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Niger

Renvoi au 28 août du procès en appel de l'activiste Sadat Illiya Dan Malam

Ali Idrissa, à Niamey, le 22 janvier 2019. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Le procès en appel du militant nigérien Sadat Illiya Dan Malam, détenu depuis 15 mois, qui devait se tenir mercredi à Zinder (centre), a été repoussé au 28 août, a annoncé à l'AFP un responsable de la société civile.

"Le procès en appel de Sadat Illiya Dan Malam a été renvoyé au 28 août (en raison) de l'absence de deux juges à l'audience", a expliqué à l'AFP Ali Idrissa, le coordonnateur du réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (Rotab).

"Nous sommes convaincus que notre camarade, comme l'avait dit le premier juge (ndlr : le juge de première instance) n'a rien fait d'illégal, (il est) juste victime d'une cabale politique", a commenté Ali Idrissa, qui s'est déplacé à Zinder pour suivre le procès.

Sept ONG, dont Amnesty International et le Rotab, ont estimé mardi dans un communiqué commun que "les autorités du Niger doivent abandonner les charges et libérer immédiatement et sans condition" le militant détenu.

"Si les autorités veulent confirmer qu’elles sont plus réceptives et attachées à la défense et la promotion des droits humains, Sadat devrait être libéré dès l’ouverture de son procès en appel demain" mercredi, avait alors déclaré Laurent Duarte, coordinateur international du mouvement "Tournons la page".

Sadat Illiya Dan Malam avait été arrêté en avril 2018 lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité prévues dans la loi de finances. Le 20 mai dernier, le juge d'instruction de Zinder avait décidé d'abandonner les charges de "participation à un mouvement insurrectionnel" et "conspiration contre la sécurité de l'Etat" pour les requalifier en "injure contre les membres du parti politique PNDS Tarayya", le parti au pouvoir au Niger.

Le même jour, le procureur du tribunal de grande instance de Zinder avait interjeté appel, entraînant son maintien en détention, selon son avocat, Me Boudal Effred Mouloul.

Au Niger, les manifestations contre la loi de finance 2018 avaient entraîné l'arrestation de 26 activistes en un mois.

"Parmi la vingtaine d’activistes arrêtés et emprisonnés pendant des mois l’année dernière, Sadat Illiya Dan Malam est le seul encore maintenu en détention alors qu’il devait retrouver sa famille et ses amis depuis deux mois", a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de campagnes à Amnesty International.

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La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

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