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Reprise du travail à l'hôpital de Bouaké, en Côte d'Ivoire


Le centre pour maladie mentale de l’hôpital de Bouaké, Côte d’Ivoire, 12 octobre 2002.

Les agents de sécurité et de nettoyage, en grève jeudi dans le plus grand hôpital de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, ont repris le travail vendredi après un accord avec les autorités préfectorales.

Ces agents réclament sept mois d'arriérés de salaire.

"On nous a rassuré que quelque chose sera fait dans un bref délais pour nous. Nous avons donc repris le travail", a déclaré à l'AFP Tiomba Diarrassouba, un responsable de la sécurité, qui était à son poste.

Selon lui, les grévistes ont été reçus à la préfecture de région par le secrétaire général de la préfecture, Vakaba Koné. "Il nous a vraiment assuré qu'une solution sera rapidement trouvée et qu'il fallait qu'on reprenne le travail", a affirmé M. Diarrassouba.

Au service traumatologie, le travail a repris. Fanta Cissé, chargée de l'entretien des salles des malades, a expliqué à l'AFP "respecter les consignes de l'autorité préfectorale" en reprenant le travail.

Mais "si rien n'est fait d'ici jeudi prochain, nous allons alors enclencher une grève illimitée", a averti Tiomba Diarrassouba.

La grève déclenchée jeudi avait notamment bloqué le fonctionnement du bloc opératoire.

Les arriérés de salaire concernent 123 agents, selon Madoukoffi Doumbia, responsable du service entretien.

Selon le responsable d'une société de sécurité qui exerce dans ce centre hospitalier et universitaire (CHU), Richard Kassi, l'hôpital ne paie plus les sociétés prestataires depuis sept mois, et celles-ci ne peuvent donc plus payer leurs salariés.

La Côte d'Ivoire fait face à une large grogne sociale depuis des mois. Les fonctionnaires ont mené plusieurs mouvements de grèves pour réclamer des augmentations de salaires et le paiement d'arriérés.

Avec AFP

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