Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Macron à Nouakchott pour parler G5 Sahel et sécurité en Afrique

Le président français Emmanuel Macron se tient à côté du président malien Ibrahim Boubacar Keita lors de la séance d'ouverture du sommet des forces du G5 Sahel à Bamako, Mali, dimanche 2 juillet 2017. (AP Photo / Baba Ahmed)

Le président français Emmanuel Macron est arrivé lundi à Nouakchott où les dirigeants africains poursuivent leurs réunions au dernier jour du sommet de l'Union africaine (UA) dans une atmosphère assombrie par une multiplication des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

Pour la première étape de sa mini-tournée africaine avant Lagos et Abuja au Nigeria, le chef de l'Etat français participera à un déjeuner à huis clos au Palais des Congrès de la capitale mauritanienne qui accueille le 31e sommet de l'UA.

Il devrait renouveler à cette occasion "son soutien à l'initiative de l'Union africaine en vue d'assurer un financement autonome et prévisible des opérations africaines de paix", selon l'Elysée, un enjeu de taille se heurtant aux réticences de Washington qui privilégie l'aide bilatérale à l'aide multilatérale et souhaite couper dans le budget onusien.

>> Lire aussi : Le président mauritanien parle de beaucoup de "failles" à corriger dans la sécurité au G5 Sahel

"Cette attitude américaine justifie a fortiori la volonté des Africains, soutenus par la France, de prendre en charge leur sécurité", relève-t-on à Paris. "Les Africains font un vrai effort politique, financier et logistique pour ce faire, ce serait paradoxal que les Etats-Unis nous disent 'on ne va pas les aider' au moment où les Africains font eux-mêmes l'effort".

"Cet effort de l'UA et extrêmement important et nous ferons tout en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu pour nous assurer que les Nations unies répondent à cet appel", ajoute-t-on, d'autant qu'"avec l'effort financier militaire de l'UA, les contributeurs aux Nations unies en sortiront gagnants, nous allons donc tout faire pour convaincre nos partenaires américains".

Attaque "terroriste" contre les soldats français à Gao au Mali (vidéo)
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:40 0:00

La marge de manoeuvre s'annonce étroite. Un "financement autonome et prévisible" des opérations africaines de paix, également prôné par l'Onu afin de réduire l'écart entre les objectifs et les ressources, suggère une hausse ou du moins un maintien des contributions des Etats membres. Or, les Etats-Unis, premier contributeur individuel au budget de maintien de la paix, ont décidé sous l'administration Trump de réduire leur part à 25% du total contre 28,5% actuellement.

Même problématique concernant la force régionale du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) composée de 5.000 hommes et lancée en 2017 avec le soutien de la France pour lutter contre les groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

La lente montée en puissance de cette force, théoriquement appelée à prendre le relais de la force française Barkhane déployée dans la région, fera l'objet d'une rencontre entre Emmanuel Macron et ses homologues du G5 lundi, après le déjeuner avec les pays membre de l'UA.

"Ce sera notamment l'occasion de constater les progrès opérationnels de la force conjointe qui réalise actuellement sa quatrième opération et qui en prévoit d'autres dans les semaines à venir sur l'ensemble des fuseaux", explique-t-on à Paris. Sur le plan du financement, "on peut constater qu'il y a un début de mise en oeuvre concret".

"Dans tous les états-majors du G5 Sahel, des primes ont été versées avec un effet rétroactif (...) et il y a des équipements qui sont attendus, de protection individuelle, qui devraient être livrés à la fin de l été, d'autres équipements d'ici la fin de l'année."

"C'est un processus complexe mais les tuyaux sont branchés et ça commence à donner des résultats concrets", assure-t-on à l'Elysée.

Mais la question du financement reste entière. Lors d'une visite à Paris début juin, le président du Niger Mahamadou Issoufou, dont le pays préside le G5 Sahel, avait appelé à "chercher des sources de financement pour les autres années".

Très symbolique, la visite du collège de Défense du G5 Sahel, école régionale de guerre qui accueillira ses premiers stagiaires en octobre, intervient après un attentat-suicide commis vendredi contre le QG de la force régionale à Sévaré, dans le centre du Mali.

Cette attaque sans précédent a fait six morts, dont deux militaires de la force conjointe et a été revendiquée par une branche d'Al Qaïda.

"Si l'état-major a été attaqué, c'est qu'il y a énormément de failles que nous nous devons de corriger si nous voulons stabiliser la région du Sahel", a reconnu le président mauritanien Ould Abdel Aziz dans une interview à France 24 diffusée dimanche.

Avec Reuters

Toutes les actualités

Coronavirus : plus de 20.000 cas déclarés en Amérique latine

Un voyageur, portant un masque pour éviter le coronavirus, arrive à l'aéroport international de Guarulhos à Guarulhos, État de Sao Paulo, Brésil, le 27 février 2020. (Photo: REUTERS / Amanda Perobelli)

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.


A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès.

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.

A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès

ll est suivi par l'Equateur (2.748, 93) et la République dominicaine (1.284, 57). Viennent ensuite le Mexique (1.215, 29), le Panama (1.181, 30), tandis que l'Argentine enregistre 1.054 contamination et 27 décès.

Des mesures de confinement obligatoire ont ainsi été mises en place dans de très nombreux pays latino-américains, notamment au Pérou, au Venezuela, en Argentine, en Colombie, en Bolivie, au Salvador et au Panama. Des couvre-feux aux horaires étendus ont également été décrétés dans plusieurs pays.

Les frontières sont fermées dans la quasi-totalité de la région.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45.719 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 19H00 GMT.

L'OMS a alerté sur la progression "quasi-exponentielle" de la pandémie, alors que le nombre de décès a plus que doublé en une semaine.

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:22 0:00

Coronavirus: le G20 viendra en aide aux pays pauvres

Coronavirus: le G20 viendra en aide aux pays pauvres
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Distanciation sociale: les experts ont répondu aux questions du public

Distanciation sociale: les experts ont répondu aux questions du public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:17 0:00

Le bilan de la pandémie de nouveau coronavirus s'est de nouveau alourdi

Le bilan de la pandémie de nouveau coronavirus s'est de nouveau alourdi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:19 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG