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États-Unis

Roy Moore dépose un recours contre sa défaite en Alabama

Le président de la Cour suprême d'Alabama Roy Moore pose devant le drapeau américain à Montgomery, 17 février 2015. (AP Photo / Brynn Anderson, File)

Le candidat malheureux du parti républicain dans l'Alabama pour le Sénat américain, Roy Moore, a déposé un recours de dernière minute contre sa défaite le 12 décembre face au démocrate Doug Jones.

Cet Etat du Sud n'avait pas élu de sénateur démocrate depuis 1992. Le scrutin a représenté un revers pour le président Donald Trump qui avait fait fi des allégations d'attouchements sur mineures visant Roy Moore, un ancien magistrat ultra-conservateur. La majorité républicaine au Sénat s'est vue ramenée à 51 sièges sur 100.

M. Jones avait obtenu 49,9% des voix et M. Moore 48,4%, soit une marge de près de 21.000 voix sur un total de 1,3 million de bulletins.

>>Lire aussi : L'exploit démocrate dans l'Alabama doit beaucoup au vote noir

M. Moore a déposé son recours un jour avant la certification officielle du résultat, ont indiqué mercredi soir les responsables de sa campagne.

"L'objet du recours est de préserver les preuves d'une fraude électorale potentielle et de repousser la certification par le secrétaire d'Etat de l'Alabama John Merrill en attendant une enquête approfondie", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Le communiqué évoque "des irrégularités dans 20 circonscriptions" du comté de Jefferson qui ont selon lui "suffi à renverser le résultat de l'élection". Il cite un théoricien conspirationniste, Richard Charnin, qui considère également comme truquées l'élection présidentielle de 2004 et la primaire démocrate de 2016.

Le recours contient en outre une attestation de M. Moore "déclarant qu'il a passé avec succès un test au polygraphe (détecteur de mensonges) qui a confirmé que les allégations de mauvaise conduite faites à son encontre durant la campagne étaient totalement fausses".

>> Lire aussi : Donald Trump se distance de la défaite de Moore en Alabama

Si les autorités de l'Alabama ne déclenchent pas un nouveau comptage des voix, M. Jones devrait siéger au Sénat américain début janvier.

M. Moore avait perdu son avance dans les sondages après la publication par le Washington Post d'accusations de femmes pour des faits remontant aux années 1970 et 1980, qu'il nie en bloc.

Agé de 70 ans, Roy Moore avait été élu deux fois président de la Cour suprême de l'Alabama, fonction dont il a été déchu deux fois: la première en 2003 pour avoir refusé de retirer d'un bâtiment judiciaire une statue de deux tonnes en l'honneur des Dix Commandements; la seconde en 2016, après avoir défié la Cour suprême des Etats-Unis en refusant d'appliquer sa décision légalisant le mariage homosexuel.

Il a également suggéré que les attentats du 11-Septembre pourraient être liés à un manque de foi en Dieu ou encore que les Musulmans devraient se voir interdire toute charge publique.

Avec AFP

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Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

Donald Trump en visite au Royaume-Uni et en France début juin

Le couple présidentiel américain et la reine d'Angleterre Elizabeth II en direction d'une entrée du château de Windsor, lors de la visite de M. Trump au Royaume-Uni.. / PHOTO AFP / PISCINE / Ben STANSALL

Donald Trump effectuera une visite de plusieurs jours au Royaume-Uni puis en France au début du mois juin, ont annoncé le palais de Buckingham et la Maison blanche mardi.

Le président américain a accepté l’invitation de la reine Elisabeth à effectuer une visite d’Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il sera accompagné par sa femme Melania, précise Buckingham Palace.

Donald Trump est le troisième président américain, après Barack Obama en 2011 et George W. Bush en 2003, à bénéficier d’une telle invitation de la part de la souveraine britannique. Les détails de la visite seront précisés ultérieurement.

Donald Trump aura une entrevue avec la Première ministre britannique Theresa May qui n’est pas parvenue à faire approuver son projet d’accord sur le Brexit par les députés de la Chambre des communes.

“Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent un partenariat profond et durable enraciné dans notre histoire commune et nos intérêts communs”, a déclaré Theresa May dans un communiqué.

Donald Trump a effectué en juillet 2018 une visite officielle au Royaume-Uni mais il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat, forme la plus élevée du protocole diplomatique.

“Cette visite d’Etat est une occasion de renforcer notre coopération déjà étroite dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense et de discuter de la manière de consolider ces liens dans les années à venir”, ajoute la chef du gouvernement britannique.

La Maison blanche a annoncé pour sa part que Donald Trump se rendrait en France pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 6 juin, jour du 75e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale.

UNE VISITE SUJETTE À CONTESTATION

Cette visite d’Etat à Londres risque à nouveau d’alimenter la contestation en raison du rejet que suscite le président américain dans une partie de l’opinion britannique.

En juillet 2018, quelque 250.000 manifestants s’étaient rassemblés à Londres pour dénoncer la venue de Donald Trump et les organisateurs de ce mouvement ont dit qu’ils préparaient une “manifestation gigantesque” contre cette visite d’Etat.

Après avoir été reçu par Trump à la Maison blanche, Theresa May avait rendu la politesse en invitant son hôte à effectuer une visite de même nature à Londres en 2017.

Une pétition avait alors été signée par près de 1,9 million de personnes pour s’opposer à la visite du chef de l’Etat américain et la Chambre des communes avait dû se saisir de la question en 2017.

Lors de sa venue l’an passé, Donald Trump avait pris la classe politique britannique à rebrousse-poil en offrant une version très peu diplomatique de l’évaluation qu’il faisait de la stratégie suivie par Theresa May dans les négociations sur le Brexit.

Il avait notamment déclaré que la chef du gouvernement n’avait pas suivi son conseil d’engager des poursuites judiciaires contre l’Union européenne. Plus tard, Donald Trump avait opéré une volte-face en affirmant que Theresa May accomplissait un travail formidable.

“C’est un président qui s’en prend systématiquement à toutes les valeurs communes qui unissent nos deux pays et à moins que Theresa May décide enfin de lui tenir tête et conteste son comportement, elle n’a aucun raison de dépenser l’argent des contribuables dans des frais de protocole et de sécurité impliqués par cette visite”, a commenté Emily Thornberry, porte-parole du Parti travailliste pour les questions de politique étrangère.

Une centaine de manifestations avaient été organisées l’an passé et les autorités avaient déployé 10.000 policiers dans une opération qui avait coûté près de 18 millions de livres sterling.

Avec Reuters

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