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Cameroun

Sept séparatistes tués par l'armée au Nord-Ouest anglophone

Des soldats patrouillent à Bafut dans la région anglophone du nord-ouest du Cameroun le 15 novembre 2017.

L'armée camerounaise a neutralisé sept assaillants au cours d'une "opération de reconnaissance offensive" samedi à Alabukam, près de Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-Ouest, a-t-on appris de sources proches des forces de défense.

L'opération a permis la destruction d'un camp de combattants sécessionnistes et la récupération d'armes légères, de munitions, d'uniformes militaires et de moyens de transport comme des motocyclettes, ont indiqué les mêmes sources à l'AFP.

Cette offensive survient après des appels au cessez-le-feu lancés par le président Paul Biya en novembre et décembre derniers.

Début décembre, Yaoundé a mis en place un programme de désarmement dans toutes ses zones en conflit avec un comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) pour les combattants.

Les leaders officiels des organisations sécessionnistes, arrêtés début 2018 au Nigeria et dont le procès à Yaoundé a été renvoyé au 7 février, n'ont pas répondu à cette offre.

"Si l'appel à déposer les armes que j'ai lancé aux entrepreneurs de guerre reste sans réponse, les forces de défense et de sécurité recevront instruction de les neutraliser", avait déclaré M. Biya en présentant ses voeux le 31 décembre.

Les séparatistes anglophones militent pour la création d'un Etat indépendant dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, théâtre d'un conflit armé depuis fin 2017.

Des affrontements entre l'armée et ces séparatistes armés, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s'y produisent depuis quasiment chaque jour.

Dans ce conflit, se sont en outre invités bandits et pillards qui rackettent les populations et les entreprises.

L'armée camerounaise elle-même a été accusée de violations des droits humains en zone anglophone par des organisations internationales.

Plus de 200 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont perdu la vie dans ce conflit, ainsi que plus de 500 civils, selon le centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

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Human Rights Watch accuse les séparatistes camerounais de torturer des civils

Quelques personnes marchent dans les rues de Buea, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest, pour dénoncer la tentative de sécession des deux régions anglophones du Cameroun, le 31 juillet 2018. (Twitter/Mimi237)

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé des tortures et autres exactions perpétrées contre des civils par des groupes séparatistes actifs dans les régions anglophones du Cameroun, confrontées à un conflit armé depuis plus d'un an.

"Une fois de plus, des documents circulent qui confirment les allégations selon lesquelles les séparatistes armés commettent des exactions à l’encontre des civils", a affirmé Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à HRW cité dans un communiqué daté de lundi de l'organisation de défense des droits de l'homme.

Dans le texte, HWR affirme avoir visionné une vidéo, filmée mi-mai, montant "des séparatistes armés torturant un homme dans une école abandonnée dans la région du Nord-Ouest du Cameroun".

"La victime a été enlevée, passée à tabac et a subi des brûlures dans une école abandonnée", a rapporté l'ONG.

Dans la vidéo, la victime, qui est en sous-vêtements, est forcée par quatre séparatistes à "s’asseoir sur des morceaux de papier enflammés (avant d'être frappée) à coups de bâton et de machette", selon HRW. On y voit aussi les séparatistes menacer la victime de "la +laver à l’essence+".

"Les séparatistes armés ont également torturé des dizaines de personnes", a poursuivi l'ONG.

HWR "a documenté de nombreux cas de torture par des séparatistes armés d’employés de la Cameroon Development Corporation, qui travaillent dans les bananeraies de la compagnie près de Tiko, dans la région du Sud-Ouest", a-t-elle indiqué, soulignant que "les employés ont été passés à tabac ou mutilés parce qu’ils avaient refusé de participer à une grève générale".

Rapatriement volontaire des réfugiés camerounais au Nigeria
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Le 18 juin, à Bafut, dans le nord-ouest, les séparatistes ont enlevé au moins 40 personnes, dont des femmes et des enfants, qu'ils ont "frappés et détroussés" avant de les libérer, selon HWR.

"Les dirigeants séparatistes devraient donner immédiatement à leurs combattants et à leurs partisans l’ordre de cesser ces attaques", a plaidé M. Mudge.

Dans son communiqué, HWR a préconisé "des sanctions ciblées aux chefs séparatistes qui portent une responsabilité pour les abus commis, notamment les actes de torture et les occupations d’écoles".

Depuis le début de la crise en 2016, la plupart des écoles ont fermé en raison du blocus imposée par les séparatistes.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d'un conflit armé qui n'a cessé de prendre de l'ampleur et dans lequel les civils sont pris en tenaille.

Des éléments des forces armées sont, eux aussi, régulièrement accusés d'être l'auteur d'exactions contre de civils.

Cette crise a déjà poussé plus de 530.000 personnes à quitter leur foyer, selon des chiffres de l'ONU. En vingt mois, le conflit a fait 1.850 morts, selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

Sept soldats devant le tribunal militaire de Yaoundé

L'entrée du tribunal de Yaoundé, au Cameroun, le 16 juillet 2012.

Au Cameroun, sept éléments des forces défense vont être traduits devant le tribunal militaire de Yaoundé.

L’armée camerounaise a annoncé le passage devant un tribunal de ces sept militaires dans une note d’information publiée par le capitaine de frégate Cyrille Serges Atonfack Guemo, chef de la division de la communication au ministère de la Défense.

Il s’agit de sept militaires soupçonnés d’exécutions extrajudiciaires des femmes et de leurs bébés dans le cadre de la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord.

"L’information judiciaire ouverte a été close, ils sont renvoyés pour coaction d’assassinat et de violation de consignes, de complicité desdits faits", informe le porte-parole de l’armée camerounaise.


"Le Cameroun ne transige pas avec les écarts de comportements relativement au droit de guerre, au droit humanitaire, et à la protection des biens et personnes", a commenté le capitaine de frégate Atonfack Serges.

Debut juillet 2018, la vidéo devenue virale montrant l’exécution des femmes et leurs bébés avait suscité l’indignation.

Le Cameroun avait rejeté les accusations des organisations des droits de l’homme avant d’annoncer le 11 juillet que "le président de la République a ordonné une information judiciaire sur cette affaire".

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Mondial-2019: La France au rendez-vous, les Anglaises battent les Camerounaises

L'attaquante française Viviane Asseyi (R) affronte la milieu de terrain française Grace Geyoro lors de la rencontre de football entre la France et le Brésil, le 23 juin 2019, au stade Oceane à Le Havre, au nord-ouest de la France.

Le rendez-vous avec les Américaines est pris: La France a décroché son billet au bout du suspense pour le quart de finale le plus attendu de cette Coupe du monde de football féminin, en battant le Brésil (2-1), dimanche au Havre.

Les Tricolores ont eu bien chaud face à des Brésiliennes solides techniquement et qui avaient clairement haussé leur niveau de jeu par rapport aux matches du premier tour. Mais elles ont su aller au bout d'elles-mêmes, pour inscrire le but décisif à l'entame de la seconde période de la prolongation.

Malgré un match haché par les fautes, les Bleues ont su démontrer qu'elles avaient les épaules pour assumer leur statut de favorites. Et espérer peut-être battre les tenantes du titre américains, vendredi.

Il ne reste plus aux coéquipières d'Alex Morgan qu'à valider leur qualification en battant des Espagnoles prêtes à en découdre lundi.

Dans l'autre affiche de ces huitièmes, la logique a été respectée avec une large victoire (3-0) des Anglaises, 3e mondiales, face au Cameroun, 46e. Malgré les coups de sang des Lionnes indomptables, qui ont à deux reprises refusé de reprendre le jeu pour contester les décisions de la VAR en leur défaveur, l'Angleterre file en quart pour la cinquième fois de son histoire.

Elle y retrouvera un adversaire coriace, avec les Norvégiennes venues à bout aux tirs aux buts de l'Australie samedi soir.

Le tableau des quarts de finale:

Jeudi 27/06

(21H00/19H00 GMT)

Norvège - Angleterre

Vendredi 28/06

(21H00/19H00 GMT)

France - Etats-Unis ou Espagne

Samedi 29/06

(18H30/16H30 GMT)

Allemagne - Suède ou Canada

Les 8e de finale restant à jouer:

Lundi 24 juin

(18H00/16h00 GMT) Espagne - Etats-Unis (21H00/19h00 GMT) Suède - Canada

Mardi 25 juin

(18H00/16h00 GMT) Italie - Chine

(21H00/19h00 GMT) Pays-Bas - Japon

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