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Niger

Le maintien en détention d'un activiste dénoncé par des ONG

Une image réalisée à partir d'un drone montre des bâtiments endommagés à Raqqa, en Syrie, le 19 octobre 2017.

Le maintien en détention depuis 13 mois du militant nigérien Sadat Illiya Dan Malam est une "nouvelle injustice", dénoncent plusieurs ONG de défense des droits, dont Amnesty International.

"Sadat Illiya Dan Malam fait l'objet d'une détention arbitraire depuis 13 mois. Son maintien en détention est une nouvelle illustration du harcèlement judiciaire à son encontre et d'une volonté de faire taire les voix critiques", a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans un communiqué diffusé mercredi soir.

Le militant avait été arrêté en avril 2018 lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité prévues dans la loi de finances.

Le 20 mai dernier, le juge d'instruction de Zinder (au nord du pays) a décidé d'abandonner les charges de "participation à un mouvement insurrectionnel" et "conspiration contre la sécurité de l'État" pour les requalifier en "injure contre les membres du parti politique PNDS Tarayya" (le parti au pouvoir au Niger), ce qui aurait dû entraîner sa libération, selon les ONG.

"Le même jour, le procureur du tribunal de grande instance de Zinder a interjeté appel, ce qui a provoqué son maintien en détention", a expliqué à l'AFP son avocat, Me Boudal Effred Mouloul.

"Le maintien en détention de Sadat renforce l'idée d'une instrumentalisation de la justice à l'encontre des militants de la société civile", estime Laurent Duarte, coordinateur international du mouvement Tournons la page, une coalition d'association qui lutte pour la démocratie en Afrique.

Amnesty International, Tournons la Page, le Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB) et Alternatives Espaces Citoyens au Niger indiquent qu'elles continueront à faire campagne "sans relâche pour la libération immédiate et inconditionnelle de Sadat".

Au Niger, les manifestations contre la loi de finance 2018 ont entraîné l'arrestation de 26 activistes en un mois, dont certains sont toujours emprisonnés, selon Amnesty International.

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Les humanitaires resteront "aux côté des populations", malgré les meurtres de Kouré

Des responsables de l'ONG française ACTED en conférence de presse au siège du groupe à Paris, le 10 août 2020.

La communauté des humanitaires intervenant au Niger ont affirmé mardi leur "détermination" à "rester aux côtés des populations nigériennes", même après l'assassinat dimanche de huit personnes dont six humanitaires français à Kouré à 60 km au (sud-est)de Niamey.

Les six Français, leur guide et leur chauffeur nigériens, dont la plupart sont des employés de l'ONG Acted, ont été froidement abattus lors d'une excursion touristique dans la localité de Kouré, une zone très boisée où vivent les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest à 70 km de Niamey.

"Loin de nous décourager, ces assassinats renforcent notre détermination à poursuivre notre mission et à rester aux côtés des populations nigériennes", a assuré dans un communiqué, Khardiata Lo Ndiaye, la coordonnatrice humanitaire pour le Niger, s'exprimant au nom de toutes les ONG internationales au Niger.

Dénoncée comme "terroriste" par Niamey et Paris, l'attaque a été perpétrée dans un pays où les activités sur le terrain des ONG internationales étaient déjà affectées par les violences jihadistes, rendant difficile l'assistance à des milliers de réfugiés et de déplacés.

"Je réitère notre engagement à poursuivre nos activités humanitaires en appui au gouvernement, partout où les besoins existent, surtout en ces moments extrêmement difficiles", a tranché Mme Ndiaye, dans ce communiqué transmis à l'AFP.

Selon elle, "rien ne peut justifier le lâche assassinat" de personnes qui, "au prix de sacrifices incommensurables ont choisi de servir les plus démunis". "Je suis indignée et attristée par ces assassinats".

"Nous espérons vivement que tout sera mis en oeuvre par le gouvernement pour appréhender les auteurs de cette attaque afin de les traduire devant les juridictions compétentes pour qu’ils répondent de leurs actes et qu’ils subissent la rigueur de la loi", a souligné la Coordonnatrice humanitaire pour le Niger.

"Les humanitaires sont très utiles, ils apportent quelque chose. On a besoin de leur présence, on ne souhaite pas qu'ils quittent" le pays à cause de l'insécurité, avait souligné Moussa Tchangari, le responsable d'Alternative espace citoyen (AEC), une des plus importantes ONG nigériennes.

D'autant plus que "par rapport au budget d'investissement de l'Etat nigérien, l'apport de l'extérieur est énorme et représente près de 80%", pointe Moussa Tchangari.

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