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Spotify retire de ses playlists les chansons de R. Kelly

L'artiste américain R. Kelly à New York, le 17 novembre 2015.

Spotify a annoncé retirer les chansons de l'artiste américain, 10 jours après un appel du Time's Up à "couper les ponts" avec le chanteur accusé d'abus sexuels depuis des années.

Il s'agit du premier exemple de l'application de la nouvelle charte de Spotify, qui se réserve désormais la possibilité de modifier l'exposition d'un artiste sur sa plateforme en fonction de critères sans rapport avec sa musique.

"Lorsqu'un artiste ou un créateur fait quelque chose de particulièrement nocif ou haineux (par exemple, de la violence envers les enfants ou de la violence sexuelle), cela peut changer la façon dont nous travaillons avec lui ou dont nous le soutenons", explique la plateforme suédoise dans cette charte.

Spotify se défend pourtant de "censurer du contenu en raison de la conduite d'un artiste ou d'un créateur. Mais nous voulons que nos décisions éditoriales -ce que nous choisissons de programmer- reflète nos valeurs."

50 cents a réagi sur Twitter, expliquant que "Spotify a tord" car "ils n'ont pas été condamné de quoi que ce soit".

Concrètement, il sera encore possible aux utilisateurs de la version gratuite de Spotify ainsi qu'aux abonnés au service payant d'accéder aux titres de R. Kelly. Mais ils n'apparaîtront plus dans les playlists générées par la plateforme ainsi que dans les propositions faites par Spotify aux utilisateurs sur la base d'algorithmes.

R. Kelly, de son vrai nom Robert Sylvester Kelly, est accusé depuis plusieurs années d'abus sexuels, même s'il n'a jamais été condamné.

Le chanteur et producteur de 51 ans, auteur du hit "I believe I can fly", avait été inculpé pour pornographie sur mineurs en 2002, mais finalement acquitté en 2008.

Selon une enquête publiée en juillet 2017 par le site d'informations Buzzfeed, le chanteur a aussi été accusé d'avoir des quasi-esclaves sexuelles à ses domiciles de Chicago et Atlanta, même si les allégations publiées, démenties par le chanteur, n'ont débouché sur aucune inculpation.

>> Lire aussi : Le chanteur R. Kelly nie maintenir des femmes en esclavage

Une plainte a par ailleurs été récemment déposée contre lui auprès de la police de Dallas par une femme qui affirme qu'il l'a infectée d'une maladie sexuellement transmissible sans l'avoir prévenue qu'il en était porteur. Une enquête a été ouverte en avril.

Fin avril, le mouvement Time's Up a réclamé que des "enquêtes appropriées" soient menées sur toutes ces accusations. Sur Twitter, le mouvement a salué la décision.

L'organisation née de l'affaire Weinstein a également appelé plusieurs acteurs de l'industrie musicale à "couper les ponts" avec le chanteur.

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Bientôt un million de morts liés à la maladie COVID-19 dans le monde

Une femme tient un parapluie lors des funérailles d'un membre de sa famille dans la zone d'inhumation pour les victimes de la COVID-19 au complexe du cimetière de Pondok Ranggon à Jakarta, en Indonésie, le 24 septembre 2020. (Photo: REUTERS/Willy Kurniawa

Le monde approche rapidement le chiffre d'un million de décès dus à la maladie COVID-19, a indiqué lundi l’université Johns Hopkins, qui situe le nombre total de personnes infectées à plus de 33 millions dans le monde.

Les États-Unis comptent plus de sept millions d'infections au coronavirus, suivis par l'Inde avec plus de six millions et le Brésil avec près de cinq millions, selon les données de Hopkins.

En Afrique, l’Afrique du Sud reste le pays le plus touché, avec plus de 670 700 cas confirmés et plus de 16 000 morts. Le Maroc vient en deuxième position, avec plus de 117 680 cas d’infection et plus de 2000 morts. L’Égypte, avec 102 840 cas confirmés et 5883 morts, est le troisième pays le plus touché du continent africain. La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé avait observé une diminution globale des infections en Afrique.

L'Europe connaît une nouvelle vague d'infections, ce qui a conduit certains pays à imposer à nouveau des restrictions.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson avertit que son pays pourrait connaître une "deuxième vague" de coronavirus. Il a déclaré dimanche que "des mesures rapides et décisives" doivent être prises.

En France, Patrick Bouet, le chef du Conseil national de l'Ordre des médecins, a déclaré au Journal du Dimanche que "si rien ne change, la France sera confrontée à une épidémie généralisée sur l'ensemble de son territoire, pendant plusieurs longs mois d'automne et d'hiver" et le système de santé risque de s'effondrer.

En Espagne, les autorités locales de Madrid et le gouvernement national ne parviennent pas à s’affronter sur l'étendue des mesures nécessaires pour contrôler l'apparition de nouvelles infections dans la région de la capitale.

Rubrique Santé avec Houmfa: rebond de cas de coronavirus partout sauf en Afrique
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Washington fait appel d'une décision de l'OMC sur le bois canadien

Le président Donald Trump rencontre le premier ministre canadien Justin Trudeau dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le jeudi 20 juin 2019, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils faisaient appel d'un verdict de l'OMC favorable aux Canadiens portant sur le bois de construction, au coeur d'un contentieux de longue date entre Washington et le Canada.

Mais la cour d'appel de l'Organe de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

"Comme indiqué dans notre notification à l'ORD concernant la décision américaine de faire appel, nous sommes ouverts à des discussions avec le Canada sur la marche à suivre dans ce différend", a fait savoir lundi la représentation américaine auprès de l'OMC.

Il y a deux ans, le Canada avait déposé plainte auprès de l'OMC pour contester des droits compensateurs imposés par les Etats-Unis sur son bois d'oeuvre résineux. Il s'agissait du 9e litige engagé par Ottawa auprès de cette instance.

Depuis près de 40 ans, les Etats-Unis estiment que les prix du bois de construction canadien sont "injustement sous-évalués" et que ces marchandises sont "subventionnées".

Outre devant l'OMC, de nombreux recours judiciaires ont été effectués au cours du temps devant des juridictions des pays.

En décembre 2017, la commission américaine du commerce international (ITC) avait ainsi conclu que les industriels canadiens exportaient leur bois de construction à des prix de dumping, justifiant les pénalités imposées à la frontière.

Elle notait alors un "préjudice notable" pour les Américains.

Le Canada avait dénoncé une décision sans fondement puis avait demandé en mars 2018 à l'OMC de constituer un panel, dont les conclusions, favorables aux Canadiens, ont été publiées fin août.

Le gouvernement fédéral canadien, comme celui du Québec, s'était "réjoui" de la décision de l'OMC et a appelé les Etats-Unis à en tirer les conséquences. Mais le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, avait alors immédiatement critiqué les conclusions du rapport, estimant qu'il "protégerait les subventions massives du Canada au bois de construction".

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