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Report du procès des assassins présumés des Scandinaves décapitées

Les suspects du meurtre et de la décapitation de deux randonneurs scandinaves arrivent pour leur procès devant un tribunal marocain à Salé, près de la capitale Rabat le 2 mai 2019.

Le procès des assassins présumés de deux jeunes touristes scandinaves, décapitées dans les montagnes de l'Atlas au Maroc au nom du groupe Etat islamique (EI), a été renvoyé au 16 mai, juste après son ouverture jeudi à Salé, ville jumelle de la capitale Rabat.

Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, ont été tuées, égorgées et décapitées dans la nuit du 16 au 17 décembre, sur un site isolé du Haut-Atlas où elles campaient.

Scandinaves tuées au Maroc : arrivée des assassins présumés au tribunal
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Un total de 24 accusés, dont les trois meurtriers présumés, ont brièvement comparu devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Salé, pour "apologie du terrorisme", "atteinte à la vie de personnes avec préméditation" ou "constitution de bande terroriste".

Les avocats ont demandé un renvoi d'audience pour pour mieux prendre connaissance du dossier.

Ceux qui sont impliqués directement dans le crime risquent théoriquement la peine de mort.

Me Khalid Elfataoui, l'avocat des parents de Louisa qui se sont constitués partie civile, a indiqué à l'AFP qu'il comptait demander la peine de mort pour les assassins "même si les pays d'origine des victimes y sont par principe opposés".

Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993 et son abolition est en débat.

- "cellule terroriste" -

Jeudi, Abdessamad Ejjoud, 25 ans, chef présumé du groupe déjà condamné pour avoir tenté de rejoindre l'EI en Syrie, siégeait tout sourire au premier rang des accusés, vêtu de l'habit traditionnel des salafistes, barbe et kufi blanc, sorte de bonnet, vissé sur la tête.

A ses côtés, également au premier rang dans l'immense box vitré, Younes Ouaziyad, 27 ans et Rachid Afatti, 33 ans, tous deux accusés d'avoir participé avec lui à la tuerie, ainsi qu'Abderrahim Khayali, 33 ans, parti avec eux dans la montagne mais rentré chercher une planque à Marrakech peu avant le passage à l'acte, selon l'accusation.

Assis derrière eux, le reste du groupe: vingt prévenus âgés de 20 à 51 ans, accusés d'avoir adhéré à une "cellule terroriste" fondée par Ejjoud pour mener des attaques au Maroc. Ils étaient pour la plupart eux aussi barbus et habillés en tenue traditionnelle salafiste. Certains affichaient un visage impassible.

Parmi eux un Hispano-Suisse, Kevin Zoller Guervos, âgé de 25 ans. Ce converti, surnommé "Abdellah" ou "Yahya", est accusé d'avoir appris aux principaux suspects à utiliser une messagerie cryptée, de "les avoir entraînés au tir" dans une salle de paintball, d'avoir participé à leurs réunions et planifié avec eux des attaques jamais mises en oeuvre, selon l'acte d'accusation.

Ce père de famille né dans la région de Genève se trouvait en Suisse au moment de l'assassinat, selon Me Saskia Distisheim, une avocate suisse dépêchée au Maroc par sa famille.

"Mon fils n'est pas radicalisé, il aime le foot et la musique et il fume des joints", a déclaré sa mère à des journalistes avant l'audience.

- "Ennemis d'Allah" -

De nombreux journalistes étaient présents jeudi matin pour couvrir le début de ce procès, le sort de deux jeunes Scandinaves ayant suscité une grande émotion.

Les deux amies partageaient le même appartement, suivaient les mêmes études en Norvège et voyageaient ensemble au Maroc pour leurs vacances. Leur périple s'est arrêté au pied des cimes enneigées du Toubkal, le plus haut sommet d'Afrique du Nord, dans le Haut-Atlas, à 80 kilomètres de la capitale touristique Marrakech.

Une vidéo montrant la décapitation de l'une d'elles, filmée par un des tueurs avec un téléphone portable, avait été diffusée sur les réseaux sociaux après la découverte des corps. Dans cette séquence d'une extrême violence, on entend un des tueurs parler d'"ennemis d'Allah" et de "revanche" pour des "frères" en Syrie.

Une autre vidéo publiée dans la foulée montre les trois meurtriers présumés et un de leurs compagnons prêtant allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'EI.

Les principaux suspects avaient été arrêtés alors qu'ils tentaient de quitter Marrakech en autocar. Ils avaient sur eux des couteaux portant des marques de sang, selon l'acte d'accusation.

Issus de milieux modestes, avec un niveau d'études et d'instruction "très bas", tous vivaient dans la précarité dans des quartiers déshérités de Marrakech, selon les enquêteurs. Leur chef présumé, Abdessamad Ejjoud, est un marchand ambulant sorti de prison en 2015. Surnommé "Abou Moussab", il avait réuni autour de lui des hommes qui l'ont proclamé "émir".

La cellule inspirée par l'idéologie de l'EI n'avait pas de "contact" avec des cadres opérationnels en Syrie ou en Irak, selon les enquêteurs. L'EI n'a pas revendiqué le double assassinat.

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Décès de Mhamed Khadad, un des principaux dirigeants du Front Polisario

Défilé pour les célébrations du 35e anniversaire du mouvement d'indépendance du Sahara occidental à Tifariti, dans le sud-ouest de l'Algérie, le 27 février 2011.

Mhamed Khadad, un des principaux dirigeants du Front Polisario, mouvement qui milite pour l'indépendance du Sahara occidental, est mort mercredi à Madrid à l'âge de 65 ans, ont annoncé les autorités sahraouies.

M. Khadad, "figure de la diplomatie" sarahouie, s'est éteint "mercredi à l'aube des suites d'une longue maladie", est-il précisé dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Le peuple sahraoui a perdu sans conteste un de ses hommes les plus valeureux et les plus fidèles", estime encore le texte.

Un "deuil national" d'une semaine a été décrété à compter de mercredi.

"Sa mort est une perte difficile à combler. Il avait un rôle crucial dans les négociations, les batailles judiciaires concernant la sauvegarde des ressources du Sahara et les questions des droits de l'Homme", a déclaré à l'AFP Abdelkader Etaleb, ambassadeur sahraoui à Alger.

M. Khadad était notamment coordinateur auprès de la la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), créée en 1991.

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers de ce vaste territoire désertique, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

Un cessez-le-feu a été signé en septembre 1991 sous l'égide de l'ONU. Le référendum prévu a été sans cesse repoussé depuis en raison d'un différend entre Rabat et le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire.

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Fermeture de tous les cafés et restaurants du royaume chérifien

Des manifestants à une manifestation contre la pauvreté et la situation économique, convoquée par le "mouvement du front social marocain", à Casablanca le 23 février 2020. (Photo FADEL SENNA / AFP)

Les autorités marocaines ont annoncé lundi des mesures drastiques pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, avec la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" des cafés, restaurants, salles de théâtre et de cinéma.

Ces dispositions, qui entrent en vigueur lundi à 18H00 (GMT+1), concernent aussi les "salles de sport, hammams, salles de jeux et terrains de proximité", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les mesures ne "concernent pas les souks, les commerces et les locaux de vente de produits et matières de première nécessité ainsi que les restaurants qui livrent à domicile".

Le Maroc a suspendu dimanche tous les vols internationaux "jusqu'à nouvel ordre", mais des avions spéciaux ont été autorisés pour rapatrier les touristes européens bloqués.

Nombre de touristes restent toujours bloqués dans ce pays qui a accueilli 13 millions de visiteurs en 2019.

"Les Français sont en train de partir, mais il reste les Américains et les Anglais, entre autres", déclare à l'AFP un responsable du Tourisme à Marrakech, destination phare du royaume.

Alors que l'Europe est devenue l'épicentre de la pandémie, le Maroc demeure relativement épargné même si, d'après un nouveau bilan officiel, les cas détectés ont triplé en trois jours, passant à 29 lundi, dont un décès.

L'impact sur le tourisme, secteur vital pour l'économie du royaume, commence à se faire sentir, notamment à Marrakech: "la vie nocturne qui représente les trois quarts du chiffre d'affaires lié au tourisme à Marrakech est à l'arrêt depuis vendredi", confie le responsable interrogé par l'AFP.

Les établissements scolaires et les universités ont été fermés, tous les événements culturels et sportifs annulés et les rassemblements publics de plus de 50 personnes sont interdits.

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