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États-Unis

Un homme poursuivi pour le meurtre d'un imam à New York

Devant l’entrée de la mosquée Al-Furqan Jame Masjid, dans le Queen, à New York, des personnes tiennent le portrait robot du présumé tueur, le 14 août 2016.

La police de New York a annoncé lundi soir qu'un homme a été mis en examen après le double meurtre d'un imam et de son assistant en pleine rue samedi près de leur mosquée du Queens.

Sur Twitter, le NYPD, la police de New York, a annoncé l'inculpation d'Oscar Morel, poursuivi en justice pour le double meurtre de l'Imam et son assistant, ainsi que possession d'armes à feu :

Oscar Morel, un résident de Brooklyn âgé de 35 ans, a été inculpé de meurtre et de possession d'arme, a indiqué à l'AFP l'inspecteur Hubert Reyes, de la police de New York.

Une cérémonie de prières en mémoire de l'imam Maulama Akonjee, 55 ans, qui avait immigré du Bangladesh, et de son assistant Thara Uddin, 64 ans, s'est tenue lundi. Elle a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Brooklyn.

Avant cette cérémonie, des musulmans de New York avaient réclamé des mesures de sécurité renforcées et que justice soit rendue.

Plusieurs centaines ont marché jusqu'au lieu du meurtre, portant des pancartes qui proclamaient "La vie des musulmans compte". "Nous voulons la justice", ont réclamé d'autres intervenants.

L'imam et son assistant, qui portaient des tenues traditionnelles musulmanes, avaient été tués par balle samedi en plein jour dans le quartier d'Ozone Park dans l'arrondissement du Queens, alors qu'ils marchaient dans la rue près de leur mosquée. Un homme armé qui les suivait de près leur avait tiré dans la tête.

La police n'a pas exclu lundi soir le crime de haine, mais a indiqué que le motif du double meurtre n'était toujours pas clair.

Elle a arrêté le suspect dimanche soir, après avoir suivi la trace de la voiture dans laquelle il s'était enfui. Deux heures avant le double meurtre, à 5 km de là, il avait heurté quelqu'un sans s'arrêter. Il a aussi cherché en vain dimanche soir à échapper à la police qui surveillait sa voiture, a précisé le responsable de l'enquête, Robert Boyce, lors d'une conférence de presse.

Islamophobie grandissante

L'imam et son assistant pourraient avoir été victimes d'une dispute entre hispaniques et musulmans concernant une affaire de parking, selon le quotidien New York Daily News citant des sources policières.

La police avait publié dimanche le portrait robot d'un suspect hispanique d'une trentaine d'années, et demandé l'aide du public pour tenter d'identifier cet homme "portant une chemise sombre et un short bleu".

Elle devait perquisitionner son domicile lundi soir, à la recherche notamment de l'arme du crime et des vêtements en question.

Certains membres de la communauté musulmane ont dénoncé un crime motivé par la haine, et fait état d'une islamophobie grandissante, nourrie par de récents attentats et par les déclarations hostiles du candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump. Certains ont demandé lundi que des caméras soient installées à l'extérieur des mosquées.

Le maire de New York Bill de Blasio a déclaré que des policiers supplémentaires seraient affectés à la sécurité des mosquées et de la communauté musulmane.

"Nous allons nous assurer que celui qui a fait ça soit traduit en justice, je peux vous le garantir", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

L'imam Akonjee avait sur lui plus de 1.000 dollars quand il a été attaqué, mais son agresseur n'a pas pris l'argent, selon la police.

Le quartier modeste où les deux hommes ont été tués, à la limite des arrondissements du Queens et de Brooklyn, accueille beaucoup de familles du Bangladesh.

Plusieurs centaines de personnes s'étaient déjà réunies durant le week-end pour dénoncer ces meurtres et réclamer que justice soit rendue au plus vite.

Avec AFP

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La juge Amy Coney Barrett confirmée à la Cour suprême américaine

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême des États-Unis, au Capitole à Washington, DC, États-Unis, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain a voté lundi soir pour confirmer la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême, donnant ainsi une immense victoire au président Donald Trump, à huit jours des élections.

Mme Barrett, 48 ans, est une fervente catholique qui est mère de sept enfants.

Malgré l'opposition des démocrates face à un processus jugé "illégitime" si près du scrutin présidentiel, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté pour la candidate choisie par le président.

Parmi les républicains, seule la sénatrice Susan Collins du Maine a dit non, alors que tous ses pairs ont validé le choix du président Trump. Aucun démocrate n'a vote en sa faveur.

Mme Barrett devrait prêter serment lundi soir même à la Maison blanche, ce qui veut dire qu'elle pourrait rejoindre dès mardi la plus haute cour des États-Unis.

Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump, à Capitol Hill, à Washington, DC, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain devrait confirmer définitivement lundi la nomination à la Cour suprême d'une juge choisie par Donald Trump, qui aura, à huit jours de la présidentielle, durablement consolidé la majorité conservatrice au sein de cette institution-clé.

Le président républicain avait désigné la magistrate Amy Coney Barrett, une fervente catholique conservatrice de 48 ans, pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg après son décès.

Le président républicain compte sur ce vote rondement mené pour satisfaire sa base électorale. Il aura au cours de son mandat nommé trois juges conservateurs au sein du temple du droit américain.

Les démocrates dénoncent de leur côté sa volonté de faire aboutir une nomination aussi capitale, d'une juge choisie à vie, aussi près du scrutin du 3 novembre, mais disposent de peu de leviers pour s'y opposer.

Car les républicains sont majoritaires au Sénat, au moins jusqu'aux élections du 3 novembre puisqu'outre leur président, les Américains renouvelleront aussi partiellement le Congrès.

Réunis exceptionnellement un week-end, les sénateurs ont surmonté dimanche, par 51 voix contre 48, un dernier obstacle procédural pour limiter la durée des débats.

Cela ouvre la voie à un vote solennel en séance plénière lundi sur le nom d'Amy Coney Barrett, déjà validé en commission. La majorité simple de 51 voix, aux mains des républicains, suffira.

"Nous allons donner à cette candidate les votes qu'elle mérite pas plus tard que lundi", avait lancé dès vendredi, à l'ouverture des débats, le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, balayant les appels démocrates à attendre le résultat des élections.

Six contre trois

Les républicains "supervisent le processus le plus partisan, le plus hypocrite et le moins légitime de l'histoire" des confirmations à la Cour suprême, avait répondu son alter ego démocrate Chuck Schumer, rappelant que le même Mitch McConnell avait refusé, en 2016, d'auditionner un juge nommé par le président de l'époque, Barack Obama, sous prétexte que les élections étaient trop proches.

Le camp présidentiel a globalement fait bloc derrière le choix de Donald Trump. Si deux sénatrices républicaines avaient manifesté leur opposition à ce processus précipité, l'une d'elles, Lisa Murkowski, a prévenu ce week-end que ça ne l'empêcherait pas de voter en faveur de la juge.

"J'ai perdu la bataille de procédure", mais "je n'ai rien contre elle en tant que personne", a-t-elle dit.

L'arrivée de la juge Barrett modifiera considérablement l'équilibre au sein de la haute juridiction, avec une majorité conservatrice de six juges contre trois plus progressistes.

Cette mère de sept enfants opposée à l'avortement pourra, sauf surprise, participer à sa première audience dès le 2 novembre, la veille de l'élection présidentielle.

Elle siègera donc théoriquement en cas d'examen d'éventuels recours contre les résultats du scrutin.

Surtout, la Cour suprême tranche aux Etats-Unis les débats de société les plus épineux, de l'avortement au port d'armes en passant par les droits des minorités sexuelles.

Les démocrates, à court d'options pour faire barrage à cette nomination, ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger.

La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud

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Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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