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Sept civils tués dans le nord-est du Mali par des assaillants

Véhicule fouillé par la force Barkhane à Ménaka, dans le nord-est du Mali, le 28 septembre 2018. (Facebook/ Almou Ag Mohamed)

Sept civils, dont cinq passagers d'un véhicule, ont été tués jeudi dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, par des assaillants armés, a appris l'AFP auprès d'un élu local et de source de sécurité malienne.

"Six hommes armés ont attaqué jeudi une voiture transportant des civils à quelques dizaines de kilomètres de Ménaka. Ils ont tué cinq civils. Après, ils sont allés dans un hameau pour tuer deux autres civils", a déclaré un élu de la région.

Confirmant la nouvelle, une source sécuritaire malienne a précisé que le véhicule transportant les civils avait été pris pour cible par "des hommes armés circulant à moto".

"Les passagers du véhicule ont été tués par balle. Après, les assaillants ont tué deux autre personnes dans un campement non loin du lieu des assassinats", a précisé cette source.

Une enquête est ouverte, a indiqué la gendarmerie malienne.

La zone de Ménaka est souvent le théâtre d'affrontements entre d'une part, des jihadistes ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) et, de l'autre deux groupes armés principalement touareg ainsi que l'armée malienne et la force française Barkhane.

Ces violences se sont souvent accompagnées d'exactions contre les populations civiles, appartenant surtout aux communautés peule et touareg.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord vers le centre, voire parfois le sud du Mali, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

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L'activiste malien Clément Dembélé recouvre la liberté

Des manifestants exigeant la libération du militant anti-corruption Clément Dembélé, à Bamako au Mali.

Un militant anti-corruption et voix éminente de la société malienne a été libéré vendredi, mais sera jugé le 1er juillet pour incitation à la violence, a-t-on appris de sources judiciaires.

Clément Dembélé, président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), avait été arrêté le 9 mai pour avoir appelé les forces de sécurité à se révolter contre le pouvoir dans une vidéo, avait indiqué à l'AFP un responsable au sein des services de renseignements.

Son arrestation n'avait jamais été confirmée publiquement par les autorités et le silence sur son sort et l'endroit où il se trouvait avait donné lieu à d'abondantes spéculations.

Il a été "présenté au procureur de la République ce vendredi. Il a été inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre. Il comparaîtra le 1er juillet prochain", a dit une source judicaire malienne.

Une autre source judicaire a confirmé l’information et ajouté que "ses problèmes avec la justice n’ont rien à voir avec ses activités de lutte contre la corruption".

Une centaine de personnes avaient manifesté en sa faveur mardi à Bamako mardi.

"Les gens ont dans un premier temps pensé qu’il avait été enlevé et donc porté disparu à jamais. Et qu’il ne fallait pas laisser passer ça", a expliqué Oumar Kanté, sociologue à l’université de Bamako.

"Ensuite le citoyen lambda a pensé qu’il était arrêté dans le cadre de sa croisade contre la corruption. Il fallait donc se mobiliser pour soutenir sa cause et exiger sa libération", a-t-il ajouté.

Le Mali était classé 130e sur 180 pays en 2019 sur l'indice de corruption dans le secteur public établi par l'organisation spécialisée Transparency International.

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