pour les putschistes de 2016

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Premier vol commercial direct de Dubaï vers Israël

Un avion Flydubai est vu au salon aéronautique de Dubaï le 8 novembre 2015.

La compagnie aérienne à bas prix Flydubai a lancé jeudi les premiers vols directs vers Tel-Aviv, deux mois après la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël, sous l'égide des Etats-Unis.

L'avion a décollé jeudi matin, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aéroport international de Dubaï, l'un des plus importants au monde.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sera présent à l'arrivée du vol à l'aéroport international Ben Gourion, a déclaré sur Twitter Ofir Gendelman, son porte-parole pour les médias arabes.

Les Emirats arabes unis ont signé en septembre un accord négocié par les Etats-Unis pour officialiser leurs relations avec l'Etat hébreu, le premier accord de ce type conclu par un Etat arabe du Golfe.

Les Emirats arabes unis sont le troisième pays arabe à avoir normalisé les relations avec Israël, après l'Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994 qui avaient ainsi mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien.

Il a été rapidement suivi par Bahreïn, un autre pays du Golfe.

Flydubai avait annoncé au début du mois qu'elle allait "opérer 14 vols par semaine entre l'aéroport international de Dubaï et l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv".

"Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement", avait déclaré le PDG de Flydubai, Ghaith al-Ghaith, lors de l'annonce du service au début de ce mois.

La compagnie aérienne de Dubaï assurera la liaison deux fois par jour, et les compagnies aériennes israéliennes El Al et Israir devraient toutes deux lancer leurs services commerciaux entre les deux villes le mois prochain.

Etihad Airways, basée à Abu Dhabi, la capitale des Emirats, avait annoncé le début de ses vols vers Tel-Aviv pour mars 2021.

Avec leurs économies durement touchées par la pandémie de coronavirus, les Emirats et Israël comptent sur les retombées économiques de leur accord de normalisation, y compris dans le domaine du tourisme.

Les pays du Golfe se sont rapprochés d'Israël ces dernières années, en particulier ceux qui partagent avec l'Etat hébreu la même inimitié à l'égard de l'Iran.

Mais l'officialisation de ce rapprochement par les Emirats et Bahreïn a rompu avec un consensus arabe qui conditionnait les relations avec Israël à une solution du conflit avec les Palestiniens et au retrait de l'Etat hébreu de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.

Poids lourd de la région, l'Arabie saoudite a jusqu'à présent refusé de normaliser officiellement ses relations avec Israël, mais donné son feu vert au survol de son territoire par les vols commerciaux se rendant ou partant d'Israël, signifiant ainsi qu'il n'avait pas d'objection à l'établissement de relations entre l'Etat hébreu et des pays arabes du Golfe.

Après l'annonce de l'accord avec les Emirats arabes unis par le président américain Donald Trump en août, la compagnie aérienne israélienne El Al a transporté une délégation de responsables américains et israéliens à Abou Dhabi pour le premier vol commercial entre les deux pays.

Cette visite a été suivie par une visite officielle d'une délégation des Emirats arabes unis à Tel-Aviv le mois dernier ainsi que par une série de vols transportant des hommes d'affaires.

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

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