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Cameroun

Réactions des Camerounais après la formation du gouvernement

L’une des entrées des services du Premier ministre à Yaoundé, le 7 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Au Cameroun, les avis divergent après la formation d'un nouveau gouvernement vendredi dernier. Les Camerounais rencontrés à Yaoundé sont partagés sur le maintien de certaines personnalités dans l'équipe gouvernementale.

Avec le retrait de la coupe d’Afrique des nations de football 2019 au Cameroun, de nombreux Camerounais avaient demandé des sanctions contre les responsables de cet échec.

Mais le président Paul Biya n’a pris aucune sanction contre les présumés responsables en formant le gouvernement le 4 janvier dernier.

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"Les responsabilités n’ont pas encore été indiquées, nous pensons que si commission d’enquête il y’aura on attendra les résultats et après les coupables paieront. Au RDPC, nous avons parlé de glissement de la CAN et non de perte de la CAN", explique Alvine Henry Assembé Ndi, membre de la sous-commission communication du comité central du RDPC.

Un point de vue que de nombreux Camerounais ne partagent pas. Pour Salomon par exemple, employé du secteur privé à Yaoundé, ce premier gouvernement d’après élection présidentielle du 7 octobre dernier ne répond pas aux attentes du peuple.

"L’option du réaménagement du gouvernement est frustrant. Certaines personnes -dont le peuple 'voulaient la tête'- sont restés au gouvernement, ce qui donne l’impression aux Camerounais que finalement il n’y a rien à attendre de cette nouvelle équipe", estime-t-il.

Une rue de Yaoundé, les Camerounais pas très enthousiastes avec le nouveau gouvernement, le 7 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Une rue de Yaoundé, les Camerounais pas très enthousiastes avec le nouveau gouvernement, le 7 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Aucun membre de l’opposition n’a fait son entrée dans le nouveau gouvernement, pas même le candidat du parti Univers, lors du scrutin présidentiel d’octobre dernier.

Cabral Libii, a tout simplement décliné l’offre, selon son directeur de campagne, Armand Okol.

"Je vous confirme qu’il a été consulté à plusieurs reprises. Il a tout simplement rejeté pour deux raisons. Quand on voit comment le gouvernement fonctionne, on n’a pas le sentiment qu’on peut avoir les mains libres à implémenter sa vision à soi. La deuxième des choses, c’est qu’il est porteur d’un projet de société qui ne cadre pas avec la manière dont les choses sont faites".

Le nouveau gouvernement du Cameroun compte plus de 60 membres, qui entre en fonction dès ce lundi, soit plus de deux mois après la prestation de serment du président Paul Biya.

Joseph Dion Ngute, Premier ministre, est un homme heureux. Quelques minutes après sa désignation, il a fait cette brève déclaration à la presse.

"Ce matin, quand le chef de l’Etat m’a convoqué, il m’a dit qu’il m’a choisi comme son prochain Premier ministre. J’étais très ému. Je vais continuer de donner le meilleur de moi-même pour que le chef de l’état soit satisfait de ma prestation".

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Human Rights Watch accuse les séparatistes camerounais de torturer des civils

Quelques personnes marchent dans les rues de Buea, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest, pour dénoncer la tentative de sécession des deux régions anglophones du Cameroun, le 31 juillet 2018. (Twitter/Mimi237)

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé des tortures et autres exactions perpétrées contre des civils par des groupes séparatistes actifs dans les régions anglophones du Cameroun, confrontées à un conflit armé depuis plus d'un an.

"Une fois de plus, des documents circulent qui confirment les allégations selon lesquelles les séparatistes armés commettent des exactions à l’encontre des civils", a affirmé Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à HRW cité dans un communiqué daté de lundi de l'organisation de défense des droits de l'homme.

Dans le texte, HWR affirme avoir visionné une vidéo, filmée mi-mai, montant "des séparatistes armés torturant un homme dans une école abandonnée dans la région du Nord-Ouest du Cameroun".

"La victime a été enlevée, passée à tabac et a subi des brûlures dans une école abandonnée", a rapporté l'ONG.

Dans la vidéo, la victime, qui est en sous-vêtements, est forcée par quatre séparatistes à "s’asseoir sur des morceaux de papier enflammés (avant d'être frappée) à coups de bâton et de machette", selon HRW. On y voit aussi les séparatistes menacer la victime de "la +laver à l’essence+".

"Les séparatistes armés ont également torturé des dizaines de personnes", a poursuivi l'ONG.

HWR "a documenté de nombreux cas de torture par des séparatistes armés d’employés de la Cameroon Development Corporation, qui travaillent dans les bananeraies de la compagnie près de Tiko, dans la région du Sud-Ouest", a-t-elle indiqué, soulignant que "les employés ont été passés à tabac ou mutilés parce qu’ils avaient refusé de participer à une grève générale".

Rapatriement volontaire des réfugiés camerounais au Nigeria
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Le 18 juin, à Bafut, dans le nord-ouest, les séparatistes ont enlevé au moins 40 personnes, dont des femmes et des enfants, qu'ils ont "frappés et détroussés" avant de les libérer, selon HWR.

"Les dirigeants séparatistes devraient donner immédiatement à leurs combattants et à leurs partisans l’ordre de cesser ces attaques", a plaidé M. Mudge.

Dans son communiqué, HWR a préconisé "des sanctions ciblées aux chefs séparatistes qui portent une responsabilité pour les abus commis, notamment les actes de torture et les occupations d’écoles".

Depuis le début de la crise en 2016, la plupart des écoles ont fermé en raison du blocus imposée par les séparatistes.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d'un conflit armé qui n'a cessé de prendre de l'ampleur et dans lequel les civils sont pris en tenaille.

Des éléments des forces armées sont, eux aussi, régulièrement accusés d'être l'auteur d'exactions contre de civils.

Cette crise a déjà poussé plus de 530.000 personnes à quitter leur foyer, selon des chiffres de l'ONU. En vingt mois, le conflit a fait 1.850 morts, selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

Sept soldats devant le tribunal militaire de Yaoundé

L'entrée du tribunal de Yaoundé, au Cameroun, le 16 juillet 2012.

Au Cameroun, sept éléments des forces défense vont être traduits devant le tribunal militaire de Yaoundé.

L’armée camerounaise a annoncé le passage devant un tribunal de ces sept militaires dans une note d’information publiée par le capitaine de frégate Cyrille Serges Atonfack Guemo, chef de la division de la communication au ministère de la Défense.

Il s’agit de sept militaires soupçonnés d’exécutions extrajudiciaires des femmes et de leurs bébés dans le cadre de la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord.

"L’information judiciaire ouverte a été close, ils sont renvoyés pour coaction d’assassinat et de violation de consignes, de complicité desdits faits", informe le porte-parole de l’armée camerounaise.


"Le Cameroun ne transige pas avec les écarts de comportements relativement au droit de guerre, au droit humanitaire, et à la protection des biens et personnes", a commenté le capitaine de frégate Atonfack Serges.

Debut juillet 2018, la vidéo devenue virale montrant l’exécution des femmes et leurs bébés avait suscité l’indignation.

Le Cameroun avait rejeté les accusations des organisations des droits de l’homme avant d’annoncer le 11 juillet que "le président de la République a ordonné une information judiciaire sur cette affaire".

300 nouveaux sites miniers découverts

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Mondial-2019: La France au rendez-vous, les Anglaises battent les Camerounaises

L'attaquante française Viviane Asseyi (R) affronte la milieu de terrain française Grace Geyoro lors de la rencontre de football entre la France et le Brésil, le 23 juin 2019, au stade Oceane à Le Havre, au nord-ouest de la France.

Le rendez-vous avec les Américaines est pris: La France a décroché son billet au bout du suspense pour le quart de finale le plus attendu de cette Coupe du monde de football féminin, en battant le Brésil (2-1), dimanche au Havre.

Les Tricolores ont eu bien chaud face à des Brésiliennes solides techniquement et qui avaient clairement haussé leur niveau de jeu par rapport aux matches du premier tour. Mais elles ont su aller au bout d'elles-mêmes, pour inscrire le but décisif à l'entame de la seconde période de la prolongation.

Malgré un match haché par les fautes, les Bleues ont su démontrer qu'elles avaient les épaules pour assumer leur statut de favorites. Et espérer peut-être battre les tenantes du titre américains, vendredi.

Il ne reste plus aux coéquipières d'Alex Morgan qu'à valider leur qualification en battant des Espagnoles prêtes à en découdre lundi.

Dans l'autre affiche de ces huitièmes, la logique a été respectée avec une large victoire (3-0) des Anglaises, 3e mondiales, face au Cameroun, 46e. Malgré les coups de sang des Lionnes indomptables, qui ont à deux reprises refusé de reprendre le jeu pour contester les décisions de la VAR en leur défaveur, l'Angleterre file en quart pour la cinquième fois de son histoire.

Elle y retrouvera un adversaire coriace, avec les Norvégiennes venues à bout aux tirs aux buts de l'Australie samedi soir.

Le tableau des quarts de finale:

Jeudi 27/06

(21H00/19H00 GMT)

Norvège - Angleterre

Vendredi 28/06

(21H00/19H00 GMT)

France - Etats-Unis ou Espagne

Samedi 29/06

(18H30/16H30 GMT)

Allemagne - Suède ou Canada

Les 8e de finale restant à jouer:

Lundi 24 juin

(18H00/16h00 GMT) Espagne - Etats-Unis (21H00/19h00 GMT) Suède - Canada

Mardi 25 juin

(18H00/16h00 GMT) Italie - Chine

(21H00/19h00 GMT) Pays-Bas - Japon

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