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Syrie: 33 soldats turcs tués, Ankara riposte, craintes d'escalade

Halo de fumée sur la ville de Saraqib dans la partie orientale de la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, à la suite du bombardement des forces gouvernementales syriennes, le 27 février 2020. (Photo by Aref TAMMAWI / AFP)

Au moins 33 soldats turcs ont été tués jeudi dans la province d'Idleb dans des raids attribués au régime syrien par Ankara qui a aussitôt riposté en bombardant des positions de Damas, faisant craindre une escalade et un nouveau désastre humanitaire.

"A défaut d'agir rapidement, le risque d'une escalade encore plus grande augmente d'heure en heure", a mis en garde le porte-parole des Nations unies Stephane Dujarric, qui a appelé "à un cessez-le-feu immédiat".

Lors d'une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a condamné les frappes aériennes aveugles du régime syrien et de son allié russe". Il a "exhorté toutes les parties à une désescalade de cette situation dangereuse, et à éviter que ne s'aggrave davantage la situation humanitaire épouvantable dans la région", selon un porte-parole de l'alliance, dont la Turquie est membre.

"Nous soutenons notre allié de l'Otan, la Turquie, et continuons d'appeler à un arrêt immédiat de cette offensive odieuse du régime d'Assad, de la Russie et des forces soutenues par l'Iran", a déclaré pour sa part un porte-parole du département d'Etat américain.

Outre les 33 morts, une trentaine de militaires turcs ont été blessés dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien, qui ont visé la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Les blessés ont été rapatriés en Turquie pour être hospitalisés, a déclaré Rahmi Dogan, le gouverneur de la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie.

Le chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan a convoqué un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara.

Signe que la situation risque d'empirer, la présidence a annoncé que l'armée turque bombardait dans la nuit de jeudi à vendredi des positions du régime de Bachar al-Assad en représailles à la mort des soldats turcs.

"Toutes les positions connues du régime (syrien) ont été prises sous le feu de nos unités terrestres et aériennes", a affirmé le directeur de la communication de la présidence, Fahrettin Altun, dans un communiqué. "Nos valeureux soldats se sont vengés", s'est-il réjoui.

Le responsable turc a par ailleurs exhorté la communauté internationale, y compris la Russie et l'Iran, parrains de Damas, à "prendre leurs responsabilités" pour "faire cesser les crimes contre l'humanité que commet le régime".

Les lourdes pertes essuyées par Ankara jeudi interviennent après des semaines de tensions croissantes à Idleb entre les forces turques et celles du régime de Bachar al-Assad, qui se sont affrontées à plusieurs reprises.

Ces bombardements meurtriers, qui portent à au moins 53 le nombre de militaires turcs tués à Idleb en février, risquent en outre de creuser un fossé entre Ankara et Moscou, principal soutien du régime syrien.

Un nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d'Idleb s'est achevé jeudi à Ankara, sans annonce de résultat concluant.

- Vague de déplacés -

Avec le soutien de l'aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et jihadiste d'Idleb.

Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie.

Cependant, les groupes rebelles, dont certains sont appuyés par Ankara, ont contre-attaqué et repris jeudi la ville stratégique de Saraqeb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En reprenant la ville, jihadistes et rebelles coupent l'autoroute M5 reliant la capitale Damas à la métropole d'Alep (nord).

Sept civils, dont trois enfants, ont péri jeudi dans des bombardements syriens et russes sur la province d'Idleb, selon l'OSDH.

Depuis décembre, plus de 400 civils ont été tués dans l'assaut selon l'OSDH et plus de 948.000 personnes, dont plus d'un demi-million d'enfants, ont été déplacées d'après l'ONU.

Si la Turquie s'intéresse d'aussi près à Idleb, c'est notamment parce qu'elle redoute un nouvel afflux de réfugiés sur son sol, où quelque 3,6 millions de Syriens vivent déjà.

Dans le cadre d'un accord conclu en 2016 avec Bruxelles, Ankara s'est engagé à empêcher les passages de migrants vers l'Europe, notamment via la Grèce.

Mais jeudi, le porte-parole du parti pésidentiel AKP, Omer Celik, a affirmé que la Turquie n'était "plus en mesure de retenir" les migrants qui voudraient se rendre en Europe, tout en soulignant que la politique migratoire d'Ankara n'avait "pas changé".

A l'ONU, le désaccord reste total entre les pays occidentaux et la Russie.

"Le déplacement de près d'un million de personnes en seulement trois mois, le meurtre de centaines de civils, la souffrance quotidienne de centaines de milliers d'enfants doivent cesser", ont souligné dans une déclaration conjointe le vice-Premier ministre belge, Alexander De Croo, et le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas.

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a jugé pour sa part que "la seule solution à long terme, c'est de chasser les terroristes du pays".

Les Etats-Unis ont appelé la Turquie à tirer les leçons des récents affrontements en Syrie avec le régime de Damas soutenu par Moscou, en renonçant aux systèmes russes de défense antiaérienne S-400.

"Ils voient la Russie telle qu'elle est vraiment, ils voient ce qu'elle fait maintenant, et si elle attaque les soldats turcs, cela doit prendre le dessus sur tout ce qui peut unir par ailleurs la Turquie et la Russie", a déclaré à Washington l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'Otan Kay Bailey Hutchison.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques, la guerre en Syrie a fait plus de 380.000 morts.

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Ebrahim Raïssi investi comme président de l'Iran

Ebrahim Raisi, alors candidat à la présidentielle, fait un geste après avoir voté lors des élections présidentielles dans un bureau de vote à Téhéran, Iran, le 18 juin 2021.

L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a été intronisé mardi président de l'Iran et devra s'atteler à redresser une économie minée par les sanctions américaines et la crise sanitaire, et relancer les pourparlers pour sauver l'accord international sur le nucléaire.

"Conformément au choix du peuple, j'intronise l'homme sage, infatigable, expérimenté et populaire Ebrahim Raïssi comme président de la République islamique d'Iran", a écrit le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, dans un décret lu par son chef de cabinet.

Vainqueur de la présidentielle de juin marquée par une abstention record, M. Raïssi succède au modéré Hassan Rohani, qui avait conclu en 2015 un accord sur le nucléaire iranien avec les grandes puissances, après des années de tensions.

Ancien chef de l'Autorité judiciaire, M. Raïssi, 60 ans, a entamé officiellement son mandat de quatre ans après l'approbation de son élection par le guide suprême.

"Nous chercherons certainement à obtenir la levée des sanctions oppressives, mais nous ne lierons pas les conditions de vie de la nation à la volonté des étrangers", a-t-il prévenu lors d'une cérémonie retransmise par la télévision d'Etat.

"Nous estimons que la situation économique n'est pas favorable pour le peuple, à la fois en raison de l'inimitié des ennemis et en raison des lacunes et des problèmes à l'intérieur du pays", a indiqué M. Raïssi.

Pour sa part, M. Khamenei a reconnu que "résoudre des problèmes économiques prend du temps et ne peut être fait en peu de temps".

M. Raïssi prêtera serment jeudi devant le Parlement, auquel il devra présenter ses candidats pour les postes ministériels.

L'investiture a eu lieu dans le centre de Téhéran au sein du bureau du guide suprême où plusieurs hauts responsables iraniens, y compris des candidats au scrutin du juin, ont été présents.

La présidence de M. Raïssi devrait consacrer la mainmise des conservateurs sur le pouvoir, après leur victoire aux élections législatives en 2020.

Voie différente

Pour Clément Therme, chercheur à l'Institut universitaire européen basé à Florence (Italie), l'objectif "principal" de M. Raïssi "sera l'amélioration de la situation économique en renforçant les relations économiques entre la République islamique d'Iran et les pays voisins", mais aussi avec la Russie et la Chine.

En 2018, l'ex-président Donald Trump avait retiré les Etats-Unis, ennemi juré de Iran, de l'accord de 2015 et rétabli les sanctions américaines contre Téhéran. En riposte, l'Iran avait renoncé à la plupart de ses engagements clés qui limitaient ses activités nucléaires controversées.

Le président élu d'Iran se dit en faveur d’une négociation sur le nucléaire
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Les sanctions rétablies par Washington ont étouffé l'économie iranienne, mettant notamment un coup d'arrêt à ses exportations pétrolières.

A l'hiver 2017-2018 et de nouveau en 2019, l'Iran a été secoué par des manifestations, sur fond de mécontentement social lié à la situation économique. En juillet, des habitants de la province riche en pétrole du Khouzestan (sud-ouest) ont manifesté contre les pénuries d'eau.

La crise économique a été aggravée par la pandémie de Covid-19: le pays est le plus durement touché du Proche et Moyen-Orient.

Lors d'un discours devant le conseil des ministres dimanche, Hassan Rohani a défendu son bilan. "Ce que nous avons fait l'a été dans une situation difficile, conséquence de la guerre économique et du coronavirus, et cette année, la sécheresse s'y est ajoutée", a-t-il indiqué.

M. Rohani "a cru qu'il serait capable de résoudre rapidement tous les problèmes du pays", note auprès de l'AFP l'économiste réformiste iranien Saïd Laylaz, conseiller auprès de plusieurs présidents iraniens.

M. Raïssi choisira une voie différente, estime-t-il.

Négociations

D'ailleurs, l'ayatollah Khamenei, ultime décideur sur les dossiers sensibles comme celui du nucléaire, a averti encore la semaine dernière que "faire confiance à l'Occident ne fonctionnait pas".

Le successeur de M. Trump, Joe Biden, a lui affirmé être prêt à revenir à l'accord de 2015, s'engageant dans des négociations indirectes avec l'Iran parallèlement à des pourparlers à Vienne avec les autres parties à l'accord –- Chine, France, Allemagne, Russie, Royaume-Uni.

Alors que les négociations semblent bloquées jusqu'à l'entrée en fonctions de M. Raïssi, ce dernier a d'emblée souligné qu'il défendrait les "intérêts nationaux".

Et, dans un nouvel épisode de tensions avec l'Occident, Washington et Londres ont rejoint Israël en accusant l'Iran d'être derrière une attaque contre un pétrolier géré par un milliardaire israélien en mer d'Oman, qui a fait deux morts le 29 juillet.

Les Etats-Unis ont menacé d'"une réplique appropriée". L'Iran a de son côté nié toute implication, avertissant qu'il répondrait à tout "aventurisme" s'il était pris pour cible.

Le président iranien sortant Hassan Rouhani (à gauche) avec le nouveau président Ebrahim Raisi lors de la cérémonie de passation des pouvoirs à Téhéran, le 3 août 2021.
Le président iranien sortant Hassan Rouhani (à gauche) avec le nouveau président Ebrahim Raisi lors de la cérémonie de passation des pouvoirs à Téhéran, le 3 août 2021.

Arrivée aux Etats-Unis du premier groupe des traducteurs Afghans

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Israël et le Hamas accusés de crimes de guerre par une ONG

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Deux morts dans une attaque contre un pétrolier parti de Tanzanie

Le pétrolier Mercer Street, battant pavillon libérien, au large de Cape Town, en Afrique du Sud, le 2 janvier 2016.

Deux membres d'équipage ont été tués lors de l'attaque d'un pétrolier lié à un milliardaire israélien au large d'Oman, dans la mer d'Oman, ont annoncé vendredi les autorités, marquant ainsi les premiers décès après des années d'attaques visant la navigation dans la région.

La société londonienne Zodiac Maritime, qui fait partie du groupe Zodiac du milliardaire israélien Eyal Ofer, a déclaré que les deux membres d'équipage tués étaient originaires du Royaume-Uni et de Roumanie. Elle ne les a pas nommés et n'a pas décrit ce qui s'est passé lors de l'assaut. Il a déclaré qu'il pensait qu'aucun autre membre d'équipage à bord n'avait été blessé.

"Au moment de l'incident, le navire se trouvait dans le nord de l'océan Indien, se déplaçant de Dar es Salaam à Fujairah, sans cargaison à bord", indique le communiqué de Zodiac Maritime, qui cite respectivement les ports de Tanzanie et des Émirats arabes unis.

Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque de jeudi soir sur le pétrolier Mercer Street, battant pavillon libérien. Toutefois, un responsable américain a déclaré qu'il semble qu'un drone suicide ait été utilisé dans l'attaque, ce qui soulève la possibilité qu'un gouvernement ou une milice en soit à l'origine. Un responsable de la sécurité israélienne a affirmé, sans fournir de preuves, qu'un drone iranien avait attaqué le navire.

L'attaque de jeudi soir a visé le pétrolier juste au nord-est de l'île omanaise de Masirah, à plus de 300 kilomètres au sud-est de la capitale d'Oman, Mascate.

La marine américaine s'est précipitée sur les lieux après l'attaque et escorte le pétrolier vers un port sûr, selon une société de gestion de navires basée à Londres.

L'assaut a représenté la violence maritime la plus connue jusqu'à présent dans les attaques régionales contre le transport maritime depuis 2019.

Un responsable américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat pour discuter de l'enquête en cours, a déclaré à l'Associated Press que l'attaque semblait avoir été menée par un drone "à sens unique" et que d'autres drones y avaient participé. Le responsable a déclaré que l'on ne savait pas immédiatement qui avait lancé l'attaque et a refusé de donner des précisions.

Les autorités omanaises n'ont pas répondu aux demandes de commentaires. Le sultanat est situé à l'extrémité orientale de la péninsule arabique, le long de routes maritimes vitales pour le transport de marchandises et d'énergie par le détroit d'Ormuz, l'étroite embouchure du golfe Persique.

Israël n'a pas reconnu publiquement l'attaque. D'autres navires liés à Israël ont également été pris pour cible ces derniers mois, dans le cadre d'une guerre de l'ombre entre les deux nations, les responsables israéliens accusant la République islamique d'être responsable de ces attaques.

Entre-temps, Israël a été soupçonné dans une série d'attaques majeures visant le programme nucléaire iranien. Par ailleurs, l'Iran a récemment vu son plus grand navire de guerre couler dans des circonstances mystérieuses dans le golfe d'Oman, tout proche.

L'attaque de jeudi intervient dans un contexte de tensions accrues autour de l'accord nucléaire iranien en lambeaux et alors que les négociations sur le rétablissement de l'accord sont au point mort à Vienne.

C'est la deuxième fois ce mois-ci qu'un navire lié à Ofer a apparemment été pris pour cible. Début juillet, le porte-conteneurs CSAV Tyndall, battant pavillon libérien et lié à Zodiac Maritime, a subi une explosion inexpliquée alors qu'il se trouvait dans le nord de l'océan Indien, selon l'administration maritime américaine.

Arrivée à Washington de 221 Afghans qui avaient aidé les troupes américaines

Josh Habib, (extrême gauche), interprète pour les Marines américains dans le district de Nawa, dans la province afghane de Helmand, le 2 juillet 2009.

Le premier vol spécial ramenant des Afghans ayant travaillé avec des Américains depuis l'invasion en 2003 a atterri vendredi à l'aéroport international de Dulles, dans la périphérie de Washington.

À bord se trouvaient plus de 221 personnes, dont 57 enfants et 15 bébés. Il s’agit des familles des interprètes et autres auxiliaires qui craignent des représailles de la part des talibans qui leur reprochent d’avoir aidé l’ennemi.

Le président américain Joe Biden s’est dit fier de les accueillir.

M. Biden a qualifié ce vol d'"étape importante". "J’aimerais remercier ces courageux Afghans d'avoir soutenu les États-Unis, et aujourd'hui, je suis fier de leur dire : ‘Bienvenue à la maison’ ", a déclaré M. Biden dans un communiqué.

Le secrétaire d'État Antony Blinken et le secrétaire à la défense Lloyd Austin ont félicité les Afghans pour leur travail aux côtés des Américains et ont déclaré que leur arrivée démontrait l'engagement du gouvernement américain à leur égard.

Cependant, une agence qui milite pour les réfugiés a déclaré que l'administration Biden n’est pas encore parvenue à trouver une solution pour des milliers d'autres Afghans.

"À ce jour, il n'existe tout simplement aucun plan clair sur la manière dont la grande majorité de nos alliés seront mis en sécurité", a déclaré Krish O'Mara Vignarajah, président de l'agence de réinstallation Lutheran Immigration and Refugee Service, à propos des interprètes afghans.

"Nous ne pouvons pas, en toute conscience, les mettre en danger dans des pays tiers dont le bilan en matière de droits de l'homme n'est pas fiable, ou dans lesquels les talibans pourraient les atteindre", a ajouté le responsable de la réinstallation.

Jeudi, le Congrès a approuvé à une écrasante majorité une loi qui autoriserait l'octroi de 8 000 visas supplémentaires et un financement de 500 millions de dollars pour la réinsertion des Afghans.

Au pouvoir depuis Janvier, Joe Biden a annoncé que les États-Unis retireraient toutes leurs troupes d'Afghanistan d'ici le 11 septembre, honorant ainsi un accord de retrait conclu par l'ancien président Donald Trump.

Les Afghans nouvellement arrivés rejoindront les 70 000 autres personnes qui se sont réinstallées aux États-Unis depuis 2008 dans le cadre de ce programme de visa spécial.

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