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Espoirs sud-coréens avant un nouveau sommet avec Pyongyang

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à gauche, et le président sud-coréen Moon Jae-in à la fin de leur sommet historique au village trêve de Panmunjom, le 27 avril 2018.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a affirmé que le prochain sommet inter-coréen, à Pyongyang le mois prochain, serait l'occasion d'"une initiative audacieuse" en vue de mettre formellement un terme à la Guerre de Corée.

Le Nord et le Sud ont décidé lundi de la tenue, en septembre, d'une nouvelle rencontre entre M. Moon et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui serait la troisième depuis le début de l'année.

Après deux années de montée des tensions en raison des programmes nucléaires et balistiques du Nord, la péninsule connaît depuis janvier une remarquable détente.

La visite de M. Moon à Pyongyang serait la première d'un chef d'Etat sud-coréen dans la capitale nord-coréenne depuis 2007.

Les deux dirigeants prendront "une initiative audacieuse en vue de déclarer la fin de la guerre et un traité de paix", a déclaré M. Moon lors d'une cérémonie marquant le 73e anniversaire de la libération de la Corée du joug colonial japonais en 1945.

La guerre de Corée s'est achevée en 1953 sur un armistice et non sur un traité de paix, ce qui fait que le Nord et le Sud sont toujours techniquement en guerre.

Les signataires de l'armistice étaient d'un côté le commandement des Nations unies emmené par les Etats-Unis, et qui combattait avec les forces sud-coréennes, et de l'autre la Chine et la Corée du Nord.

Signer un accord de paix était d'un des objectifs contenus dans la Déclaration de Panmunjom signée par les leaders du Nord et du Sud en avril.

Ce sommet avait été suivi le 12 juin d'une rencontre historique à Singapour entre le président américain Donald Trump et M. Kim.

Ce dernier avait réaffirmé son engagement en faveur d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", une déclaration d'intention vague sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" exigée par les Etats-Unis.

Mardi, le département d'Etat américain a indiqué que, si Washington soutenait "un régime de paix", son objectif premier n'en était pas moins la fin des programmes nucléaire et balistique du Nord.

"Notre objectif principal est la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a déclaré aux journalistes Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat.

La Chine a de son côté salué mercredi la tenue prochaine d'un nouveau sommet intercoréen, en affirmant que ces discussions aideraient "à promouvoir la dénucléarisation de la péninsule".

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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