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Des rebelles évacués de la Ghouta arrivent à Idleb en Syrie


Des Syriens évacués de la ville de Harasta, dans la Ghouta orientale, arrivent dans un camp de déplacés à Maaret al-Ikhwan, dans la province syrienne d'Idlib, le 23 mars 2018.

Des centaines de combattants de la Ghouta orientale ayant évacué avec leurs proches le dernier fief rebelle aux portes de Damas sont entrés dans la province d'Idleb (nord-ouest), en vertu d'un accord avec le régime syrien.

Après un voyage de plusieurs heures, leur convoi est arrivé dans la province d'Idleb, la dernière à échapper au contrôle du régime syrien, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un correspondant de l'AFP présent dans un camp de déplacés du nord de cette province a rapporté avoir vu y arriver certaines des personnes évacuées. Les familles ont pu entrer dans le camp mais les combattants rebelles n'ont pas été autorisés à y pénétrer, selon lui.


A l'extérieur du camp, des hommes et des femmes, visiblement épuisés et aux regards hagards, portent à la main ou sur le dos sacs et valises.

Un père garde ses deux filles à la sortie d'un bus, en attendant de rejoindre le camp. Plus loin, une femme porte dans ses bras un nouveau-né emmitouflé dans une couverture bleue. Sa mère a accouché durant le long trajet l'ayant mené jusqu'au camp de Maarat al-Ikhwan.

>> Lire aussi : Début de l'évacuation de rebelles de la Ghouta en Syrie

Trois volontaires transportent un homme immobilisé vers une clinique mobile installée pour accueillir les blessés et les malades, a constaté le correspondant de l'AFP.

A l'intérieur de ces centres, des soins sont prodigués par des infirmiers et des médecins, notamment aux cas les plus urgents.

"Le camp a été équipé d'une cantine improvisée, de cliniques mobiles ainsi que d'équipements médicaux, tandis qu'une équipe de volontaires sera mobilisée 24h/24h", explique à l'AFP Fateh Awad, un responsable d'une ONG locale.

- 'Une nouvelle vie' -

En dépit d'un épuisement visible, des signes de soulagement apparaissent sur les visages de certains déplacés.

"La situation à Harasta était devenue tragique. Il n'y avait plus de vie sur terre, nous étions terrés dans des sous-sols alors que tout autour de nous était démoli (...) Ils ont entièrement brûlé la terre", affirme à l'AFP Abou Mohamad, un ex-habitant de Harasta.

"C'est une nouvelle vie, une nouvelle naissance. Avant d'arriver ici, nous étions morts, enterrés sous le sol", ajoute Abou Zeid, un déplacé au visage strié de rides.

En vertu d'un accord parrainé par la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, quelque 1.500 personnes, dont plus de 400 combattants, ont quitté jeudi la poche de Harasta, l'un des trois secteurs rebelles subsistant dans la Ghouta orientale, selon l'agence officielle Sana.

Le processus se poursuit vendredi et au total, quelque 1.500 combattants du groupe salafiste Ahrar al-Cham et 6.000 membres de leurs familles doivent quitter Harasta, d'après Sana.

Vendredi, un nouvel accord similaire a été conclu, portant sur des évacuations dans la poche rebelle contrôlée par le groupe Faylaq al-Rahmane et prévoyant le départ de 7.000 personnes, des combattants avec leur familles.

Ces évacuations interviennent alors que le régime syrien est en passe de reprendre l'intégralité du dernier bastion insurgé aux portes de la capitale, et qui fut l'un des premiers foyers du soulèvement contre Bachar al-Assad en 2011.

Après un peu plus d'un mois de raids aériens intenses et de combats au sol, qui ont tué plus de 1.600 civils selon l'OSDH et fait plus de 80.000 déplacés, les forces du régime ont réussi à reconquérir plus de 80% du fief rebelle.

Avec AFP

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