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Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

Coronavirus: les autorités marocaines reconfinent la ville de Tanger

Un drone équipé de liquide désinfectant est survolé une rue de la capitale Rabat le 23 avril 2020, pour la désinfection comme moyen de lutte contre le coronavirus. (Photo par FADEL SENNA / AFP)

La ville de Tanger, métropole d'environ un million d'habitants dans le nord du Maroc, a été reconfinée lundi à midi (11H00 GMT) après l'apparition de foyers de contagion de coronavirus, selon les autorités marocaines.

Les transports publics sont suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leurs domiciles "qu'en cas de nécessité extrême", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les déplacements à l'intérieur de la ville sont de nouveau soumis à "une autorisation exceptionnelle délivrée par les autorités locales", selon la même source.

Une telle autorisation est exigée pour sortir de la ville.

La décision de reconfiner a été prise "après l'apparition de nouveaux foyers épidémiques de nouveau coronavirus" afin d'"endiguer la propagation du virus", ajoute le communiqué.

Les autorités du royaume ont d'abord imposé des restrictions dans certains quartiers de Tanger dans la nuit de dimanche à lundi, avant d'élargir les mesures à toute la ville.

Cette annonce intervient alors que le Maroc a accéléré son déconfinement le mois dernier avec la réouverture des cafés, restaurants, commerces ainsi que la reprise du tourisme intérieur.

Les frontières demeurent cependant fermées "jusqu'à nouvel ordre", sauf pour les Marocains bloqués à travers le monde et les résidents étrangers au Maroc, autorisés à revenir dans le royaume à partir du 14 juillet.

Une demi-douzaine de villes restent soumises à des restrictions en raison de l'apparition épisodique de foyers épidémiques, principalement en milieu professionnel. Le port du masque est obligatoire partout, sous peine de sanctions.

Début juillet, la ville de Safi (sud) avait ainsi été placée en quarantaine et ses quelque 300.000 habitants soumis à un confinement total après l'apparition d'un foyer de contamination dans une usine de conserve de poissons.

Quelque 15.800 cas de contamination, dont 253 décès, ont été officiellement enregistrés dans ce pays de 35 millions d'habitants depuis le recensement du premier cas début mars. L'état d'urgence sanitaire reste en vigueur jusqu'au 10 août.

Près de 20% des contaminations enregistrées entre dimanche et lundi matin dans le royaume l'ont été dans la région de Tanger.

Porte du Maroc vers l'Europe, l'Atlantique et la Méditerranée, Tanger est le deuxième pôle économique du Maroc après Casablanca.

Coronavirus: les autorités marocaines prolongent l'état d'urgence sanitaire d'un mois

Un travailleur médical emballe un échantillon d'un chauffeur de taxi lors d'un test pour COVID-19 à Rabat, Maroc, le 27 mai 2020.

Le gouvernement marocain a décidé jeudi de prolonger d'un mois l'état d'urgence sanitaire, en vigueur depuis mi-mars pour freiner la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus.

A l'issue d'un conseil de gouvernement, l'exécutif a annoncé dans un communiqué "la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 août sur l'ensemble du territoire".

L'état d'urgence offre un cadre juridique au gouvernement pour prendre "des mesures exceptionnelles" face à la pandémie, notamment via des décrets.

Début juin, Rabat avait commencé à assouplir les mesures de restrictions prises mi-mars et fin juin et il a accéléré le déconfinement avec la réouverture des cafés, restaurants, commerces ainsi que la reprise du tourisme intérieur.

Les frontières demeurent cependant fermées "jusqu'à nouvel ordre", sauf pour les Marocains bloqués aux quatre coins du monde et les résidents étrangers au Maroc, autorisés à revenir dans le royaume à partir du 14 juillet.

Une demi-douzaine de villes restent soumises à des restrictions en raison de l'apparition épisodique de foyers épidémiologiques, principalement en milieu professionnel. Le port du masque est partout obligatoire, sous peine de sanctions.

Le royaume chérifien, qui compte 35 millions d'habitants, totalise 15.194 cas confirmés de coronavirus, selon l'Agence Maroc Presse, qui cite le ministère de la santé. Au total 243 décès ont été répertoriés dans le pays, ainsi que 11.705 rétablissements.

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Une dizaine d'arrestations pour "avortement illégal" au Maroc

Quartier d’une banlieue ouvrière de Marrakech au Maroc, 28 avril 2008. (AP Photo/Alfred de Montesquiou)

Onze personnes ont été interpellées mardi pour "avortement illégal" dans la ville de Marrakech, a annoncé la police marocaine. L'IVG est passible de prison au Maroc, où le sujet fait débat. 

Dans un communiqué, la sûreté nationale (DGSN) indique avoir ouvert une enquête après avoir "reçu des plaintes sur une clinique pratiquant l'avortement illégal".

Le propriétaire de la clinique, quatre infirmières et six patients, dont une adolescente de 17 ans, ont ensuite été interpellés pour "implication présumée dans la pratique courante d'avortement illégal, détournement de mineur, adultère et complicité", selon la même source. Huit des personnes mises en cause ont été placées en garde à vue et la fille sous contrôle policier.

Le Maroc s'était engagé en 2015 dans un profond débat sur "l'urgence" d'un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d'avortements clandestins pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses.

Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l'avortement dans "quelques cas de force majeure" devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Aucune loi n'est depuis venue entériner ces recommandations ardemment soutenues par les défenseurs des droits des femmes.

L'interruption volontaire de grossesse reste passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de six mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l'acte (de un à cinq ans de prison).

Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des "mères célibataires" et l'abandon d'enfants, jusqu'à 150 par jour, affirment des ONG. Les enfants nés hors mariage sont considérés comme "illégitimes" par la loi marocaine.

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