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Reprise des manifestations anti-Condé


Des gens défilent lors d'une manifestation contre un effort présumé du président Alpha Condé pour briguer un troisième mandat à Conakry, en Guinée, le 24 octobre 2019. REUTERS / Saliou Samb PAS DE REVENTE. PAS D'ARCHIVES

Les manifestations contre un éventuel troisième mandat d'alpha Condé ont repris à Conakry, après une interruption de trois mois en raison du covi-19.

Cette mobilisation marque la reprise des manifestations visant à empêcher un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, qui avaient été stoppées depuis trois mois par la pandémie de Covid-19.

Avec l'apparition de la pandémie de Covid-19, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis, syndicats et représentants de la société civile, avait suspendu les manifestations.

L'organisation avait régulièrement appelé à manifester depuis octobre, pour faire barrage à une nouvelle candidature du président Condé à la présidentielle prévue en octobre.

Cette trêve a été levée lundi, bien que les rassemblements restent interdits en raison de l'état d'urgence sanitaire, comme l'a rappelé dimanche soir à la télévision le ministre de l'Administration territoriale, Bouréma Condé.

-Quelques heurts signalés-

Il n'y a pas eu de foule dans les rues mais les heurts entre jeunes dans certains quartiers de la banlieue et les forces de l'ordre ont fait plusieurs blessés.

Les forces de l'ordre étaient visibles un peu partout dans la Capitale. Une présence qui a irrité certains jeunes des quartiers de la banlieue comme à Wanindara ou des violences ont été signalées.

Plusieurs boutiques n'ont pas ouvert ce lundi, le ministère guinéen de la sécurité qualifie les troubles de mineures causées par des loubards. Dans un communiqué il a dénoncé des tentatives de barricades, le déversement d'huile de vidange sur la chaussée et des jets de pierres. La même source parle d’un agent blessé et des tirs à l'arme à feu par des individus activement recherchés.

Un jeune homme de 22 ans, Amadou Barry, a été blessé par balle au visage alors qu'il se rendait à une manifestation dans le quartier de Hamdallaye, fief de l'opposition dans la banlieue de la capitale, ont indiqué un de ses proches et une source médicale.

A Wanidara, autre fief de l'opposition dans la banlieue de Conakry, des manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus. Les forces de l'ordre ont tenté de les disperser avec des grenades lacrymogènes.

Les domiciles du chef de l'opposition politique Cellou Dalein Diallo, et du coordonnateur national du FNDC Abdourahmane Sano, étaient bouclés par les forces de l'ordre.

-Ambiguïté sur les ambitions d'Alpha Condé-

La commission électorale a proposé un premier tour de la présidentielle le 18 octobre.

Le mandat de M. Condé, 82 ans, élu en 2010 et réélu en 2015, arrive à échéance à la fin de l'année. L'opposition est convaincue qu'il briguera sa propre succession.

Ancien opposant historique, devenu premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires, Alpha Condé entretient l'ambiguïté sur ses ambitions.

Il ne s'est pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle. Mais la nouvelle constitution votée le 22 mars dernier ne lui interdit non plus de briguer un nouveau mandat.

L'opposition a vainement tenté de s'opposer à une nouvelle Constitution soumise le 22 mars à référendum, et dénonce un subterfuge de M. Condé pour se représenter.

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