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Série d'opérations antijihadistes de l'armée française au Faso


Des soldats français mènent une opération de contrôle de zone dans la région du Gourma à Ndaki, au Mali, le 27 juillet 2019.(Photo: REUTERS/Benoit Tessier)

La force française Barkhane a récemment mené une série d'opérations antijihadistes dans le nord du Burkina Faso et tué "plusieurs combattants" jihadistes, appartenant notamment au groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), a annoncé jeudi l'état-major français.

"Entre le 2 et le 3 mars, une opération a permis la neutralisation de plusieurs terroristes dans le nord du Burkina Faso, dans la province de l'Oudalan", située dans la région dite des trois frontières (Burkina, Mali, Niger) où Barkhane concentre actuellement ses efforts, souligne l'état-major dans un communiqué.

Cette action "a combiné frappes aériennes et assaut héliporté contre un rassemblement de membres de l'EIGS", groupe désigné ennemi prioritaire par Paris en janvier.

Le 5 mars, "la force Barkhane a conduit une opération aérienne en coordination avec les forces armées partenaires maliennes et burkinabè" contre "un vaste campement terroriste au nord du Burkina Faso", selon le communiqué.

Enfin, le 9 mars, les militaires français ont conduit "une frappe au nord du Burkina Faso", entraînant "la neutralisation de plusieurs combattants terroristes" et la destruction de matériel.

L'armée française refuse de donner un décompte précis des jihadistes qu'elle tue, blesse ou capture, et s'en tient aux termes génériques de "neutralisation" ou "mise hors de combat". Dans les faits, la plupart sont tués.

Le nord du Burkina est en proie à de fréquentes attaques perpétrées par divers groupes jihadistes, dont l'EIGS et Ansarul Islam.

"Barkhane et ses partenaires continuent à travers ces actions à accentuer la pression sur ces groupes, les déstructurer, et leur dénier tout sentiment d'impunité dans cette région" transfrontalière, conclut l'état-major.

L'armée française multiplie depuis plusieurs semaines les offensives dans cette zone des trois frontières, y revendiquant la "neutralisation" d'une centaine de jihadistes depuis début janvier, selon un décompte de l'AFP, tout en menant en parallèle des raids antijihadistes d'opportunité dans le centre du Mali.

Le nombre de militaires de Barkhane est récemment passé de 4.500 à 5.100 hommes. Paris espère que ce renfort permettra d'inverser le rapport de forces sur le terrain, alors que les groupes jihadistes ont multiplié les attaques au Sahel ces derniers mois.

Les violences jihadistes - souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, cinq fois plus qu'en 2016, selon l'ONU, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.

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