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République du Congo

Sassou Nguesso candidat de son parti à la présidentielle de 2021

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, à Addis-Abeba, le 17 janvier 2019.

Le président Denis Sassou Nguesso a été désigné candidat de son parti à la présidentielle de 2021, à l'issue du congrès du Parti congolais du travail (PCT).

"Les 2.588 congressistes ont décidé unanimement que le camarade Denis Sassou Nguesso soit reconduit à la tête du comité central [du parti] et qu'il soit notre candidat à l'élection présidentielle de 2021", a indiqué Pierre Ngolo, secrétaire général sortant du PCT dans la nuit de lundi à mardi.

Âgé de 76 ans, le président Sassou cumule 35 ans à la tête du Congo, petit pays d'Afrique centrale, riche en pétrole mais dont la majorité des habitants vit sous le seuil de pauvreté.

"Ce choix n'est pas un choix de trop. Nous avons dit que le choix de Denis Sassou Nguesso était un choix inéluctable; c'est un choix du changement dans la continuité; le choix de la stabilité et le choix de la paix", a commenté auprès de l'AFP Léonidas Mottom, député PCT et deuxième questeur à l'Assemblée nationale.

Selon la Constitution, M. Sassou a le droit de se présenter à la présidentielle de 2021 et pour la dernière fois en 2026.

Jeudi, le principal parti d'opposition, Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), avait estimé que les conditions ne seraient pas réunies pour que le Congo organise une présidentielle en 2021.

L'UPADS a proposé une transition et un scrutin en 2023 sans la participation du président Sassou Nguesso.

Le PCT, qui fête ses 50 ans d'existence ce mardi, a organisé son cinquième congrès ordinaire du 27 au 30 décembre.

Le parti a désigné 727 nouveaux membres de son comité central qui ont à leur tour élu Pierre Moussa, 78 ans, au poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans.

M. Moussa remplace à ce poste Pierre Ngolo, 65 ans, qui est également président du Sénat.

Né en 1941, M. Moussa est un économiste de formation qui a travaillé par le passé dans les institutions financières internationales comme la Banque mondiale. Plusieurs fois ministre entre 1997 et 2012, M. Moussa a été président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) entre 2012 et 2017.

"Pierre Moussa est un homme capable de rassembler ce qui est éparse", a estimé le député Mottom.

Avec AFP

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Un ancien partisan de Sassou appelle à l'unité de l'opposition pour la présidentielle de 2021

Jean-Jacques Serge Yhombi Opango appelle à une candidature unique de l'opposition, Brazzaville, le 11 décembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Le vice-président du Rassemblement pour la Démocratie et le développement (RDD), Jean Jacques Serges Yhombi Opango, un ancien partisan du président Denis Sassou N'Guesso, appelle l'opposition à se mettre ensemble pour choisir choisir un candidat unique aux élections de 2021.

L'idée fait mouche au sein même de l'opposition qui ne s'est pas encore remise de ses divisions de la dernière présidentielle.

Jean Jacques Serges Yhombi Opango appelle à l'unité de l'opposition face à Sassou N'Guesso
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Pour Yhombi Opango, il faut que les opposants parlent d'une seule voix et choisissent un candidat unique pour cette future élection présidentielle. Une équation difficile, mais à laquelle le vice-président du RDD croit fermement.

"Dans la situation actuelle, aller aux élections, justement si nous ne sommes pas un, si nous ne désignons pas un candidat, cela va être de l'aventure pure, d'aller s'affronter avec ce pouvoir qui a tout en mains", a-t-il affirmé dans un échange avec la presse.

Ce fils d'ancien chef d'Etat et dont le parti, le RDD, était il y a encore quelques mois, de la majorité présidentielle, a dénoncé la volonté de ses anciens alliés de demeurer au pouvoir.

"Ils ne changeront rien, et ils n'ont pas envie de changer les choses, car ils peuvent rester au pouvoir. Si nous loupons le coche cette fois-ci, ce système inique va rester au pouvoir pendant 100 ans. Ce qui veut dire, il faut qu'on le stoppe", a-t-il prévenu.

Dans le camp de l'opposition constitutionnelle, cet appel à l'unité a suscité des réactions, dont celle d'Armand Mpourou, président de la Dynamique pour le Développement du Congo, qui estime que c'est encore très tôt.

"Cela peut être possible, mais tel que nous analysons la vie politique congolaise, il y a encore de la jalousie et de la haine, c'est un peu difficile qu'un homme supporte l'élévation de l'autre", a-t-il dit, reconnaissant que c'est "encore un peu hésitant".

Historiquement, les opposants congolais se sont déjà mis ensemble entre 2015 et 2016 à travers un front contre le référendum constitutionnel et la réélection de Denis Sassou N'Guesso. Mais là, l'échec a été retentissant.

Paul Marie Mpouele, ancien coordonnateur de FROCAD, à Brazzaville, le 11 décembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Paul Marie Mpouele, ancien coordonnateur de FROCAD, à Brazzaville, le 11 décembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)


Paul Marie Mpouele était alors coordonnateur de ce front, le FROCAD.

"Il y avait trop d'ego, pas de projet commun, il y avait trop de suspicion. Chacun voulait en réalité se la jouer solo pour être le partenaire privilégié du pouvoir, je crois que c'est cela qui n'a pas marché", a-t-il reconnu.

Analysant les possibilités de l'opposition congolaise de se mettre ensemble d'ici 2021, l'universitaire Vivien Manangou reste pessimiste.

L'universitaire Vivien Manangou affirme que l'appel de Yhombi, à Brazzaville, le 11 décembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)
L'universitaire Vivien Manangou affirme que l'appel de Yhombi, à Brazzaville, le 11 décembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)


"S'oppose-t-il au président ou s'oppose-t-il au fait que le RDD ne soit pas en position de gouvernance ? Nous savons bien que l'opposition n'arrive pas à se réunir, parce qu'elle n'a pas de fil conducteur idéologique. Or, aujourd'hui, il n'y a pas d'idéologie. Donc, elle ne se réunira pas tant que ce sera uniquement des appétits personnels. L'appel de M. Yhombi est donc un coup d'épée dans l'eau", a-t-il indiqué d'un ton assuré.

A l'instar de Jean Jacques Yhombi Opango qui réclame une réelle gouvernance électorale avant le prochain scrutin présidentiel, Pascal Tsaty Mabiala, le chef de file de l'opposition avait même demandé que le président Sassou N'Guesso reste au pouvoir au-delà de 2021, le terme de son premier mandat. Les propos avaient fait mouche au niveau de l'opposition.

Jean Jacques Serges Yhombi Opango appelle à l'unité de l'opposition face à Sassou N'Guesso

Jean Jacques Serges Yhombi Opango appelle à l'unité de l'opposition face à Sassou N'Guesso
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De nombreux dégâts lors des inondations à Brazzaville

De nombreux dégâts lors des inondations à Brazzaville
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Une série de dégâts après des pluies diluviennes à Brazzaville

Difficile circulation automobile après la pluie, au quartier Mikalou, le 9 janvier 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés à la suite des pluies diluviennes à Brazzaville. Des maisons et des routes sont englouties par les sables. La corniche du fleuve Congo, le joyau de la capitale, s'est effondrée.

La plupart des quartiers périphériques de la capitale sont frappés par les érosions, les ensablements et les inondations.

Les pluies diluviennes engendrent des dégâts à Brazzaville
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Les habitants de Makabandilou, quartier nord de Brazzaville, sont désespérés. "Le quartier s'est organisé à payer les bâches, les sacs et on aura à planter les bambous de Chine, les bambous ratés, plus de la pelouse. Si le quartier ne s'était pas organisé, Makabandilou serait déjà parti", affirme Aloïse, le secrétaire du quartier de ce quartier.

Dans les quartiers sud, les habitants de Mfilou, craignent d'être engloutis en même temps que le chemin de fer qui passe par là. Ils dénoncent l'inexistence des canalisations et de routes. "Le danger est même en train d'attaquer le chemin de fer, et je crois que le pire va arriver", prévient un habitant du quartier, riverain de la voie ferrée.

Un autre ajoute : "Il y a aussi eu les travaux du CFCO. Nous les avons vus passer avec les engins, mais le travail n'était pas bien fait".

Les pluies qui s'abattent depuis septembre dernier sur la capitale congolaise n'entendent ni prière ni grincement de dents des Brazzavillois. Au contraire, elles ont redoublé les trombes et les cordes, à tel point que même le centre-ville a été touché.

Des maisons englouties par l'érosion à Makabandilou, le 4 janvier 2020. (VOA/Arsène Séverin)
Des maisons englouties par l'érosion à Makabandilou, le 4 janvier 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Une partie de la corniche du fleuve Congo, a cédé à la suite de la pluie qui est abondamment tombée dans la nuit de mercredi à jeudi. Sur place, un étudiant en géologie qui observe le phénomène, livre son analyse : "Le sable a la capacité d'absorber l'eau, mais où a-t-on mis le sable ? On devrait commencer par le sable, parce que en cas de...le sable peut aspirer l'eau. Mais, on a mis la latérite".

Pour le ministre des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, qui a également fait le déplacement de la corniche, cette partie de la route, encore sous la responsabilité d'une société chinoise, la China road and bridge corporation (CRBC) va être réhabilitée.

"L'expertise sera faite, heureusement la route n'a été réceptionnée que provisoirement. La route s'est affaissée, il y a eu glissement de terrain, donc catastrophe naturelle. En ce moment-là, l'entreprise va conforter son expertise et reprendre les travaux. Ce sont des catastrophes naturelles, il faut donc s'armer de patience, et nous aurons notre corniche", assure-t-il.

Alertés par cette information, beaucoup de Brazzavillois se sont amassés à la corniche pour constater les dégâts de leurs propres yeux.

A chaque pluie ses dégâts, les experts affirment que la météo ne sera pas clémente les prochains jours, comme elle aurait dû l'être en cette période de petite saison sèche.

Les pluies diluviennes engendrent des dégâts à Brazzaville

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