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Ce que l'on sait des récentes attaques chimiques présumées en Syrie


Des supporters de football syriens tiennent une affiche de leur président, Bachar al-Assad, avant un match contre l'Iran, au stade Azadi à Téhéran, en Iran, le 5 septembre 2017.

Ces dernières semaines, le régime syrien de Bachar al-Assad a été accusé d'avoir mené plusieurs attaques chimiques, notamment dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, près de la capitale Damas.

Ces attaques chimiques présumées ont poussé les Etats-Unis à brandir la menace d'une nouvelle action militaire.

C'est dans la Ghouta que des centaines de personnes avaient été tuées en août 2013, dans une attaque chimique d'une ampleur sans précédent depuis des années.

A l'époque, les accusations dirigées contre le régime avaient poussé Damas à ratifier la convention de l'ONU sur l'interdiction des armes chimiques. Mais la commission, instaurée pour enquêter sur ce type d'attaques en Syrie, a vu son mandat expirer en novembre.

- Du gaz sarin avait été détecté dans l'une des attaques chimiques les plus meurtrières qu'a connue la Syrie, et qui avait fait plus de 80 morts en avril 2017 à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Ce gaz qui paralyse les nerfs avait été utilisé en août 2013 selon l'ONU dans la localité de Mouadamiyat al-Cham, dans la Ghouta orientale, où 1.429 personnes, dont 426 enfants, avaient été tuées selon les Etats-Unis.

- Des missiles remplis de chlore et lâchés par des hélicoptères ont été de plus en plus utilisés par le régime, tout au long du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011, a indiqué en 2017 l'ONG Human Rights Watch (HRW).

- Les forces du régime et des milices alliées ont également commencé à utiliser des roquettes artisanales tirées du sol, certaines photographiées par l'AFP, et qui selon des témoins et des médecins sont dotées de cylindres contenant du chlore.

Ces munitions improvisées sont généralement fabriquées à partir de roquettes iraniennes, auxquelles sont rajoutés des ailerons et des ogives plus grosses, ce qui augmente la force de frappe mais réduit la portée de tir, selon le site de "journalistes citoyens" Bellingcat.

- Par le passé, le groupe Etat islamique (EI) a été accusé d'avoir utilisé du gaz de chlore et du gaz moutarde, mais l'organisation jihadiste a aujourd'hui perdu l'immense majorité du territoire conquis en 2014.

Les Etats-Unis indiquent avoir répertorié en un mois six attaques chimiques présumées en Syrie.

- 13 janvier: une attaque présumée au gaz de chlore menée avec des roquettes tirées du sol visant un secteur près de Douma, la grande ville de la Ghouta, a entraîné l'hospitalisation de civils souffrant de difficultés respiratoires, selon des médecins et des ONG.

- 22 janvier: une attaque présumée au gaz de chlore dans la Ghouta a entraîné 21 cas de suffocation, notamment des enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

- 5 Février: une bombe contenant vraisemblablement du chlore a été lâchée par un hélicoptère sur Saraqeb, dans la province d'Idleb dominée par les jihadistes, entraînant également des cas de suffocation, selon l'OSDH.

Avec AFP

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