Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Une dizaine de tués dans une attaque près de la frontière nigérienne au Mali

Des militaires maliens sur les lieux d'une attaque dans la région de Gao, au Mali, le 1er juillet 2018. (VOA/ Sidi Elhabib Maiga)

Une dizaine de civils ont été tués par de djihadistes présumés dimanche dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, selon des groupes armés à dominante touareg et les autorités locales.

Plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux civils, appartenant en particulier aux communautés peule et touareg, ont péri ces derniers mois dans cette région, où s'affrontent notamment des djihadistes ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) et deux groupes principalement touareg soutenant la force française Barkhane et l'armée malienne, le Gatia et le MSA.

Dimanche, "des bandits armés affiliés au réseau criminel opérant le long de la frontière Mali-Niger ont fait irruption dans la localité d'Injagalane", à l'ouest de Menaka, affirment dans un communiqué conjoint, en allusion aux djihadistes, le MSA (Mouvement pour le salut de l'Azawad, issu de l'ex-rébellion) et le Gatia (Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako).

>> Lire aussi : Dans le centre du Mali, un mélange explosif entre jihadisme et conflits communautaires

"Ils ont ouvert le feu sur les civils de la communauté Ibogholitane et Idarfane", précisent-ils, en référence à deux communautés touareg, faisant état de 12 tués et trois véhicules calcinés.

L'attaque a été confirmée par un responsable du gouvernorat de Menaka, principale ville de la région.

"Des hommes armés circulant sur plusieurs motos ont fait irruption dans le marché d'Injagalane", a déclaré ce responsable à l'AFP sous le couvert de l'anonymat. "Ils ont tiré dans la foule, il y a eu 14 morts, plusieurs véhicules et motos brûlés", selon cette source.

Selon le MSA et le Gatia, "les auteurs de ces massacres s'en prennent à toutes les communautés sans exception". "Ces massacres sont perpétrés par des extrémistes dans le but de (faire) déguerpir toutes les populations de leurs zones d'ancrage", affirment-ils.

>> Lire aussi : Macron assure de "l'inlassable volonté" de retrouver l'otage française au Mali

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le gouvernement, les groupes pro-Bamako et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les djihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Avec AFP

Toutes les actualités

Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

L'énergie solaire au Togo

L'énergie solaire au Togo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Les technologies de l’information rendent les agriculteurs camerounais plus autonomes

Les technologies de l’information rendent les agriculteurs camerounais plus autonomes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Mgr Gérard Mulumba parle des obsèques d'Etienne Tshisekedi

Mgr Gérard Mulumba parle des obsèques d'Etienne Tshisekedi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG