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Poutine propose d'interdire le mariage homosexuel dans la Constitution

Un ruban arc-en-ciel, une bougie et des fleurs pour les victimes de la fusillade dans une boîte de nuit gay à Orlando sont visibles devant l'ambassade des États-Unis à Moscou, en Russie, le 13 juin 2016. (Maxim Zmeyev /Reuters)

Le président russe Vladimir Poutine a soumis au Parlement de nouveaux amendements constitutionnels, introduisant la mention de Dieu dans la Constitution et fixant le principe qu'un mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme, a-t-on appris lundi.

M. Poutine a annoncé en janvier que la Russie allait amender sa Constitution de 1993, une initiative largement considérée comme visant à organiser l'après-2024, année où s'achève son quatrième et dernier mandat présidentiel.

Ces amendements constitutionnels ont été adoptés à l'unanimité par les députés en première lecture mais Vladimir Poutine a soumis 24 pages supplémentaires d'amendements avant la seconde lecture, la plus importante, prévue le 10 mars, a annoncé lundi le président de la Douma, Viatcheslav Volodine.

"Les amendements du président sont le résultat de son dialogue avec les représentants de toutes les factions et de la société civile", a-t-il indiqué dans un communiqué publié par la Douma, la chambre basse du Parlement russe.

Ces amendements prévoient que la mention de "la foi en Dieu" des Russes soit introduite dans la Constitution et stipulent qu'un mariage est l'union d'un homme et d'une femme, a précisé à l'AFP un vice-président du parlement, Piotr Tolstoï.

Ces nouveaux amendements interdisent aussi que des portions de territoire russe soit donnés à des Etats étrangers et rendent illégal tout appel ou action en ce sens.

Vladimir Poutine avait évoqué l'idée de fixer le principe de l'interdiction du mariage homosexuel mi-février, lors d'une rencontre avec un groupe de travail formé par le Kremlin pour plancher sur la réforme.

La majorité des amendements votés par la Douma en première lecture étaient de nature plus institutionnelle, visant notamment à renforcer les pouvoirs présidentiels. Un "vote populaire" aux contours encore flous doit être organisé le 22 avril pour adopter ces changements.

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Prestation de serment d'Olaf Scholz, nouveau chancelier allemand

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Sommet virtuel Biden-Poutine: Ukraine, cyberattaques et droits humains au menu

Le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine se rencontrent à la "Villa la Grange", à Genève, en Suisse, le 16 juin 2021.

Le président américain Joe Biden rencontre virtuellement son homologue russe Vladimir Poutine mardi par visioconférence.

La question de l'Ukraine figure en tête de l'ordre du jour de M. Biden. Selon des sources, le président américain entend brandir la menace de sanctions contre la Russie si le Kremlin décide d'envahir l'Ukraine.

Les services de renseignement américains ont déterminé que la Russie a massé 70 000 soldats près de la frontière ukrainienne et se prépare à une éventuelle invasion au début de l'année prochaine.

M. Poutine, pour sa part, devrait exiger de M. Biden des garanties que l'alliance militaire de l'OTAN ne s'étendra jamais à l'Ukraine, qui cherche depuis longtemps à en faire partie.

Souvenirs de Crimée

M. Biden était vice-président en 2014 lorsque les troupes russes ont pénétré dans la péninsule de Crimée, sur la mer Noire, et ont annexé le territoire à l'Ukraine.

L'expansion de l'OTAN vers l'est est depuis le début une pomme de discorde non seulement avec Moscou.

La Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont été officiellement invitées en 1997 et ont adhéré en 1999. Ils ont été suivis en 2004 par la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et les anciens États soviétiques d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Depuis lors, l'Albanie, la Croatie, le Monténégro et la Macédoine du Nord ont adhéré, ce qui porte à 30 le nombre total de pays membres de l'OTAN.

L'un des principes clés de l'alliance de l'OTAN est que l'adhésion est ouverte à tout pays remplissant les conditions requises. Et aucun pays tiers ne dispose d'un droit de veto sur l'adhésion. S'il y a peu de chances que l'Ukraine soit invitée à rejoindre l'alliance dans un avenir proche, les États-Unis et leurs alliés n'excluent pas cette possibilité.

Avant l'appel de M. Poutine, M. Biden s'est entretenu lundi avec les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie pour coordonner les messages et les sanctions éventuelles.

Cyberattaques et droits humains

Au-delà de l'Ukraine, de nombreuses autres questions épineuses seront abordées, notamment les cyberattaques et les droits de l'homme. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré que les relations américano-russes sont globalement dans "un état plutôt désastreux".

M. Peskov a répété qu'il ne fallait pas s'attendre à des percées lors de l'appel entre M. Biden et M. Poutine et a déclaré qu'il s'agirait d'une "conversation de travail dans une période très difficile", où "l'escalade des tensions en Europe est hors de proportion, extraordinaire", et nécessite "une discussion personnelle au plus haut niveau".

Une députée britannique venue au Parlement avec son bébé crée le débat

La députée travailliste Stella Creasy portant son bébé lors d'un débat au Parlement à Londres, le 23 novembre 2021.

La députée Stella Creasy venue au Parlement avec son bébé de trois mois a été rappelée à l'ordre. Face aux critiques, l'institution a promis de revoir ses règles imposées aux élus qui deviennent parents.

Jugeant important que les jeunes parents puissent participer pleinement au travail parlementaire, le président de la Chambre des Communes Lindsay Hoyle a estimé le 24 novembre que "les règles doivent être considérées dans leur contexte" et qu'elles "changent avec le temps".

Il a annoncé qu'une commission examinerait la question pour que la Chambre puisse se prononcer après avoir été saisie par la députée Alex Davies-Jones d'un événement qui l'avait inquiétée.

Il s'agit du rappel à l'ordre reçu la veille par sa collègue Stella Creasy, venue avec son bébé pour participer aux débats.

La députée de l'opposition travailliste a posté sur Twitter la photo d'un email officiel lui indiquant que le règlement de la Chambre des Communes stipulait qu'un député ne pouvait pas venir accompagné d'un enfant.

Pourtant, en 2020, Lindsay Hoyle a autorisé la députée Alex Davies-Jones à venir avec son bébé. Stella Creasy était aussi déjà venue accompagnée de son fils ou sa fille.

Elle était apparue à la Chambre des Communes fin septembre avec son nouveau-né pour réclamer que les mères soient soutenues plutôt que "réprimandées" lors de leur retour au Parlement.

La députée verte Caroline Lucas a souligné ironiquement que les bébés présents au Parlement sont "beaucoup moins perturbateurs que nombre de députés braillards".

Les points de vue divergent cependant, comme l'a souligné le président de la Chambre. "Les parents qui sont payés une fraction de ce que vous gagnez paient pour la garde des enfants et jonglent avec les responsabilités pour pouvoir aller travailler. Qu'est-ce qui vous rend si spéciaux?" a demandé sur Twitter le conservateur Scott Benton.

Contrairement aux ministres depuis février, les députées britanniques n'ont pas droit à être remplacées pendant leur congé maternité de six mois.

Ocean Viking, un navire à la rescousse des migrants en mer

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Le polémiste d'extrême droite français Eric Zemmour candidat à la présidentielle

Eric Zemmour s'adresse à des journalistes lors d'une visite à Marseille, dans le sud de la France, le 27 novembre 2021.

Après avoir fait durer le suspense pendant des mois, le sulfureux polémiste d'extrême droite Eric Zemmour a annoncé solennellement sa candidature à la présidentielle pour "sauver" la France "en train de disparaître" selon lui, du fait de l'immigration et la mondialisation.

"Il n'est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C'est pourquoi j'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle", a déclaré l'ancien journaliste dans une allocution vidéo diffusée sur sa chaîne Youtube, référence transparente à un célèbre cliché du Général de Gaulle, entrecoupée notamment d'images d'agressions et de violences urbaines.

"Vous avez l'impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez", a-t-il dit aux dizaines de milliers de personnes connectées à midi (11 heures GMT) pour l'écouter, égrenant des personnages phare de l'histoire et de la culture françaises, Jeanne d'Arc, De Gaulle, Pascal, Descartes, Molière....

S'adressant à ceux qui sont touchés par un "sentiment de dépossession" de ce "pays que vous cherchez partout avec désespoir, ce pays que vous chérissez et qui est en train de disparaitre", il leur dit avoir "décidé de prendre notre destin en main" et à se libérer de la honte qu'ils peuvent ressentir d'avoir ces idées.

Et de lister les raisons de ce déclin: l'immigration qui "n’est pas la cause de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous", la "chimère d'une Europe qui ne sera jamais une nation", les responsables politiques de tout bord....

A quatre mois et demi de l'élection, l'ancien éditorialiste du quotidien Le Figaro et de la chaîne CNews, la "Fox News française", condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale, se jette dans l'arène à l'issue de plusieurs mois d'une campagne non officielle, menée dans le cadre d'une tournée de promotion de son dernier livre.

Objet d'une exceptionnelle attention médiatique, le polémiste de 63 ans, avant même d'être candidat, avait fait depuis la rentrée une percée fulgurante dans les sondages, devançant même la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen, finaliste au deuxième tour de l'élection de 2017 face à Emmanuel Macron.

Mais il accumule les revers depuis plusieurs semaines, perdant soutiens et points dans les sondages, qui se tassent autour de 14 à 15% d'intentions de vote au premier tour, et multipliant les dérapages: un discours virulent tenu devant le Bataclan le soir anniversaire des attentats jihadistes de 2015 à Paris, une visite calamiteuse à Marseille (sud), qui s'est achevée avec un échange de doigts d'honneur avec une opposante, ou encore un fusil pointé en direction de journalistes lors d'une visite à un salon militaire.

Il tiendra son premier vrai meeting de campagne dimanche au Zénith de Paris.

En se déclarant mardi, le polémiste, qui ambitionne de rassembler les électeurs de droite et d'extrême droite, parasite au passage le processus d'investiture en cours au sein de la droite républicaine, où les militants sont appelés à voter de mercredi à samedi pour choisir parmi cinq prétendants.

Ces derniers tiennent d'ailleurs leur dernier débat à la télévision mardi soir, juste après le journal de 20 heures au cours duquel M. Zemmour sera interviewé.

Suppression du droit du sol

Les partisans de Zemmour se targuent d'avoir déjà pesé sur les thématiques de la campagne, particulièrement sur la lutte contre l'immigration, sujet de prédilection de l'essayiste, avec ses critiques de l'islam, une "civilisation" qu'il juge "incompatible avec les principes de la France".

Les prémices de son futur programme promettent un référendum sur l'immigration, la suppression du droit du sol ou du regroupement familial et l'interdiction de porter un premier prénom d'origine étrangère, une proposition qui a suscité l'indignation de la classe politique en France et alimenté les débats pendant plusieurs semaines.

Sa rivale d'extrême droite Marine Le Pen, dont il a affirmé qu'elle ne gagnerait "jamais" l'élection présidentielle, marque régulièrement sa différence en contestant la "radicalité déplacée" du polémiste, qui selon elle n'a pas fait "sa mue" en candidat.

Mme Le Pen, qui s'emploie depuis des années à dédiaboliser son parti et à en gommer les outrances, s'est récemment félicitée du fait que M. Zemmour lui permette de la "recentrer" sur l'échiquier politique.

Ce dernier, qui dit admirer Donald Trump, rappelle l'ancien président américain dans ses provocations et ses dérapages, mais, contrairement au milliardaire républicain, ne bénéficie pas du soutien d'un grand parti.

La constitution d'un réseau sur le terrain sera d'ailleurs l'un de ses nombreux défis, ne serait-ce que pour obtenir les 500 parrainages d'élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Son camp assure s'appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Eric Zemmour est, en outre, accusé d'agressions sexuelles selon plusieurs témoignages de femmes recueillis par le site d'information Mediapart. Mais aucune plainte n'a été annoncée contre lui.

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