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Burkina-Faso

Un Tchadien nommé adjoint à l'Etat major de la Force du G5 Sahel

Le général du contingent tchadien au Mali Oumar Bikimo, à gauche, se tiennent la main avec le président du Tchad Idriss Deby Itno, lors d'une cérémonie de bienvenue, à N'Djamena, le 13 mai 2013.

Un général de division tchadien a été nommé samedi adjoint à l'Etat-major de la force antijihadiste du G5 Sahel qui combat les groupes islamistes armés dans la bande sahélo-saharienne, selon la radio d'Etat tchadienne.

Plusieurs fois chef d'Etat-major particulier au Ministère de la Défense du Tchad, le général Oumar Bikimo a été le commandant du contingent tchadien en Centrafrique dans le cadre de l'intervention militaire régionale en Centrafrique en 2006-2007 puis entre 2008 et 2013.

Figure majeure de l'armée tchadienne, il connait le Mali, où sont stationnés des militaires du G5 Sahel: il est l'ancien commandant des forces tchadiennes déployées en 2013 au Mali dans le cadre de la lutte contre les groupes islamistes, et y a été chef adjoint (2014-2015) des forces onusiennes, la Minusma.

Lancée en 2017, la force conjointe du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Niger) est à terme appelée à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali où elle combat les groupes jihadistes.

>> Lire aussi : Fin du sommet de l'Union africaine en Mauritanie

L'objectif -non atteint pour l'heure- est d'avoir 5.000 militaires des cinq pays membres dirigés par un commandement militaire conjoint.

Mais sa mise en oeuvre est pour l'instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l'homme par des soldats de la force conjointe.

Fin juin, un attentat suicide a frappé le QG de la force, à Sévaré au Mali, faisant trois morts dont deux militaires du G5 Sahel.

Début juillet, le président français Emmanuel Macron a rencontré les dirigeants des pays membres de la Force à Nouakchott (Mauritanie), en marge d'un sommet de l'Union africaine (UA) qui s'y tenait.

>> Lire aussi : Sombres perspectives militaires pour la France au Sahel

"Notre souhait est d'éradiquer dans toute la région le terrorisme" par "la coordination sécuritaire" entre la force conjointe des pays du G5 Sahel, l'opération française Barkhane et la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, avait déclaré M. Macron.

Avec AFP

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L’opposition burkinabè demande la démission du gouvernement

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Kaboré doit tirer les conséquences de son échec à défendre le territoire, selon un opposant

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L'opposition burkinabé demande la démission du gouvernement après l'attaque mortelle de lundi

Des soldats burkinabés effectuent un exercice de rechargement tactique près de Po, au Burkina Faso, le 17 février 2019.

24 morts, 7 blessés et 5 disparus: l'attaque qui a frappé une base militaire dans le nord du Burkina Faso lundi est la plus meurtrière jamais subie par l'armée burkinabè dans sa confrontation avec les groupes jihadistes depuis 2015, conduisant l'opposition à réclamer la démission du gouvernement.

L'état-major général des armées burkinabè a actualisé mardi, dans un communiqué, le bilan de l'attaque, attribuée à des jihadistes, qui a frappé lundi à l'aube le détachement militaire de Koutougou, dans la province du Soum. Son précédent bilan lundi faisait état d'une dizaine de militaires tués et de plusieurs blessés.

Un "conseil de défense extraordinaire" était en cours mardi au palais présidentiel à Ouagadougou, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

Selon cette source, ce sont "plusieurs dizaines de terroristes à bord de motos et de pick-up" qui ont attaqué le camp. "C'est visiblement une attaque bien préparée et coordonnée par plusieurs groupes terroristes. Ils ont tiré à l'arme lourde sur le camp de base, notamment des roquettes qui ont incendié plusieurs installations, des moyens roulants et de l'armement", a précisé cette source.

Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste perpétrée contre l'armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, dans la même province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d'assaillants, là aussi à bord de pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali.

L'armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, quand une attaque jihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso s'enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

Les attaques islamistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait plus de 500 morts.

"Gouvernement dépassé"

Le principal parti d'opposition du Burkina Faso, l'Union pour le progrès et le changement (UPC), a demandé mardi la démission du gouvernement, le jugeant incapable de faire face à la situation.

"Le gouvernement Dabire a complètement échoué". "L'UPC demande la démission pure et simple du gouvernement", "et la nomination par le président Roch Kabore d'une nouvelle équipe qui aura pour mission première la défense de l'intégrité territoriale et la sécurité des Burkinabè", a déclaré le mouvement dans un communiqué.

Selon ce parti dirigé par Zéphyrin Diabré, l'équipe gouvernementale est "dépassée par la tournure des événements" et "croise à présent les bras, attendant ce que le hasard fera d'eux et des Burkinabè".

Les forces de défense et de sécurité burkinabè, manquant de moyens, semblent incapables d'enrayer les attaques, et les jihadistes étendent leur influence sur des zones de plus en plus grandes. Ils disposeraient de plusieurs centaines de militants armés dans le pays, avait confié en mai une source militaire française à l'AFP.

Une nouvelle attaque fait au moins 15 morts
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Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad - le G5 Sahel) ont constitué une force militaire multinationale pour lutter contre les multiples groupes jihadistes qui sévissent dans la région, mais cette force peine à monter en puissance.

Mi-juillet, les autorités burkinabè ont prorogé de six mois l'état d'urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.

Le nord du Burkina a été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, mais qui ont plutôt visé des civils. Quinze personnes ont ainsi péri fin juillet dans l'attaque du village de Diblou, et en juin, au moins 51 personnes ont été tuées dans quatre attaques.

Cependant les 14 et 15 août, quatre militaires ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur un engin artisanal sur une route du Nord, puis trois policiers ont été tués dans une embuscade.

Quelques 238.000 personnes ont dû fuir leurs foyers au Burkina en raison de ces violences, selon un bilan publié le 15 août par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Au moins une vingtaine de militaires tués dans le Nord

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Des attaques djihadistes font une vingtaine de morts dans les rangs de l'armée

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